Sud Ouest - L’autonomie des universités s’est imposée

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Depuis le 1er janvier, de nouvelles universités de la région sont autonomes. Après la contestation des débuts, les craintes semblent oubliées

Dans le grand sud-ouest de la France, il ne reste plus que trois universités qui n’ont pas franchi le pas. Bordeaux 3, Bordeaux 4 et Toulouse 2 ne sont pas encore autonomes. Mais elles le seront très certainement d’ici deux ans, puisqu’elles ont jusqu’à 2012 pour se mettre en conformité avec la loi. Le moins que l’on puisse dire est que les établissements d’enseignement supérieur de la région n’ont pas traîné les pieds pour obtenir ces nouvelles compétences et responsabilités. Et, la plupart des temps, les conseils d’administration ont approuvé ce changement important à une large majorité.

Loi mieux acceptée

Pourtant, cette loi d’autonomie ou plutôt de responsabilité des universités avait suscité une vive contestation après son adoption par le Parlement, en août 2007. Pour de nombreux universitaires, elle s’apparentait au cheval de Troie du libéralisme et de la privatisation. Désormais, un an après le passage des premières universités à ce nouveau régime, un deuxième wagon a obtenu cette quasi-indépendance depuis le 1er janvier de cette année. L’autonomie est en marche. Elle s’est imposée et n’est plus vraiment un sujet de revendication syndicale. Même s’il est encore critique et méfiant sur bien des points de cette loi, le Snesup (1), principal syndicat du supérieur, n’en fait plus son cheval de bataille. Il préfère concentrer ses tirs sur l’accroissement du personnel précaire et des suppressions de postes dans l’enseignement supérieur.

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Bruno Béziat

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