Cérémonie de délivrance du diplôme Bachelor 09

Pour la première fois, Sciences Po a remis un Diplôme de Bachelor à l’issue des trois premières années de formation. Notre institution renoue ainsi avec une tradition du collège universitaire français qui avait disparu depuis 1792 comme l’a rappelé Jean-Claude Casanova, président de la FNSP. La délivrance de ce diplôme permet à Sciences Po de s’inscrire pleinement dans le processus de Bologne au niveau européen. Elle est aussi une reconnaissance de notre premiers cycle, à Paris, dans les sites délocalisés et lors de l’année à l’étranger. Pour Sciences Po, c’est une incitation à proposer des Masters toujours plus performants, intéressants et enrichissants pour séduire nos talentueux Bas-Chevalières et Bas-Chevaliers.
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La cérémonie de délivrance s’est déroulée le mardi 15 décembre dans l’amphithéâtre Boutmy. Les heureux élus de la mention summa cum laude ont reçu des prix à la tribune.

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Des étudiants de chaque site ont fait part de leurs expériences, souvenirs et moments forts.

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La désormais traditionnelle photo de promotion

20 commentaires

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Très belles photos ! Serait-il possible de toutes les avoir ?

Est-ce que vous avez informé ces beaux et sympathiques jeunes gens que ce prétendu diplôme est un chiffon de papier qui n’a aucune valeur légale ? Qu’il est impossible d’aller faire un master dans une université ou une grande école avec ce titre.

Je ne vois pas pourquoi un diplôme de Licence 3 (180 ECTS) – avec sa dénomination européenne/internationale – ne saurait pas permettre l’accès à d’autres universités ou grandes écoles, surtout à l’étranger. A titre personnel, un pote à moi est déjà admis à Oxford pour un master de recherche tout en étant titulaire de ce  » chiffon de papier qui n’a aucune valeur légale ».

Attention à distinguer la France et l’étranger. La valeur légale ne vaut que pour la France. A l’étranger la plupart des universités sont indépendantes dans l’évaluation des profils des candidats. Donc il est tout à fait possible qu’Oxford admette en master un « Bachelor » de ScPo.
Mais en France il y a une réglementation qui définit les « diplômes nationaux » (licence, master) et précise ceux qui sont requis pour s’inscrire en master à l’université ou aux concours des écoles. Le « Bachelor » de sciencesPo n’est pas une licence, alors que les licences d’universités sont des « bachelors ». Donc les titulaires du « bachelor » de sciencespo ne peuvent s’inscrire en master dans une université française, ni à un concours de recrutement d’une grande école exigeant une licence comme les concours d’admission en deuxième année d’Hec ou de l’Escp ou les concours de l’ENA ou de l’ENM. Alors qu’un titulaire d’une licence de Dauphine ou d’Assas le peut.
Pourquoi Richard Descoings a-t-il préféré donner un « Bachelor » (qui n’existe pas dans la réglementation française, sauf comme traduction de licence) et pas pas une licence ? Pour deux raisons. La première est financière : donner une vraie licence aurait impliqué de respecter les droits de scolarité universitaires, donc lui interdirait de faire payer les droits très élevés de ScPo. La deuxième consiste à éviter la concurrence : avec un « bachelor », sans reconnaissance juridique, les étudiants ne pourront pas partir faire leur master dans les établissements concurrents en France (Dauphine, Hec, Assas, etc.).

Cher Bertrand,
C’est avec une très grande fierté que j’ai reçu ce diplôme qui couronne trois années de progression, de difficultés, de changements et de bonheur. Lorsque j’irai aux Etas-Unis je pourrai être sûre que mon travail et mes études seront reconnus. Et pour cette raison je remercie sciences po de cette avancée importante.

Dans plus de 6 mois, le concours, vivement les résultats !

Bertrand,

je ne vois pas pourquoi « la première [raison] est financière : donner une vraie licence aurait impliqué de respecter les droits de scolarité universitaires, donc lui interdirait de faire payer les droits très élevés de ScPo. »

Effectivement, le master de Sciences Po est un diplôme national et pour l’obtenir on doit payer des « frais de scolarité très élevés de ScPo ».

