Les décisions prises par le Conseil de Sciences Po sont issues d’une longue période de réflexion et de consultation

Lundi 19 octobre, le Conseil de Direction de Sciences Po s’est prononcé à l’unanimité sur les décisions suivantes :

  • La création d’un oral d’admission
  • La possibilité de délocaliser les épreuves de l’examen dans les campus de Sciences Po hors région parisienne
  • La création d’une épreuve à option comportant trois sujets au choix calés sur les spécificités de chacune des séries de la voie générale.
  • Le maintien d’une épreuve d’ordre général mais avec une bibliographie indicative.
  • Le maintien de l’épreuve de langue telle qu’elle est proposée aujourd’hui.

 

La date des épreuves écrites a fait l’objet d’une intense discussion entre les élus de l’UNI et de Nouvelle Donne, d’une part, les élus de l’UNEF, d’autre part et nombre d’élus enseignants. Après une longue délibération, le Conseil de Sciences Po a suivi la position de l’UNEF à l’unanimité moins deux voix.

 

Sur l’étendue du programme de l’épreuve d’Histoire, les élus étudiants sont partagés entre ceux qui souhaitent une épreuve avec deux sujets traitant de la période 1945 à nos jours et ceux qui souhaitent que l’ensemble des sujets traitent de la période de 1914 à nos jours (programme actuel de l’épreuve). Compte tenu de la position adoptée par le Conseil (au moins un des sujets portera sur « le monde de 1945 à nos jours »), l’UNEF, d’une part, l’UNI et Nouvelle Donne, d’autre part, se sont abstenus.

36 commentaires

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Des copies toujours il y aura, alors que des personnalités à la porte de Saint-Guillaume toujours il restera…

Longue, c’est le cas de le dire, puisqu’on en parle depuis 2007 au moins !
En tout cas, le résultat est à la hauteur de l’enjeu : merci à tous ceux qui ont soutenu cette réforme, et bravo aux élus étudiants qui l’ont portée à bout de bras, contre vents et marées, depuis des années.

L’UNI pour Sciences Po a accompagné son vote de réserves sur l’idée d’une bibliographie indicative introduite dans l’épreuve de culture générale, celle-ci étant très floue.

D’autre part, concernant l’épreuve d’histoire, la formulation tordue ne saurait suffire à masquer le fait que la majorité des sujets portera sur le programme d’histoire du baccalauréat.

Au final : choisissiez entre une épreuve de français ou de maths ou de synthèse + une épreuve d’histoire calquée sur celle du bac + de la culture générale limitée par une liste restrictive + l’épreuve de langue = UN BACCALAUREAT BIS à 2 semaines d’intervalle.

Avec cependant quelques différences :

- le concours de Sciences Po (car c’en est un, de facto, à défaut de l’être de jure) est corrigé par un seul jury, ce qui assure une notation homogène
- à l’intérieur des programmes, Sciences Po peut poser des questions plus en conformité avec son projet pédagogique que ne seraient celles du baccalauréat
- enfin, le niveau d’un concours ne dépend pas du contenu de ses épreuves, mais du niveau de ceux qui le présentent : le fait que les programmes soient calqués sur le bac n’aura pour effet que de faire en sorte que plus de candidats pourront avoir leur chance sans passer par des prépas : mauvaise nouvelle pour les Parisiens aisés pas aussi brillants qu’ils ne se l’imaginent, sans doute…

