Merci.
La malhonnêteté intellectuelle de Richad Descoings n’a pas de limite : dire que les cagnotes récompensant la non-absence au lycée, c’est « donner de l’argent aux jeunes pour qu’ils puissent faire leurs études » est tout simplement travestir la réalité. Ceci n’a rien à voir avec une aide sociale. Et parler à ce sujet de « bourses au mérite » c’est faire honte aux titulaires de vraies bourses au mérite.
R. Descoings vs la bienpensance? J’en suis bouche bée! C’est un peu comme si Steve Jobs fustigeait le format mp3. Monsieur, vous êtes une telle caricature de la pensée dominante que vous ne pouvez que faire rire en endossant de tels habits!
Du reste, votre avis sur les moyens de la lutte contre l’absentéisme est respectable. Mais de grâce, ne l’opposez pas à la « bienpensance », ce qui est franchement ridicule!!!
Je suis assez convaincu par le discours général : oui, il est difficile de condamner une expérimentation dans les lycées pro…
Mais entre nous Monsieur le directeur, l’argumentation est parfois intellectuellement malhonnête : avec le même raisonnement, si demain on donne de l’argent sous forme de voyage ou autre à condition d’avoir moins de racket, de violence… diriez vous qu’il s’agit de « bourses » ?
On aimerait savoir ce qui arriverait, si tout simplement, sans prétexte de lutter contre l’absentéisme on avait donné des moyens aux chefs d’établissements pour faire de tels voyages ou projets… peut être que l’absentéisme baisserait de lui même.
N’est ce pas le pari tenté avec « vos » lycées expérimentaux ?
Superbe discours, vous qui habituellement prenez des positions plus que politiquement correctes, vous offrez une bien belle visions des choses, critiquées comme à l’habitude par des personnes n’ayant jamais connu la difficulté de suivre un cursus sans que personne n’y fasse attention, que ce soit parents ou corps professoral.
Cette idée de M. Hirsch n’est pas parfaite, mais c’est une idée qui est a de très bon cotés, et c’est toujours mieux que le statu quo que M. Hirsch a très bien fustigé hier.
C’est le « syndrome Sarkozy », sans doute.
Sarkozy qui ne fréquente que le haut du panier de notre société, fustige régulièrement dans ses discours la « pensée unique ». De quoi parle-t-il? Nul ne le sait très bien. C’est un attrape-gogo. On crée l’illusion du progrès pour nimber les propos les plus réactionnaires.
Eh bien là, c’est pareil, en plus grotesque quoique Sarkozy ait placé, en matière de grotesque, la barre assez haut (mais il n’y a pas de Nobel pour saluer la performance). Le directeur de Sciences Po vs. la « bien-pensance ». Allons monsieur Descoings cela montre vous concernant qu’il est temps d’appliquer à vous mêmes les principes que vous prônez pour les autres, comme la mobilité. Changez de métier.
Allons au fond de l’affaire car fond il y a .
L’enseignement professionnel public, j’y travaille.
Et en plus j’aime ça.
Et cette mesure nous insulte, nos élèves, comme les personnels.
Sur un premier plan, pratique.
La comparaison avec les bourses est stupide, ou malhonnête, chacun choisira.
En effet ici il s’agirait de saluer … le « présentéisme ».
Comment être plus éloigné de la réalité de l’absentéisme pour des lycéens qui bien souvent sont majeurs, en grande difficulté sociale, et d’autant plus quand de le pays ce seront bientôt un million de parents de plus qui seront au chômage (tandis que d’autres ne verront plus leurs enfants le dimanche parce qu’ils devront travailler)?
Il serait trop long de développer : l’absentéisme en LP dépend des filières, et de l’âge.
Moins la filière est qualifiante, plus les élèves ont besoin d’argent, et ne peuvent l’avoir à cause du montant des aides sociales trop bas, plus l’absentéisme monte. Rien que d’assez logique, non?
Donc, concluons sur ce point : proposer une « cagnote collective » ne changera absolument rien, autant s’émerveiller d’un cataplasme sur la jambe de bois.
Mais le second point est pire encore.
En décidant de monétiser, même pas les résultats, mais l’acte de présence en classe, on introduit en plein dans l’école publique des rapports marchands contre lesquels elle demeure, avec toutes ses faiblesses, un abri.
On a beau vouloir faire fonctionner sciences Po comme une école de commerce, il n’est peut être pas trop tard pour apprendre que non, tout ne s’achète pas, tout ne se vend pas.
Et en particulier pas la motivation, pas la perspective ou non d’avoir une place dans la société, pas la capacité de concentration, pas l’attention dont ces gamins ont désespérément besoin.
