Guillaume Bresson, lauréat du Prix du jury Sciences Po pour l’Art contemporain

(Guillaume Bresson, le lauréat)

Le Prix du jury Sciences Po pour l’Art contemporain a été attribué à Guillaume Bresson. Son œuvre, sans titre, représente une scène violente de rue. Félicitations donc au jeune artiste, diplômé de 
l’Ecole
 Nationale 
Supérieure 
des 
Beaux‐Arts de Paris. La remise des prix au 28 rue des Saint-Pères a attiré un public nombreux et prestigieux comme Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre de la Culture, ou Claire Chazal.

L’entrepreneur Alexandre Allard a fortement soutenu ce nouveau prix. Dans un discours engagé, il a a rappelé la place et le rôle de moteur que la France se devait de tenir dans l’Art Contemporain. Il a aussi plaidé pour que « les grands décideurs de ce monde, les politiques, les chefs d’entreprises, les banquiers » écoutent plus la voix des artistes. Pour lui, ce sont des visionnaires qui sentent les évènements et peuvent nous alerter et nous éclairer, par leurs émotions, sur les changements du monde. Le poète Saint-John Perse n’écrivait pas le contraire dans son discours au Nobel en 1960:

Au poète indivis d’attester parmi nous la double vocation de l’homme. Et c’est hausser devant l’esprit un miroir plus sensible à ses chances spirituelles. C’est évoquer dans le siècle même une condition humaine plus digne de l’homme originel. C’est associer enfin plus largement l’âme collective à la circulation de l’énergie spirituelle dans le monde … Face à l’énergie nucléaire, la lampe d’argile du poète suffira-t-elle à son propos? Oui, si d’argile se souvient l’homme.

Et c’est assez, pour le poète, d’être la mauvaise conscience de son temps.

(Mathieu Weil)

J’ai remis le prix du public à Matthieu Weil que vous avez plébiscité pour son oeuvre « Sans nom (rue de Dunkerque)».

Les dix artistes de la sélection officielle du Prix Sciences Po pour l’Art contemporain exposent leurs œuvres dans le Hall du 28, rue des Saints-Pères jusqu’au 12 mai 2010.

Bravo une nouvelle fois aux étudiants qui ont été à l’origine de ce prix qui permet, un peu plus, la rencontre entre Sciences Po et les Arts.

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