La réforme me semble pertinente dans l’ensemble (date, délocalisation, oral d’admission,…).
Cependant, même si je n’ai rien contre le principe de l’épreuve supplémentaire à option en fonction de notre filière d’origine, je ne comprends absolument pas l’argument (non développé sur ce billet, j’en suis consciente, mais présenté dans la newsletter) qui consiste à dire que cela va encourager la filière littéraire. Au contraire, le poids des épreuves « littéraires » classiques de l’examen (culture générale et histoire) sera relativisé par l’introduction d’une épreuve spéciale scientifique et d’une épreuve spéciale éco : ils pourront briller dans leur domaine, et non plus seulement dans les humanités classiques.
Surtout, la nature de l’épreuve littéraire n’est pas précisée, mais elle m’intrigue : soit il s’agit d’une dissertation, et alors le jury doit tenir compte du fait que les L n’ont pas fait de dissertation sur corpus libre depuis la première – ils ne travaillent que sur quatre oeuvres en terminale – et que la nouvelle date ne leur permet pas de se plonger dans des révisions plus larges ; soit il s’agit d’une épreuve sur le programme de littérature de terminale, et alors le concours prend des allures de Bac bis, ce qui n’est pas sans soulever quelques interrogations légitimes sur sa pertinence ; soit il s’agit d’un commentaire de texte hors programme de terminale, ce qui me semble être la meilleure solution (pas de grosses révisions, ne sont jugés que l’instinct et la méthode du littéraire qui affronte la matière de son étude).
Enfin, l’introduction d’une bibliographie pour l’épreuve de culture générale me surprend un peu : cette épreuve ne doit pas, à mon sens, faire l’objet d’intenses révisions et pouvoir être réussie à force de bachotage. La bibliographie, même seulement « indicative », remet en cause la nature de l’épreuve.

Tres bonne reforme. L’oral donne encore plus de legitimite a la selection sur mention tres bien.
Je regrette simplement que certains en profitent toujours et encore pour taper sur ces « parisiens aises, pas aussi brillants qu’ils ne se l’imaginent… ». Oui a plus d’egalite face au concours, mais arretons de brasser encore et encore cette eternelle rangaine du « salop de riche » qui ne merite sa place que du simple fait de ses moyens financiers… fatigant et faux dans la tres grande majorite des cas.

Gwénolé est tout simplement ridicule. Tu penses vraiment que les 5% admis d’un concours qui porterait sur vingt siècles d’histoire ont autant (ou aussi peu) de mérite que les 5% d’admis d’un concours qui porterait sur un demi-siècle ?

Le contenu ne fait pas la sélectivité d’un concours, mais détermine la connaissance des admis. Donc oui, le NIVEAU du concours dépend AUSSI (que cela te plaise ou non, toi qui semble si frustrée de ne pas être une Parisienne aisée) de son contenu.

58%

C’est le poids que pèsent les étudiants qui auraient fait un autre choix que la direction, un autre choix que l’UNEF. Soit plus de 1 000 étudiants qui se sentent mal représentés. La démocratie étudiante est belle quand on en parle, mais elle reste dure à pratiquer, surtout par ceux qui se vantent de la respecter, ou d’en être issus.

Effectivement, on attend toujours le résultat des enquêtes menées auprès des élèves. Cependant M. Descoings et la direction ne semblent pas prêts à les fournir…
Cette soit disant concertation semble une fois de plus avoir brassée de l’air. Quand à l’UNEF, il peut être le syndicat le plus actif, il n’en reste pas moins qu’il n’est pas représentatif de la majorité des opinions à Sciences Po. Au nom de quoi le CA ne suis alors que son avis ?

C’est incroyable, maintenant on va accuser les représentants UNEF de faire ce pour quoi ils ont été élus… Il n’y a jamais eu d’ambiguité sur le projet de l’UNEF quant à l’examen d’entrée (cf tracts et discussions avec les militants).
Pour ce qui est de la représentativité des syndicats, le débat porte plus sur le taux de participation qu’autre chose.

Merci Maxence pour le tour de magie: « il va sortir de ce chapeau un chiffre, attention attention…pouf 58% »

Jappons : Ne pas confondre CA et CD (conseil de direction), ce n’est pas franchement la même conception de la démocratie étudiante…

L’UNEF a toujours demandé cette réforme du concours, et a été élue entre autres sur cette base, alors n’allez pas nous accuser de trahir notre mandat ! La justice sociale a toujours été au coeur de notre projet !

