Un contrat quadriennal signé et bientôt 30% d’élèves boursiers
Sciences Po a signé hier son contrat quadriennal avec l’Etat et s’est engagé à passer le % d’élèves boursiers de 20 à 30% en 4 ans . Valérie Pécresse a solennellement appelé toutes les grandes écoles à se donner les mêmes objectifs.
Sciences Po a signé mardi 10 novembre avec Valérie Pécresse le contrat quadriennal conclu entre l’établissement et le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour la période 2009-2012. La ministre, les équipes de Sciences Po et un public nombreux composé d’élèves des lycées liés à notre établissement par la Convention Education Prioritaire et d’étudiants de Sciences Po boursiers étaient réunis au Ministère, rue Descartes.
Dans ce contrat, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a décidé d’allouer un soutien accru à Sciences Po. Il sécurise et intensifie donc le financement public de notre institution. Cette sécurité est essentielle car elle apporte de la sérénité. Elle permet de nous concentrer sur nos cœurs de métiers: travailler à améliorer la qualité de ce que nous faisons, la qualité de la production scientifique, de l’éducation, de notre bibliothèque et des services.
La stratégie universitaire de Sciences Po se développera autour de trois chantiers majeurs : 1/ parachever la structuration des cursus de Sciences Po en un niveau Collège (l’ensemble des 1ers cycles), un niveau Master (les écoles professionnelles et les masters), l’Ecole doctorale (les parcours doctoraux) ; 2/ accroître et renforcer le potentiel de recherche en SHS ; 3/ poursuivre l’élan de la politique de mixité sociale du corps étudiant.
La signature de ce contrat a aussi été l’occasion pour Sciences Po de renouveler son engagement pour la promotion de la mixité sociale dans un des grands amphithéâtres des anciens locaux de l’école Polytechnique rue Descartes. Je ne le répèterai jamais assez mais c’est par l’enseignement supérieur que les jeunes accèdent aux postes de responsabilités. Si nous ne voulons pas aggraver encore dans notre pays la coupure entre les élites professionnelles et la société dans son ensemble, il est urgent de donner, à ceux et à celles qui le méritent, la possibilité de réussir des études supérieures et ensuite de réussir professionnellement.
Aujourd’hui nous avons 20% de boursiers (contre seulement 6% en 2000). Notre objectif est d’aller jusqu’à 30% de boursiers. La ministre Valérie Pécresse a solennellement demandé à toutes les grandes écoles de se donner le même objectif. «Je souhaite que le nombre de boursiers se porte à 30% dans toutes les grandes écoles. Sciences Po s’engage, Sciences Po est pionnière. Chiche ! Que les autres l’imitent.», a-t-elle déclaré.
J’ai proposé qu’une équipe de chercheurs accompagne le mouvement en analysant la façon dont l’accroissement du % de boursiers dans les classes prépas se traduira de façon effective – ou pas – par l’accroissement du nombre de boursiers dans les grandes écoles elles-mêmes.












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