Le master de Sciences Po n’est pas à ma connaissance un master diplome d’état mais un diplome conférant le grade de master. Une des subtilités spécifiques à notre beau pays… Il serait bon que tu te renseignes sur les diplomes de ton école. Pardon! De ton université sélective…

Précisément, le diplôme de ScPo n’est PAS un diplôme national de Master. C’est un « diplôme d’établissement » c’est pourquoi les droits de scolarité sont libres. C’est une des tromperies majeures de Richard Descoings de faire croire que ScPo délivre de nombreux « masters ». Juridiquement, ces prétendus masters sont simplement les options d’un diplôme unique, le « diplôme de l’IEP de Paris ». Ce diplôme donne droit au « grade » de master, ce qui veut dire qu’il est du niveau d’un master, sans en être un. C’est vrai que c’est compliqué et que les étrangers n’y comprennent rien. Mais c’est la loi française. Le Bachelor est aussi un diplôme d’établissement, mais il ne donne pas le grade de licence. Il est inutilisable dans les circonstances qui exigent en France le diplôme national de licence (concours, examens, recrutement divers). Si tu ne me crois pas, attends que le Conseiller d’Etat RD vienne démontrer juridiquement le contraire. Tu risques d’attendre longtemps.

Ne sois pas trop dur avec eux. Quand tu penses à toutes les couleuvres qu’ils ont et vont avaler, tu ne peux avoir que de la compassion pour ces jeunes gens…

bouh le vilain richard descoings !
C’est une véritable théorie du complot les commentaires de ce post. Effectivement, le master est un diplôme d’établissement, mais quelle différence ?
- des titulaires de ce diplôme entrent en thèse (un peu scandaleusement parfois il est vrai, chers STU)
- des titulaires de ce diplôme peuvent passer des concours de la fonction publique nécessitant bac+4
- des titulaires de ce diplôme trouvent des emplois (ce qui est souvent leur principale motivation)
Je crois qu’aucun employeur n’est tatillon sur le chapitre de la « légalité » de ce diplôme, il est tout de même écrit « sciences po » dessus. Bien qu’il soit devenu du dernier chic de dire que sciences po est la lie de l’enseignement, surtout de la part de jeunes bourgeois fraîchement recrutés qui pour autant ne démissionneront jamais, cet établissement a encore une réputation d’excellence.

Par ailleurs, Sciences po délivre bel et bien des « diplômes d’État ». Nos collègues dans la finance et les affaires publiques oublient souvent qu’il y a, non loin du 27, une école doctorale au 199 du boulevard saint germain. Donc, Bertrand, si tu tiens absolument à obtenir ce titre, tu sais où aller désormais.

Quand il est question de formuler une critique à l’encontre de quelqu’un, la nouvelle mode est de crier à la théorie du complot… C’est débile… Un PhD (comme il convient de dire dans ce lieu d’excellence) a été mis en place en droit par exemple alors que les « masters » qui permettent d’y accéder ne sont pas des diplomes nationaux. Le « Phd » de droit sera-t-il pour autant un diplome d’état? Si oui, ce serait bizarre eu égard aux éléments sus mentionnés. Si non, quelles sont les perspectives des détenteurs de ce… »PhD » dans la carrière universitaire française? Ah oui, chui bête, la France est un trop petit pays, la vocation de ce « PhD » (j’adore cette appelleation…) est de fournir des chercheurs au niveau mondial…
Voyez qu’il est possible de raisonner sans tomber dans les délires complotistes…

Vincent, ou comment essayer de faire diversion.
« le master est un diplôme d’établissement… » Ignorance ou cynisme ? Car il y a contradiction dans les termes : par définition un diplôme d’établissement ne peut pas être un Master, qui est un diplôme d’Etat. Il y a quand même un aveu : reconnaître qu’il n’y a qu’un diplôme, pas une ribambelle de pseudo masters. Et ce diplôme de l’IEP, personne, en tout cas pas moi, ne conteste sa légalité et sa reconnaissance par le marché. Je dis seulement que Richard Descoings fait de la publicité mensongère en proclamant que ScPo délivre une quinzaine de masters.
Je n’ai pas non plus contesté que ScPo délivre un diplôme d’Etat, le doctorat, dans les matières où il est autorisé à le faire par le ministère. Il ne l’est pas en Droit semble-t-il. Ce qui ne permettra pas aux diplômés du « PhD » de droit de devenir Maîtres de Conférences ou Professeurs à l’université, ou d’obtenir des équivalences pour le CAPA. C’est exactement le genre de mensonge par omission que je soulignais au sujet du Bachelor.
Faire croire aux étudiants qu’il y a identité entre le Bachelor et la Licence, entre le PhD et le Doctorat, ne pas les prévenir des différences juridiques et de leurs conséquences est une tromperie scandaleuse.
Mais « Vincent » ne dis rien de cela. Ce n’est sans doute pas par hasard.