Quant à la décision prise en conseil, elle se base surtout sur la pertinence des arguments avancés par les différentes parties. Si l’UNI a une position qui n’est pas convaincante, il ne faut pas s’étonner qu’elle ne soit pas suivie.

Pour répondre enfin sur le questionnaire, il faut faire très attention. Les questions posées ne portaient que sur la délocalisation des épreuves, la date des épreuves et la raison de ce choix. La délocalisation est une question à part, sur laquelle tout le monde est d’accord : mettons-la de coté.

Sur le reste, on demande aux étudiants de répondre à la question de la date sans même poser la question du contenu des épreuves. Or on ne peut décider pleinement d’une date sans parler du contenu : aujourd’hui le concours d’entrée nécessite une préparation spécifique, dans l’état actuel (qui vient d’être modifié). Si l’on ne dit pas aux étudiants que l’on ne pose même pas la question aux étudiants d’un changement de contenu, alors oui, ils vont te répondre qu’ils veulent un concours fin juillet. Conclusion : ils sont logiques. Ils savent que le concours nécessitait ce temps de préparation, et en demandent un en conséquence. Original, non ?

Seulement l’UNEF a pour habitude de poser toutes les questions. Si les autres organisations avait vraiment voulu avoir un questionnaire exploitable, ils auraient soutenu les représentants de l’UNEF face à la direction quand cette dernière a annoncé la suppression des questions de fond, suppression à laquelle seule l’UNEF s’est opposée.

Pas étonnant que personne ne prête attention à un questionnaire dont la seule conclusion possible est que les étudiants sont cohérents. Mais que les autres « syndicats » ne viennent pas se plaindre alors qu’ils ont eux-même participé à rendre ce questionnaire factice… Parce qu’ils avaient peur que les étudiants les désapprouvent en connaissant tous les enjeux ? Parce que la démocratie, attention, faut pas non plus pousser ? Simplement par peur de s’opposer à la direction ? Que des raisons parfaitement louables et défendables, en fin de compte…

Pas de prise en compte du questionnaire, mais parce que pas de possibilité de prise en compte du questionnaire, tout simplement. Sauf à ne regarder très rapidement les résultats et à ne pas pousser la réflexion. Un peu simple comme démarche…
Mais que nos détracteurs ne viennent pas se plaindre. Qu’ils prennent plutôt leurs responsabilités et acceptent l’idée de démocratie étudiante : tout le monde en sortira vainqueur.

La démocratie sera-t-elle la prochaine victoire de l’UNEF à l’IEP ?

M. Descoings, lors de l’accueil des 1A, nous avait donné une série d’arguments très solides en faveur du maintien du concours à la fin des vacances d’Eté.
Dans ces conditions, on peut se demander quelles ont été les véritables raisons de ce changement de programme ? Ne serait-ce que pour plaire à l’UNEF, dont les désirs ne correspondent pas avec ceux de la majorité des étudiants ?
Ou simplement une campagne de comm’, faisant croire à une « démocratisation » apparente du concours ?
Une chose est certaine, la volonté des concernés n’a pas été prise en compte.

Merci à Gwenolé pour la réponse apportée à Robin, réponse avec laquelle je suis totalement d’accord.
Je rajouterai juste que, Robin, tu parles d’une formulation floue et d’une majorité de sujets portant sur de 45 à nos jours… Je pense que c’est ton interprétation de la phrase (au demeurant très claire) qui est floue. Au moins un sujet de 45 à nos jours, et annoncé comme tel. Ca laisse toujours de la place pour 2 sujets à partir de 1914, soit la majorité… 2>1, je ne pense pas me tromper.

John, que les épreuves soient clairement définies ou pas, il ne faut pas se leurrer, les prépas privées trouveront toujours quelque chose à apprendre. Et plus elles sont le champs libre plus le système est inégalitaire pour ceux qui ne peuvent se les payer. Recadrer cette épreuve c’est permettre au plus grand nombre une préparation efficace, les orienter dans leurs révisions, ce qui est actuellement le rôle des prépas, allié à un apport massif de connaissance.

