Le gouvernement signe une convention avec les grandes écoles pour qu’elles accueillent 30% de boursiers – Le Monde/Reuters
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Le gouvernement a signé avec les représentants du système élitiste des grandes écoles françaises une convention visant à atteindre l’objectif de 30% de boursiers dans ces établissements de prestige.
Ce document a été signé par la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse, la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) et la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI), en présence du Commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances, Yazid Sabeg.
Nicolas Sarkozy avait dû taper du poing sur la table après une fronde de la CGE, qui redoutait l’instauration de quotas et d’une baisse du niveau moyen des élèves, à propos de l’objectif de 30% de boursiers fixé par le chef de l’Etat.
« Je ne comprends pas les réticences qui se sont exprimées (…) sur le sujet », avait déclaré le président lors de ses voeux au monde de l’éducation et de la recherche sur le campus d’un de ces établissements, l’Ecole supérieure d’électricité. « Je les trouve même invraisemblables et parfaitement déplacées. »
La convention s’articule autour de cinq orientations :
- le renforcement de l’information et de l’accompagnement des élèves et des étudiants ;
- l’ouverture sociale des grandes écoles, les signataires s’engageant à diversifier les voies de recrutement de leurs étudiants ;
- l’augmentation du nombre de places de formation en apprentissage ;
- l’exonération de frais de concours pour les boursiers, ainsi que la mise en place de modalités spécifiques pour les épreuves orales, afin de réduire les frais de transport et d’hébergement ;
- la valorisation des filières technologiques, notamment grâce à la création de classes préparatoires spécifiques.
La signature de la convention intervient au moment où l’université très cotée de Paris-Dauphine annonce une hausse massive – jusqu’à 15 fois – des droits de scolarité pour certains de ses masters.
A la rentrée 2010, ces frais, actuellement de 231 euros, s’échelonneront ainsi de 1.500 à 4.000 euros par an selon les revenus de la famille. Les étudiants boursiers, handicapés ou ayant le statut de réfugiés seront cependant exonérés.
Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse. Reuters.












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