Retour sur le séjour au Brésil

Douze ans après mon premier voyage, je suis enfin retourné au Brésil. J’y ai retrouvé un pays profondément transformé et très dynamique, malgré la terrible catastrophe naturelle de la semaine dernière.

Sciences Po au Brésil c’est actuellement 12 accords universitaires. 140 étudiants Brésiliens ont été accueillis en 2009 chez nous. J’ai eu le plaisir pendant mon voyage d’avoir des contacts avec tous les secteurs de la société brésilienne: j’ai ainsi pu rencontrer des hauts responsables politiques, notamment le secrétaire d’Etat a l’enseignement supérieur et le vice-président de la Banque nationale de Développement économique et social, des chefs d’entreprise, des partenaires universitaires, des journalistes, et, évidemment,  plus de 130 anciens de Sciences Po installés là-bas avec succès.

Internationalisation des formations, augmentation du nombre de professionnels qualifiés, inclusion sociale et égalité des chances, acceptation de l’altérité et fabrique du consensus, développement de la démocratie, les points d’intérêts communs abordés au cours de ces entretiens ont été nombreux et enrichissants.

Les perspectives pour Sciences Po au Brésil sont très positives : développement de l’offre de stages de haut niveau, un dialogue plus grand avec les entreprises sur l’appui au financement de la mobilité étudiante et des travaux communs sur les politiques publiques sont en préparation.

Mon programme pendant ce séjour

Dimanche 4 avril

10h30 : départ CDG terminal 2F, vol AF 456

17h25 : arrivée São Paulo Guarulhos

20h35 : Vol JJ 3586

22h15 : arrivée Brasilia , Logement à la résidence de l’ambassadeur Yves Saint-Geours

(La capitale administrative fête ses 50 ans)

Lundi 5 avril (Brasilia)

9h : Patricio Scaff rejoint RD, FV et MFD à la résidence

10h : Ministère de l’éducation, Secrétaire à l’ens. supérieur : Maria Paula Dallari Bucci

11h : Association des spécialistes en politiques publiques et gestion gouvernementale

11h45 : retour vers résidence

13h : déjeuner à la résidence, ambassadeur et Recteur Université de Brasilia José Geraldo de Sousa Junior et staff

17h : ENAP : présidente Helena Kerr

19h : Cocktail ambassade

(rencontre avec les anciens de Sciences Po à Brasilia le 6 avril)

Mardi 6 avril (Brasilia et São Paulo)

9h30 : Confédération nationale de l’industrie, Instituto Euvaldo Lodi :  Roberto Cavalcante superintendante

10h45 : interview avec journaliste de Estado de São Paulo

12h : Instituto Rio Branco, Directeur : ambassadeur Georges Lamazière

13h : déjeuner Anciens

15h30 : départ pour l’aéroport (17h25 : Vol JJ 3717 pour São Paulo)

18h59 : arrivée São Paulo aéroport de Congonhas

21h : cocktail dinatoire Anciens + Consul général hôtel Renaissance São Paulo (logement à l’hôtel Renaissance)

Mercredi 7 avril (São Paulo et Rio)

8h30 : petit déjeuner Fondation Getulio Vargas, directeur Francisco Mazucca et Consul général

10h45 : PUC São Paulo, Recteur Dirceu de Mello + DAI Renée Zicman / FGV Patricio

12h45 : Déjeuner CCFB

16h : Alstom, PDG : Philippe Delleur (RD, MFD, PS, CdeB) / 14h : USP (Francis Vérillaud)

18h : départ pour aéroport Congonhas / 19h59 : Vol JJ 3956 pour Rio

21h03 : arrivée Rio aéroport Santos Dumont

Logement au Sofitel

Jeudi 8 avril (Rio)


8h30 : petit déjeuner Anciens (Sofitel)

10h : Chambre de Commerce Franco Brésilienne / 10h : PUC Rio Francis Vérillaud

12h : BNDES, Président Luciano Coutinho

13h20 : entretien Globo News (Consulat)

14h : départ pour aéroport international Galeo / 16h20 vol AF aéroport international

9 commentaires

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Le ridicule ne tue pas. Sinon vous seriez mort depuis longtemps. C’est passionnant de connaître en détail vos RV, vos horaires, vos hôtels, vos numéros de vols ! Même un m’as-tu-vu comme Sarko n’oserait pas.

Perso je me fout éperdument de votre nuit au Sofitel. En revanche j’aurais été très curieux de savoir ce que vous avez accompli concrètement au Brésil.
Donc merci d’arrêter de publier les nouveaux passages de votre journal intime et détaillez plutôt les 4 pauvres lignes qui sont supposées appuyer cette affirmation : « Les perspectives pour Sciences Po au Brésil sont très positives ».