NSP : tu publies une excellente synthèse, et bien sûr cette réforme ne peux pas résoudre tous les problèmes, mais c’est déjà une avancée. « Celui qui déplace la montagne, c’est celui qui commence à enlever les petites pierres. »

Pierre : oui, parmi les trois épreuves, une épreuve de mathématiques appliquées à des thématiques économiques et sociales. Rappelons bien que les trois épreuves sont conçues pour répondre aux spécificités de chacun des trois filières générales, mais qu’elles restent aux choix. Rien n’empêchera un S de prendre la dissertation littéraire !

« Au moins un sujet de 1945 à nos jours » signifie 1,2 ou 3 sujets post 1945. Le reste de ta brillante démonstration, un brin condescendante, (2>1) tombe à l’eau.

-Une bibliographie ? Cooooool, vous donnez aux prépas privés des outils pour la Culture G, bien joué les mecs ! Avec ça c’est bon, ça va bachotter, et boum, le concours !
- Au dessus de 12 on est pris ? C’est plus un concours donc ? C’est un examen ?

Vous ne pourrez pas tuer les officines privées de cette façon ! Le seul but de les annihiler est de faire des épreuves très floutes, ou on ne sait pas trop quoi réviser, ou alors des épreuves sans connaissance, type étude de doc. Là avec la bibliographie indicative, vous donnez aux prépas privées de la matière sur laquelle travailler !

C’est bête, ce que j’aimais dans le concours, c’est qu’il était vraiment général,, et donc qu’en plus des connaissance, il fallait savoir utiliser sa tête pour faire un tout avec du rien.

A Sciences Po depuis quelques années, j’ai toujours entendu parler de cette réforme. Et je pense que je continuerai après ma prochaine vraisemblable diplomation. J’ai au cours de ces 3-4 années tout entendu sur cette réforme. Notons au passage qu’on emploie bien le mot réforme, sorte de gros mot en France. Mais passons. J’ai entendu disais-je que cela allait favoriser les riches, les parisiens… ou a contrario, que les provinciaux seraient moins défavorisés… Enfin, je n’ai pas d’avis même si je tente de m’en faire un.

Comme tout bon étudiant en Sciences Politiques que je suis, j’ai appris qu’une réforme n’est pas tout. C’est son application qui a au moins autant de conséquences. Donc, j’ai envie de dire à tous, patience!

Je passe les détails du vote et les querelles autour de la représentativité. Il y a des chiffres qui seront publiés, attendons de voir.

Je m’interroge sur un élément et je partage ici mon questionnement :

Le concours est avancé ce qui a pour conséquence directe de retirer les onéreuses prépas d’été de la donne. Il nous reste les prépas de Pâques (je me souviens de ma terminale où ma boîte aux lettres provinciales a failli exploser sous le poids des prospectus…). Elles sont accessibles en principe à tous et si le conseiller d’orientation (et les quelques clics sur google de l’étudiant) fait bien son boulot, un provincial sait très bien qu’à Paris, vers Mars-Avril, il y a des boîtes à concours qui donne la possibilité de préparer le fameux concours. Bon. Maintenant, je vous pose la question suivante : qui peut venir à Paris 2 semaines en Avril pour préparer son concours? Des gens aisées sûrement, des gens qui croient vraiment en leur vocation Sciences-piste et qui peuvent/veulent se saigner sûrement… Mais des gens comme moi, je ne crois pas.

Je suis forcé de constater que cette réforme est bonne dans ses principes au niveau des dates mais qu’elle ne doit pas faire oublier les perversités du système éducatif français, perversités qui échappent pour bonne part aux marges de manoeuvre de l’administration de Monsieur Descoings.

L’UNI est déchaînée ……

Mdr Maxence!
Tu les sors d’où tes 58% contre la réforme?
Quel mély mélo…
Sincèrement, j’ai l’impression qu’à Sciences Po, il n’y a que ceux qui ont passé le concours écrit qui sont contre cette réforme, soit même pas 30% des effectifs si mes souvenirs sont bons???

