Les questions des étudiants de Dijon
Avant le débat avec le ministre tchèque des droits de l’homme et l’inauguration de la statut de Jan Palach, j’ai répondu aux questions des dynamiques étudiants de Dijon.

- Les examens. Avant ou après les vacances ?
Dans deux ans, pour leurs successeurs, les examens du premier semestre se dérouleront avant les vacances de Noël. Certains étudiants ont fait remarquer qu’ils étaient inquiets, que cela entraînerait une surcharge de travail trop importante sans possibilité de récupération. A l’inverse, d’autres n’étaient pas mécontents de pouvoir profiter potentiellement de vacances de Noël avec l’esprit totalement libre. Un consensus s’est dégagé sur l’idée que les examens avant les fêtes étaient une bonne chose à condition que le semestre commence plus tôt, qu’il y ait une semaine de vacances à la Toussaint et une semaine de révision.
- Le campus de Reims va-t-il prendre nos places à l’étranger ?
A chaque création d’un campus, il y a toujours quelques inquiétudes chez les anciens, qui sont bien infondées. Les étudiants du futur campus de Reims vont-ils prendre nos places à l’étranger pour la troisième année ? Non, bien évidemment (notamment à Cracovie). Une augmentation des étudiants entraîne une augmentation des partenariats. N’oubliez jamais que plus vous avez envie d’aller dans un pays, plus les dirigeants de ces universités sont flattés de l’intérêt de ces brillants étudiants et sont prêts à augmenter le nombre de places.
- Y-aura-t-il une spécialisation dans le diplôme du bachelor ?
Sciences Po a fait le choix d’un bachelor et non d’une licence, justement pour éviter une spécialisation trop importante. A l’image des universités américaines, nous considérons qu’il est important pendant les trois premières années de bénéficier d’un enseignement pluridisciplinaire. Une diversité qui n’empêche pas de se consacrer à quelques matières qui vous intéressent plus.
- Le master en école de droit ressemblera-t-il à un M2 classique dans une université française ?
A Sciences Po, nous innovons dans la manière de penser les études de droit. Alors oui, ça ne ressemblera pas à un M2 à Assas, plus à un cursus comme à Mc Gill ou Columbia, avec qui d’ailleurs nous avons des partenariats. Il n’y aucun doute, sur le marché français ou international, que nos étudiants s’intégreront aussi bien. Aux yeux des recruteurs, une année dans un super cabinet d’avocats ou un double diplôme avec une prestigieuse law school, cela fera beaucoup mieux qu’un M2 dans une université française. Faites cette École de droit, elle sera formidable !












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