Nous sommes dans une forme de voyage totalement aseptisé. Quelques poignées de main, des cravates, des palabres…

Manifestement, vous n’avez même pas jeté un oeil sur les paysages entre São Paulo et Brasilia ni même regardé la forme des nuages par le hublot au-dessus de l’Atlantique (le pot-au-noir, ça vous dit quelque chose ?) Etes-vous même capable de dire si, sur le tropique du Capricorne, nous sommes à la saison sèche ou humide ? Je ne vous demanderai même pas de me parler des formations végétales, pour vous ce sont de simples mauvaises herbes…

Cette science politique hors-sol, déconnectée des espaces physiques et de l’observation des paysages, ces pseudo-voyages où on se contente de quelques centres, de quelques grands hôtels en matériaux standardisés, où l’on passe sur les grands axes, sont des impasses. Les grands géopoliticiens, comme Michel Foucher, ont au ontraire un sens aigu des paysages et une solide formation sur ces questions. Vous vivez dans un espace virtuel, je crains le pire pour science-po, car l’espace et sa complexité, ses héritages, ses résurgences inattendues ont toujours rattrapé, démenti et piétiné ce genre de conception politique.

Rappelez-vous de la résurgence de « cette immuable barrière qui se glisse entre Zagreb et Belgrade » (BRAUDEL). Je vous promets plein de surprises de cet ordre. Ce qui m’inquiète, c’est que nos politiques de demain, non formés par vous à ces problématiques, continueront à faire et refaire les mêmes âneries. Dans une récente émission de FRance Culture sur la politique en Europe de l’est, de votre obédience, ce que j’ai entendu montre qu’ils n’ont rien compris : assimilation du sentiment anti-OTAN à une attitude anti-démocratie et anti-progrès, voire à un populisme aviné fascisant, c’est pitoyable. « Ceux qui mènent le monde ne me paraissent pas avoir su s’affranchir encore de conceptions bien désuèdes » (Charles-Pierre PEGUY, L’Horizontal et le vertical).

J’ai oublié ce qu’on devrait attendre d’un politiste au retour d’un voyage de ce type :

- Qui sont les universitaires spécialisés dans ce domaine au Brésil ? Dans quelles universités officient-ils ? A quelles autres disciplines sont-ils liés ? (Les relations transdisciplinaires varient d’une culture à une autre).

- Dans quels paradigmes les politistes brésiliens s’inscrivent-ils ? Comment situer ces courants par rapport à l’histoire brésilienne ? Portugaise ?

- Quelles relations avec les politistes à l’échelle régionale (Argentine, Chili – pays où l’universalisme francophile a une audience).

- Quelles perspective pour les politistes Français dans cet environnement ? Comment est perçu le paradigme français (laïcité, universalisme, lissage des inégalités territoriales et des anisotropies…) ?

Voilà de vraies questions. Plutôt que les hôtels de luxe (matériaux standardisés et aseptisés), on aurait aimé savoir ce qu’il y avait ENTRE les hôtels, tant sur le plan des paysages, des rencontres que des relations intellectuelles… Etes-vous trop limité pour vous pencher sur cela ?

@ Rodolphe,
Tu oublies surtout que notre Richard n’est pas un intellectuel, que ce soit politiste ou autre. C’est un pur énarque de cabinet, qui n’est même pas resté assez longtemps en fonction au Conseil d’Etat devenir un juriste crédible. On a donc un misérable compte-rendu administratif d’un voyage de technocrate. Le pire, c’est qu’il en est fier.

Pardon : « pour » devenir, bien sûr.

Et le pire, c’est qu’il se permet de faire la leçon aux professeurs de droit sur la façon d’enseigner cette noble discipline.

Pour ce qui est des chercheurs identifiés à Sciences Po comme travaillant sur l’Amérique latine, vous pouvez consulter la page
Annuaire thématique
et aussi celle-ci
Liste des chercheurs du CERI
Quand aux actions de coopération, il faut voir le site de la direction des affaires internationales (en chantier) et celui de l’OPALC.
Ceci ne sont que des bouts de réponse. Mieux que rien.

Entre le Sofitel et la distinction vols Air France / TAM, on ne peut qu’applaudir l’introduction, empreinte d’autosatisfaction, qui demeure la meilleure section de l’article.

Une question demeure: quelle est l’enveloppe globale consacrée à cette formidable aventure?

Lecteur de vos posts depuis quelques mois, ils ont grandement motivé mon abandon de candidature à Sciences Po. Je vous enverrai une carte postale de la LSE dès la rentrée…

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