« John », Sciences Po n’a jamais eu de concours. Il a toujours s’agit d’un examen (avec 12 comme seuil si ma mémoire est bonne).

Tu vas énerver M. Prunier à dire ce genre de chose.

Je trouve assez dommage le fait que l’épreuve passe juste après le bac. J’ai été reçue en 1ère année sur concours, j’ai pas fait de prépa d’été et sincèrement si j’avais pas eu du temps pour me reposer après le bac et ensuite bosser tranquillement pendant mes vacances en lisant des bouquins j’aurais pas eu le concours (d’ailleurs, j’ai foiré de quelques places ceux des IEP de province que j’ai passé juste après le bac et j’ai pu rentrer à Paris avec 14 de moyenne donc j’arrive à considérer que c’était pas un pur accident).
Qu’on recule la date pour casser la logique des prépas d’été est compréhensible, mais ça aurait pu être judicieux de laisser un peu plus de temps.

Bref, y avait surement des choses à changer (notamment sur la localisation de l’examen) mais j’ai comme un doute sur la profondeur de la réflexion qui a été engagée.

Il y a quelque chose que je comprends pas (je ne suis pas étudiant à sciences po, je prospecte juste pour une entrée en master, donc même pas concerné par cette réforme) :

Vous accusez l’UNEF de ne pas être représentative des étudiants de l’IEP, mais à moins que je ne me trompe, il y a bien eu des élections de représentants au CA ? Si elle n’est que si peu représentative des opinions estudiantines, peut-être fallait-il penser à aller voter pour un syndicat plus représentatif…

Le manque de jugeote de certaines réflexions issues de cerveaux que l’on présente parmi les plus brillants de la nation me surprend un peu..

A moins qu’il s’agisse d’un troll délibéré?

Peut être que si toi aussi tu ne faisais pas parti de ces « cerveaux qui manquent de jugeote », tu comprendrais que les choses sont plus compliquées que cela.
Le faible taux de participation peut traduire un sentiment de mauvaise représentation chez les élèves qui pour beaucoup ne se reconnaissent pas à l’UNEF et pourtant savent que ce n’est quasiment que dans ce syndicat que leur voix sera portée (c’est objectivement le seul syndicat à militer). Il n’y a donc en réalité qu’un seul syndicat à Sciences Po, normal que peu de gens se déplace pour le plébisciter ou non… (A cela il faut ajouter les très mauvaises conditions de votes, avec une attente extrêmement longue.
Dans tous les cas, il n’est pas normal que la direction considère l’UNEF comme la voix de 100% des étudiants, alors qu’il s’agit de la voix de 100% des étudiants – l’absentéisme – les votes pour les autres syndicats. Pourtant lorsqu’on lis le rapport du CA, on a le sentiment que seul l’avis de l’UNEF prévaut.
Ai-je participé à ton érudition Octave ?

Comme nous l’avons déjà dit (mais apparemment il faut le répéter) si l’avis de l’UNEF a primé en Conseil de direction (et pas CA, ce n’est PAS PAREIL ! pour plus d’infos –> http://unefiep2009.wordpress.com/democratie-etudiante/a-liep/ )
c’est parce que nous avions de meilleurs arguments, un point c’est tout.

Oui, nous osons pousser notre réflexion un peu plus loin que « non à la baccalauréalisationisation du concours ». Oui nous avons des slogans plus pertinents que « non à la « baisse du niveau »! » Je ne vais pas développer nos 10 pages d’argumentaire, que vous retrouverez dans les dossiers thématiques sur notre
site internet, mais je vous invite à aller les consulter, pour comparer la richesse des différentes analyses, et vous rendre compte de pourquoi cette réforme a été votée.

Mais franchement, arrêtez de dire que seul l’avis de l’UNEF compte : nous nous opposons assez souvent à la vision de Sciences Po qui nous est proposée pour ne pas supporter d’être taxés de suivisme par rapport à l’administration.