Comment vous dire?… Si, les programmes PhD mènent à la soutenance d’une thèse et donc à un doctorat et ainsi de suite.

@ Hop
Attention, je ne parle pas des PhD en général, mais de la situation en France où le Doctorat est un diplôme garanti par l’Etat, comme dans de nombreux pays européens. Quand un établissement offre un « PhD » en France, c’est mauvais signe. Cela veut dire que c’est un programme doctoral qui n’est pas reconnu par l’Etat et donc qui ne donne pas le diplôme officiel de Docteur. Le titre de « PhD » n’a pas d’existence juridique en France. Dans tout le secteur public, celui qui a obtenu ce PhD est considéré comme s’il n’avait qu’un master. Il ne peut pas enseigner dans les universités, etc. Autrement dit on peut faire ce genre de PhD si on part vivre dans un pays où le doctorat n’est pas réglementé (USA par ex.), mais c’est très dangereux si l’on veut faire carrière dans des pays où le Doctorat est un diplôme d’Etat (France, Italie, Espagne, etc.).

M. le directeur,
Après avoir lu les commentaires ci-dessus je suis allé vérifier l’information sur le site de scPo. J’ai constaté effectivement qu’il n’y est pas fait mention du diplôme délivré à l’issue du programme doctoral en droit.
Pouvez-vous nous dire de façon officielle quel diplôme délivre ScPo : le diplôme national de doctorat en droit ou un « phd » en droit non habilité par le ministère ?
Ne pensez-vous pas qu’une telle information devrait impérativement figurer dans l’information donnée aux candidats ?

@ Cécile:
La réponse réside dans ta propre interrogation… Seules les facultés de droit (que M. le Directeur affectionne) sont habilitées à délivrer un doctorat d’état de droit, à l’IEP, ce n’est donc qu’un « PhD ». S’il n’en est fait mention nulle part, ça ne devrait plus vous étonner…
Mais faîtes confiance à votre Directeur pour réussir le coup de force d’obtenir une habilitation dans les années à venir, on ne lui refuse rien… Et le tout en partant d’un master qui n’en est même pas un…
Mais bon, un doctorat qui doit durer officiellement trois ans mais dont l’une d’entre elles est occupée par une année à l’étranger et qui doit être rédigée impérativement la troisième (à peine un an pour mûrir son sujet), c’est plus une thèse, juste un mémoire loin des standards en la matière lesquels standards ont donné vos agrégés notamment…
Un conseil, si vous voulez faire une thèse sérieuse, les facultés de droit vous tendent les bras.

Ah oui j’oubliais: « Les doctorants en D1 et éventuellement en D3 assistent un professeur, et se voient confier un enseignement semestriel, dans le but d’acquérir une expérience dans l’enseignement. Ces activités restent assez limitées pour ne pas nuire aux travaux de recherche. »
UN enseignement pour avoir de l’expérience en la matière là où les doctorants traditionnels (d’université) en assurent plusieurs CHAQUE année… C’est risible. Mais bon, faut la faire en trois ans la thèse alors comme dans le master droit éco, on concentre le travail pour faire avec le temsp qu’on a.

Bertrand, c’est très intéressant ce que vous dîtes. Je suis moi-même élève de Sciences Po, furieuse de son fonctionnement et des manoeuvres du directeur, qui visent plus à favoriser son ascension personnelle qu’à veiller à la qualité de l’école…

Je peux vous demander comment vous avez appris cela, et comment vous êtes vous-même lié à Sciences Po ?

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