Bonsoir,
Il est étonnant de voir le battage médiatique autour de cette affaire et la position de Sciences po Paris qui intervient comme le chevalier blanc dans l’affaire.
Bien que les résultats en terme de démocratisation au sein de votre IEP soit encourageant, je tiens à rappeler que l’Institut d’études politiques de Rennes à deja atteint la proportion des 30% de boursiers, et personne, pas même la ministre de l’éducation, n’est venue féliciter cette école…
Mr Descoings,
Ne serait-il pas plus honnête de démissionner de votre poste et de vous engager politiquement puisque vous avez un projet « politique » qui n’a rien à voir avec ScPo.. Rester directeur de ScPo alors que vous défendez des opinions qui ne sont pas celles de votre fonction, c’est trahir celle-ci. Franchement quand on lit vos textes ou qu’on entend vos interviews, on a honte tellement c’est pervers. Car il n’y a rien de plus pervers que de proposer d’enlever leur honneur à ceux qui ont réussi à faire de belles études par leur travail acharné. Or créer des quotas de boursiers c’est créer une catégorie de sous-diplômés à jamais suspects d’être entrés par favoritisme « social » dans leur école.
Bravo ! J’ai été profondément choqué par la chronique d’Eric ZEMOUR ce matin, et par ses inexactitudes factuelles élémentaires quand il dit (notamment) qu’il n’y a pas de concours à Sciences Po pour les « boursiers ». Pour avoir siégé de nombreuses années dans les jury ZEP et au delà de la fierté que j’en retirais (il est rare que 5 personnes souvent éminentes accordent près d’une heure de leur temps à examiner le potentiel d’un étudiant, quelle meilleure garantie ?), je peux témoigner de la rigueur et l’exigence de cette procédure qui comportent de multiples étapes. Les modalités changent mais la sélection existe toujours. Bon courage. Marc
Il est évident que l’augmentation de 6% à plus de 20% du nombre de boursiers ne peut venir de la seule filière ZEP, puisque celle-ci ne fournit que 10% des élèves de 1ère année. L’ »examen » est un concours ultra-sélectif socialement, puisqu’il impose pratiquement le passage par une préparation privée d’été – que la réforme ne va pas supprimer mais avancer d’un an -; sans doute même faible taux de boursiers pour la voie internationale. Ne restent donc que les mentions TB: 400 élus pour 1700 candidats. En y favorisant systématiquement les boursiers, c’est là qu’a lieu l’alchimie qui permet d’augmenter le taux sans faire baisser le niveau ! Rien à voir avec les ZEP qui sont en fait la vitrine du système.
Bonjour,
j’ai été interloqué par votre intervention et je vais vous expliquer pourquoi :
Commençons par une évidence. Le principe du concours est simple : tout le monde doit faire le même exercice, et celui qui s’en sort le mieux a le meilleur choix. Il y a donc une certaine neutralité dans les concours.
Je parle des concours ingé, car je ne connais pas les autres.
Je viens d’un milieu plutôt aisé mais je n’ai jamais pris le moindre cours particulier. Tout simplement parce que avec 40h de cours par semaine + 25h de travail personnel, on n’a absolument pas le temps !!!
L’investissement de la prépa est immense et l’on met beaucoup de choses de coté pour travailler pendant 2 ans. Je trouverais vraiment injuste qu’un critère autre que le travail joue pour l’entrée en grandes écoles.
Justement l’immense majorité des prépa (à part St Geneviève) sont gratuites et les passerelles aisées pour les élèves brillants.
Au contraire le système de colles permet à chacun de disposer de cours particuliers +2h par semaine et les profs sont souvent bons et disponibles.
Par ailleurs, le système de classes étoilées est aussi basé à 100% sur la capacité et le travail démontrées en première année.
Par contre, il est clair que la discrimination par l’argent se fait pour les dossiers de rentrée en prépa, où il faut venir d’un bon lycée souvent privé et donc cher. Ce sésame donne accès aux cours des meilleurs profs, et à une préparation sans faille, en particulier pour les oraux, où les meilleurs lycées ont des banques de données des exercices qui tombent.
Je pense que le combat pourrait se mener ici.
J’aimerais vraiment que vous me répondiez car je prend ce sujet très à coeur !
Cordialement
Raphaël
Pour être passé par une prépa scientifique (gratuite) qui m’a permis d’entrer à l’X, je dois dire que l’idée de RD suivant laquelle il serait possible d’augmenter ses chances de réussite à un tel concours grâce à un support rémunéré démontre une méconnaissance totale du contexte.
Je ne vois pas comment à ce niveau d’exigence :
- un élève trouverait le temps d’ajouter des cours supplémentaires à son programme normal,
- quel prof serait en mesure de fournir ce support.
Comme le dit très justement Raphaël le meilleur support c’est celui des profs du lycée d’en face qui viennent faire passer les colles hebdomadaires (gratuites !). Etant à Saint-Louis (qui n’était pas le meilleur lycée), j’ai eu la chance d’être interrogé toutes les semaines par les profs de Louis-le-Grand (les meilleurs). Venant d’un lycée du 93, je m’étais inscrit à Saint-Louis sur la base de mon livret scolaire et de mes notes au bac.
Pour voir l’effet qu’aura les quotas, voyez déjà ce qu’il se passe à Sciences Po M.Descoings. Les fameuses conventions ZEP ne font qu’étiqueter inutilement des élèves sous le label « quotas sociaux et/ou ethniques ». Etiquetage d’autant plus injuste qu’il stigmatise un certain nombre de ces élèves qui ont un très bon voir excellent niveau et qui auraient brillamment réussi le concours s’ils l’avaient passé comme les autres. Et d’ailleurs si vous vous baladez un petit peu dans les couloirs de Sciences Po, vous vous rendrez vite compte qu’ils sont biens peu à revendiquer la voie par laquelle ils sont entrés pour ne pas dire inexistants. Car même eux ont conscience d’avoir eu recours à un passe-droit et ont au moins la décence de ne pas en faire étalage.
c’est tout simplement honteux de vouloir favoriser certains élèves par rapport à d’autres!
je suis moi même élève en classe préparatoire et si je me tue à travailler pendant ces 2 (voir 3) ans ce n’est pas pour qu’au final quelqu’un me vole ma place au concours, soit disant parce qu’il serait plus « méritant » que moi!! Ma mère a vécu sous le communisme en Pologne et c’est exactement ce que faisait le régime soviétique, ils favorisaient les enfants d’ouvriers pour qu’il puisse avoir accès à l’université. Mais où sommes nous donc? Dans une démocratie ou un régime totalitaire? Et si les ingénieurs français sont reconnues dans le monde c’est bien parce qu’ils ont étaient sélectionnés parmi les meilleurs!
Ce débat n’a pas lieu d’être, c’est juste une nouvelle connerie sur laquelle le gouvernement veut « débattre »
pauvre de vous!!!lol!!!
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