Alors quand on est à l’initiative de réformes qui passent, admettez au moins le fait qu’on aie pu, malgré les profondes divergences d’interêts, convaincre de le conseil de notre position !

Qu’en t-il de l’épreuve spécifique à chaque filière, qui remplace l’ESD, pour ceux provenant de la filière scientifique ?
Epreuve de math ?

« L’UNI est déchaînée….. »
Vous ne vous abaisseriez pas à une puérile provocation, M. Descoings? C’est l’impression que cela donne en tout cas.

Bonjour, ces modifications sont intéressantes bien qu’assez tardives ; la modification du contenu du concours notamment bouscule les lycéens qui comme moi suivent les préparations du CNED.
J’aurais aimé savoir s’il serait possible de passer le concours d’entrée pour Sciences Po Paris dans le campus de Menton, ce qui serait bien plus aisé pour les habitants du sud.
Merci.

Cette réforme me perturbe fortement. Je suis actuellement en Terminale S et comptait faire une prépa l’été car il s’avère très dur pour un élève de S de suivre une prépa à l’année sans délaisser les matières scientifiques à fort coef pour le bac. Je trouve également que les élèves provenant de la filière scientifique sont assez désavantagés avec cette nouvelle réforme. En effet, l’examen d’entrée à sciences po Paris étant avancé fin juin, c’est à dire une semaine après le bac, il est maintenant très difficile pour un élève de S de se mettre à niveau en ce qui concerne l’histoire (le programme d’histoire de ES et L etant beaucoup plus complet que celui de S). De plus, j’ai cru comprendre qu’une nouvelle épreuve visant à valoriser les élèves de la filière L sera mise en place. « Celle ci comporte trois sujets au
choix et correspondant respectivement aux spécificités de chacune des trois séries de la
voie générale :
- un sujet de littérature ;
- un sujet de mathématiques appliquées aux sciences sociales ;
- un sujet sur documents et tableaux statistiques »
Je ne reconnais aucune spécificité de la série scientifique dans le 3e sujet.

Aujourd’hui je suis un peu démoralisée j’envisageait de passer l’examen d’entrée à Sciences po et j’ai l’impression de ne plus pouvoir mettre toutes les chances de mon côté à cause de ce changement de date. Je suis loin d’être une élève qui prône la suprématie de la filière S, j’ai seulement écouté les personnes de mon entourage qui me conseillaient d’aller dans cette filière si je n’étais pas sure à 100% de mon orientation future. Je commence malheureusement à regretter ce choix car j’ai l’impression qu’il me ferme la porte de l’Ecole que j’aimerais intégrer. Et vous qu’en pensez vous ? Pourriez vous me donner quelques conseils ?

Emilie : si les sujets ne te semblent pas dans leurs intitulés correspondre à ce que tu as pu voir tout à l’heure, ne t’en inquiète pas !

Et ce pour plusieurs raisons. Ils seront tout d’abord construits pour permettre à chacun, quelque soit sa filière, d’avoir un maximum de chance de réussir.
Ensuite, sache que l’ancienne forme du concours, avec une épreuve dite de « synthèse » portant sur une étude de documents, la même pour tous, voyait un important taux de réussite pour les candidats issus du Bac S. Il n’y a pas de raison que ce changement, cette spécialisation, amenuise tes chances de réussite !

Pour finir, des conseils. N’oublie pas qu’il y a d’autres épreuves, toutes au même coefficient, qui te permettront aussi de faire tes preuves. De plus, la procédure d’entrée par Mention Très Bien est accessible quelque soit ton bac, si tu réussis très bien (c’est le cas de le dire) en S, tu ne seras en rien désavantagée !

