Plus il y a de diversité, plus le niveau augmente à Sciences Po

Les élèves de Sciences Po apportent la démonstration collective que l’on peut constituer A LA FOIS une communauté étudiante qui se diversifie très rapidement du point de vue socio-économique ET une communauté étudiante dont la qualité, évaluée sur des critères académiques, est croissante.

A la rentrée 2009, 80 % des élèves de 1ère année ayant eu le Bac en 2009 avaient obtenu la mention TRES BIEN au Bac.

Contrairement à ce que veulent faire croire certains, la diversification sociale du corps étudiant dans les établissements sélectifs NE FAIT PAS BAISSER LE NIVEAU.

5 commentaires

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Bon, après des recherches rapides, je ne trouve pas les chiffres de l’évolution du nombre de mentions TB reçues au Bac. En 2007 6% du Bac général, c’est tout ce que j’ai. Mais puisque RD ne donne pas non plus d’évolution sur les chiffres …
La question reste présente : le Bac baisse en niveau ou Sciences Po monte ?

En 42 ans le pourcentage de mentions TB au baccalauréat général a été multiplié par 40 (de 0.3% en 1967 à 6% en 2009). D’après le Ministère, ceci ne correspond à aucune dévalorisation du diplôme.

« M. Jean Louis Masson … pose donc à nouveau la question … Plus précisément, il lui demande de lui indiquer quel a été en 1966, 1976, 1986, 1996 et 2006 le nombre total de mentions « très bien » au baccalauréat. Le cas échéant, il souhaiterait qu’il lui indique si l’inflation de ce nombre ne traduit pas une inquiétante dévalorisation du diplôme.

Réponse du Ministère de l’éducation nationale

* publiée dans le JO Sénat du 01/11/2007 – page 1986

Le tableau suivant présente l’évolution entre 1967 et 2006 des proportions respectives de mentions « très bien », « bien », « assez bien » et d’admis sans mention au baccalauréat général, ainsi que le nombre total d’admis par session en France métropolitaine. La proportion d’élèves qui obtiennent le baccalauréat avec mention très bien est passée de 0,3 % en 1967 à 4,9 % en 2006.

(NB : en 2009 on en est à 6%).

Session Proportion Proportion Proportion Proportion Nombre total

(1) d’admis d’admis d’admis d’admis d’admis
mention TB mention B mention AB sans mention

1967 0,3 4,4 27,1 68,2 133 200
1974 0,6 4,6 37,8 57,0 153 450
1989 0,8 5,1 19,6 74,5 226 204
1990 0,8 5,0 19,5 74,8 247 213
1997 1,4 7,2 21,3 70,1 262 301
2004 3,3 10,8 24,7 61,1 253 564
2005 3,4 10,8 25,4 60,4 264 652
2006 4,9 13,6 27,8 53,6 274 717
(1) les données demandées sur les sessions 1966, 1976, 1986 et 1996 n’étaient pas directement disponibles.

Cette progression importante du nombre de mentions « très bien » et « bien » ne traduit nullement une « dévalorisation » du diplôme. Ce dernier postulat, traditionnellement évoqué ici ou là pour expliquer la spectaculaire progression de la part d’une génération obtenant le baccalauréat depuis une quarantaine d’années, ne repose sur aucune analyse scientifiquement avérée. La croissance du nombre de bacheliers, et parmi ceux-ci, de ceux qui obtiennent une mention, traduit bien plutôt une élévation du niveau de formation dans un contexte où le baccalauréat n’est plus conçu comme un diplôme réservé à une élite scolaire mais favorisant l’acquisition par une majorité d’élèves scolarisés d’une culture indispensable à la compréhension du monde moderne et de ses enjeux. Il convient de rappeler à cet égard que l’objectif fixé par la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) à l’horizon 2010 est d’atteindre 65 % d’une classe d’âge au niveau baccalauréat (contre 63,5 % actuellement) ».

Nous voilà rassurés …

En 42 ans le pourcentage de mentions TB au baccalauréat général a été multiplié par 20 (de 0.3% en 1967 à 6% en 2009). D’après le Ministère, ceci ne correspond à aucune dévalorisation du diplôme.

« M. Jean Louis Masson … pose donc à nouveau la question … Plus précisément, il lui demande de lui indiquer quel a été en 1966, 1976, 1986, 1996 et 2006 le nombre total de mentions « très bien » au baccalauréat. Le cas échéant, il souhaiterait qu’il lui indique si l’inflation de ce nombre ne traduit pas une inquiétante dévalorisation du diplôme.

