Bruno Latour – Pour une Ecole des arts politiques: Manifeste compositionniste

Suite du Cycle Selon Bruno Latour au Centre Pompidou, le 1er juillet 2010 à 19h30, avec le lancement officiel de l’Ecole des arts politiques.

« Les arts et la politique ne sont trop souvent reliés que par l’art officiel de sinistre mémoire, la commande publique, ou, plus savamment, par l’explication que l’on donne parfois des œuvres d’art en terme de « pouvoir » et de « contexte social ». Or, il existe bien d’autres liens possibles entre la liberté que donne les œuvres et la liberté que recherche toujours, obstinément, la politique. Ces liens multiformes on les rencontre dès que l’on suit comment des citoyens, des élus, des activistes, des experts parviennent à briser les formes usuelles de représentation pour formuler à nouveau les problèmes, les affaires, les conflits qui les rassemblent et qui les divisent. La « chose publique » ne peut se composer qu’à la condition d’avoir assez de gens capables d’articuler les enjeux, de les représenter et de les composer à nouveaux frais. Les arts, les sciences, les politiques sont affaires d’articulation. Sans les artistes, nous resterions inarticulés. Sans les politiques, nous serions incapables d’articuler nos positions et d’en changer. Sans l’articulation du monde par les sciences, le monde resterait muet. » Bruno Latour

Pour le dernier volet du « Selon Bruno Latour », ce dernier présente et lance officiellement l’Ecole des Arts Politiques de Sciences Po (SPEAP) dont il est l’instigateur, une proposition originale pour réarticuler les liens innombrables entre les arts, les sciences et la politique.
Le Centre Pompidou et The Harvard University Graduate School of Design, partenaires privilégiés de SPEAP,seront présents. Convaincus de l’originalité et de l’importance de cette école, ils ont soutenu le projet dès son origine et participent activement à sa mise en œuvre prochaine.

Avec le soutien d’AXA Private Equity, Partenaire Fondateur de l’Ecole des arts politiques
Avec The Graduate School of Design de Harvard et le Mnam.

Le jeudi 1er juillet, 19h30, Grande salle, niveau -1
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Renseignement :
Christine Bolron, tel : 01 44 78 46 52, @ : christine.bolron@centrepompidou.fr
Pour recevoir les annonces de nos soirées :
Claire Couffy, tel : 01 44 78 49 17 , @ : paroleaucentre@centrepompidou.fr

Un commentaire

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L’absurdité de l’entreprise saute aux yeux. ScPo manque déjà de ressources pour assurer un encadrement scientifique convenable dans les spécialités qui sont les siennes. Une faiblesse qui entraine l’établissement dans les tréfonds des classements internationaux. Rien qu’à Paris, Assas a 150 professeurs de droit, l’école de droit de ScPo, 10. Pour le même nombre d’étudiants, Dauphine a 350 professeurs, ScPo, 50.

Mais Richard Descoings considère que la priorité est d’ouvrir une nouvelle école sur une thématique improbable. Car une vraie école d’art ne peut se voir cantonnée aux supposés « arts politiques ». Ceux-ci ne sont qu’une lubie de Bruno Latour dont le discours passe allègrement du registre du professeur à celui du prophète. La justification qu’il donne de cette école, une fois décrypté le style pseudo philosophique, permet d’ailleurs de justifier tout et n’importe quoi. Puisqu’il faut articuler tout avec tout et que le politique touche à tout, on a là un vaste programme. Un directeur responsable mettrait le hola. Mais Richard Descoings est plus conduit par sa mégalomanie que par une stratégie réfléchie au service de l’institution.
A propos, le Conseil d’Administration de la FNSP a-t-il approuvé la création de cette école des arts politiques ?

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