Alors, garde confiance, ne sois pas démoralisée pour ça, au contraire ! Concentre toi sur ta terminale, le travail payera toujours.
Je me permets de te souhaiter un bon courage et j’espère te voir parmi les étudiants de Sciences Po dans un an, à débattre avec nous plutôt qu’à t’inquiéter de tes chances de succès, qui j’en suis sûre sont nombreuses, ta présence sur cette conversation démontre déjà de ta motivation et de ton intérêt ;)

Robin si tu trouves ma démonstration « un brin condescendante » je m’en excuse, c’est juste que je considère ton interprétation affichée de la réforme comme relevant presque de la désinformation, ce qui a le don de m’agacer. Et je m’explique.

Si un seul sujet est garanti c’est qu’il y a bien une raison. Le Conseil de Direction, notamment soutenu par le corps professoral, a considéré qu’il était important de s’assurer que les candidats disposent de connaissances sur la période antérieure, à partir de 1914. La logique actuelle n’est donc absolument pas celle qui amènerait 3 sujets post-45. Ce que je regrette pour ma part.

Tu n’es pas ignorant, je pense, de cet état de fait. Dès lors avancer que la réforme réduira le champs des sujets me paraît être, dans le meilleur des cas, une preuve de naïveté, dans le pire, une affirmation orientée et éhontée. Avis que j’exprimais dans le début de mon commentaire.

Ne pensant donc pas que ma « brillante » démonstration tombe à l’eau, je te remercie de ce compliment que j’espère sincère !

Bonjour Émilie,
Je voudrais te dire que je suis dans le même cas que toi, je suis en terminale S spé maths, et je me dis être désavantagé… Mais c’est justement cela qui est intéressant, imagine tout ce que tu as gagné comme méthodes d’apprentissage, réflexion, logique grâce à la voie scientifique. Je ne trouve pas cette voie intéressante (du moins pour moi), mais je ne la regrette PLUS.
Inscris toi dans une prépa annuelle (mais très rapidement parce que ça a déjà commencé), et bosse autant que tu peux !
Personellement, je suis la prépa sciences po de la documentation française, et c’est tout simplement génial. Ires intéressant, et en plus de la terminale je travaille 2 à 3 heures par jour ! En voyant ça on se dit que c’est énorme… Et pourtant, il faut regarder ce qu’il y a à la sortie (pour me remotiver je vais voir les cursus et les programmes de sciences po ;) ).
Et là tu verras que passer une année difficile vaut le coup.
Si tu veux faire Sciences po, fonce. (N’oublie pas qu’en préparant l’examen de sciences po, tu vas aussi avoir de très bons résultats au bac dans les matières comme histoire, philo, anglais…).
En espérant pouvoir discuter avec toi dans la péniche de sciences po, l’année prochaine, après avoir réussis tous les deux l’examen.
Keep dreaming.
Alex

Je reviens sur le choix de la date c’est oublier les eleves de sections internationales qui ont leurs oraux durant cette dernière semaine de juin ……comme chaque année. Comment vont-ils faire?

Il me semble que les matières à option, comme l’Euro, se passent fin mai début juin. C’est le recteur d’académie qui en définit les dates.
Je suis également très étonnée de l’annonce d’une épreuve à option spécifique pour chaque fillière : car mis à part la dissertation littéraire (L), les deux autres sont plutôt proches des séries ES que S.

Merci beaucoup à Raphaëlle et Alexandre ! Je me suis inscrite à la documentation française, beaucoup de travail en perspective mais ça vaut le coup !
I keep dreaming :)

il n’y avait qu’une épreuve de commentaire d’un dossier ; il y aura désormais trois sujets : un de littérature ; un de mathématique ; et celui portant sur un dossier ; les candidats choisiront

Mr Descoings, serait il possible d’en savoir plus à propos de l’épreuve de Mathématiques pour les Scientifiques, cela vaut il le coup de prendre quand même l’épreuve de documents ?

Emilie, tu as fais le bon choix, même si tu t’es inscrite un peu tard et que tu vas avoir un peu de mal à rattraper ton retard, tu verras ca vaut le coup.
Ne te décourage pas ;)

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