* * *
Applaudir à l’introduction de la « prime collective » dans les LP (et dans ceux ci seuls) c’est approuver, quant au principe, un recul de civilisation, une nouvelle humiliation, une insulte, pour ceux qui cherchent à lutter pour ne pas être broyés par les mécanismes sociaux, ceux qui sont à leurs côtés pour les y aider.
Ces reculs-là sont la véritable « bien-pensance » d’aujourd’hui.
Espérons qu’à Sciences-Po, qui fut une grande école, il reste sous le clinquant toc de l’ère Descoings/Sarkozy, des esprits qui ne pensent pas que tout s’achète, tout se vend, qu’il reste des irréductibles qui ont d’autres perspectives que celle du marché universel maquillé de préoccupations sociales mensongères (ce à quoi monsieur le commissaire Hirsch s’est converti).
@ « Pro »
Merci de cette mise au point.
Sachez qu’à ScPo tout le monde n’adhère pas au clinquant toc et hypocrite de l’ère Descoings.
Vous avez raison de dire que cela suffit et que le moment de l’alternance est venu.
rires…
2 minutes et 5 secondes, et le bien devient mal, le rouge devient noir dans la bouche de mon cher directeur. Une grande admiration pour sa rhétorique mais fait-il attention à ce qu’il dit ? Les seuls qui s’opposent à cette mesure sont-ils des pontes d’Ulm ou des classes préparatoires ? Pour qui se prend t-il en s’adressant à un auditoire en le culpabilisant de sa réussite (ce qui à la limite est normal et véridique vu la majorité de Sciences-Po, et je parle en connaissance de cause)mais il n’est pas le chantre de la France d’en bas dans la France d’en-haut ! La bien-pensance, la voilà : ne parlez pas parce que vous ne connaissez rien des réalités, moi, je parle parce que je connais ça; je vous explique patiemment, pour détruire vos préjugés, que la vie est difficile; c’est d’une arrogance insupportable.
Tout le raisonnement à partir de 2 minutes trente de vidéo est exact, on l’approuve à 100% (oui, besoin d’une intervention publique, etc.) mais la logique est rompue sur le postulat de départ, et ça ne se tient plus.
Alors, j’aime bien Martin Hirsch, mais s’il vous plaît, Richard Descoings, si vous lisez ce message, cessez de cirer les bottes de tous les intervenants de l’amphi Emile Boutmy, merci.
Des bourses de mérites à des collégiens…les frais de scolarité sont compris dans les impôts que payent les parents…autant réduire les impôts dans ce cas là…on donne des bourses aux étudaiants qui doivent eux-même assurer leur subsistance…pas à des étudiants qui sont à charge de leurs parents, ça n’aurait aucun sens
Bien dit, bravo, et encore bravo.
PS: oui, tous les les matins quand je me lève je suis enthousiaste et j’ai envi d’aller étudier rue St Guillaume.
Une tare rédhibitoire aux yeux de M.Descoing : je suis professeur en classe préparatoire( ECS).Je n’oserai donc pas confronter ma connaissance du système éducatif et des classes populaires avec la sienne, car j’ai bien compris à quel point il était qualifié pour parler avec autorité de tous ces sujets et sans doute de nombreux autres…
Je m’arrête plus modestement sur l’idée qu’il se fait des professeurs de classes préparatoires, hostiles par esprit de caste, et sans doute par mépris social – voire plus mais comme il le regrette « on n’ a pas encore de statistiques ethniques »- aux « bourses au mérite » .
C’est ignorer totalement la mentalité de ce corps professoral que de lui supposer un tel rejet . Au contraire, bastions de cet élitisme républicain qui déplait tant à M. Descoing, les prépas sont par essence le lieu de la méritocratie .Autant l’obligation d’accueillir un quota de boursiers classiques peut sembler discutable à certains enseignants peu portés à ces formes nouvelles d’ »affirmative action », autant tout ce qui récompense effort et compétence -la bourse de mérite sensu stricto – reçoit l’approbation du plus grand nombre .
Il est vrai qu’il s’agit de récompenser un effort individuel – le vilain mot pour M. Descoing…- qui a été déjà été réalisé ,et qui s’est traduit dans des résultats scolaires ,et non de rétribuer la présence physique d’élèves dans un lieu d’enseignement en les incitant à se lever-matin !
Quant au détournement du terme de « bien-pensance », plusieurs intervenants ont signalé la belle opération de triangulation effectuée avec un certain culot par M. Descoing . J’ai un faible particulier pour la jolie formule d’Aurélie à propos de « Steve Jobs et du mp3″ .Elle mérite la Bourse au mérite pour son sens de l’humour !
Votre dévoué et néanmoins professeur de CPGE.
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