Réponse du Ministère de l’éducation nationale

* publiée dans le JO Sénat du 01/11/2007 – page 1986

Le tableau suivant présente l’évolution entre 1967 et 2006 des proportions respectives de mentions « très bien », « bien », « assez bien » et d’admis sans mention au baccalauréat général, ainsi que le nombre total d’admis par session en France métropolitaine. La proportion d’élèves qui obtiennent le baccalauréat avec mention très bien est passée de 0,3 % en 1967 à 4,9 % en 2006.

(NB : en 2009 on en est à 6%).

Session Proportion Proportion Proportion Proportion Nombre total

(1) d’admis d’admis d’admis d’admis d’admis
mention TB mention B mention AB sans mention

1967 0,3 4,4 27,1 68,2 133 200
1974 0,6 4,6 37,8 57,0 153 450
1989 0,8 5,1 19,6 74,5 226 204
1990 0,8 5,0 19,5 74,8 247 213
1997 1,4 7,2 21,3 70,1 262 301
2004 3,3 10,8 24,7 61,1 253 564
2005 3,4 10,8 25,4 60,4 264 652
2006 4,9 13,6 27,8 53,6 274 717
(1) les données demandées sur les sessions 1966, 1976, 1986 et 1996 n’étaient pas directement disponibles.

Cette progression importante du nombre de mentions « très bien » et « bien » ne traduit nullement une « dévalorisation » du diplôme. Ce dernier postulat, traditionnellement évoqué ici ou là pour expliquer la spectaculaire progression de la part d’une génération obtenant le baccalauréat depuis une quarantaine d’années, ne repose sur aucune analyse scientifiquement avérée. La croissance du nombre de bacheliers, et parmi ceux-ci, de ceux qui obtiennent une mention, traduit bien plutôt une élévation du niveau de formation dans un contexte où le baccalauréat n’est plus conçu comme un diplôme réservé à une élite scolaire mais favorisant l’acquisition par une majorité d’élèves scolarisés d’une culture indispensable à la compréhension du monde moderne et de ses enjeux. Il convient de rappeler à cet égard que l’objectif fixé par la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) à l’horizon 2010 est d’atteindre 65 % d’une classe d’âge au niveau baccalauréat (contre 63,5 % actuellement) ».

Nous voilà rassurés …

Erreur dans la 1ère réponse.
Ce n’est pas le pourcentage de mentions TB qui a été multiplié par 40, mais le nombre total de mentions TB au bac général.

Ou comment passer d’un extrême à l’autre. D’un côté on affirmerait qu’un faible niveau social est gage d’un faible niveau académique et de l’autre, celui de Richard Descoings, on affirmerait que plus on est « socio-économiquement » défavorisé plus on ferait grimper le niveau.

Nous nageons dans la caricature de part et d’autre, dans la démagogie mensongère dans l’un plus que dans l’autre.

Par exemple, vous semblez lier implicitement niveau académique et MTB, combien alors de MTB ont obtenus les étudiants de Sciences po issus des conventions CEP ? J’imagine que parmi ceux-ci, beaucoup sont boursiers et n’ont pas eu la MTB comme j’imagine que certains d’entre eux ont eu cette MTB au bac. Evitons dans ce débat les simplifications mensongères !

Mais, en vous suivant et en actant que les étudiants issus du concours ou de la MTB ont, par définition le « niveau Sciences Po » même sans la MTB, on a par syllogisme :

- Beaucoup d’étudiant issus des CEP n’ont pas la MTB
-Or la MTB est gage d’un niveau académique élevé
-Donc beaucoup d’étudiant de CEP n’ont pas le niveau académique élevé de Sciences Po

Et, puisque beaucoup de ces étudiants sont boursiers du fait de leur origine socio-géographique, les boursiers ferait baisser le niveau. Votre logique, Monsieur, est ici fendue et se retourne contre vous même.

Donnez donc plutôt de manière transparente tous les chiffres qui éclairciraient ce débat, à Sciences Po au moins afin que tout le monde puisse en discuter à égalité. Il est facile de faire des affirmations pleine de compassion lorsqu’on est le seul à connaitre toutes les informations pertinentes, surtout lorsqu’elle vont à l’encontre de ce que l’on veut publiquement défendre.

Ains, la question qu’il faut poser aujourd’hui dans ce débat est celle de la manière avec laquelle on peut intégrer plus de boursiers, et non pas affirmer a priori que cela ne fera pas baisser le niveau en invoquant des arguments fallacieux ou pire aux fondements non transparents.

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