Ouverture de l’école des Affaires Internationales

J’ai présenté à la presse mardi 30 juin la nouvelle Ecole des Affaires Internationales de Sciences Po (PSIA : Paris School of International Affairs) avec Ghassan Salamé, directeur de l’Ecole des Affaires Internationales. L’école accueillera, en septembre 2010, 500 élèves dont 430 élèves dans la formation diplômante et 70 en échange. « C’est la première grosse école de Sciences Po en terme de taille, les autres (journalisme, communication, droit) regroupant seulement 30 à 40 étudiants par promotion », a souligné Ghassan Salamé. La création de cette école, plus professionnelle et plus en accord avec les besoins des grandes entreprises, ONG et institutions internationales, permettra d’améliorer le nombre et la qualité des débouchés pour nos étudiants.

La dépêche de l’agence AEF:

L’IEP de Paris ouvre une « école des affaires  internationales » qui diplômera 500 étudiants par an:


Sciences Po Paris ouvrira en son sein à la rentrée 2010 une « école des affaires internationales » qui regroupera 6 masters et 15 « mineures complémentaires ». Elle accueillera environ 1 000 étudiants de niveaux M1 et M2, un  tiers en provenance du collège de Sciences Po (premier cycle) sans sélection, deux tiers en entrée directe (prévisions pour 2011). Environ 15 % d’entre eux seront des étudiants étrangers en double-diplôme. « C’est la première grosse école de Sciences Po en terme de taille, les autres (journalisme, communication, droit) regroupant seulement 30 à 40 étudiants par promotion », explique le doyen de la nouvelle école, Ghassan Salamé. « Nous utilisons le terme d’école car c’est celui des grandes universités internationales. Il s’agit d’une unité pédagogique autonome, au sein d’une université. L’IEP compte désormais 10 000 étudiants, et nous avons besoin de ces structures de gouvernance intermédiaires, notamment pour gérer le volet de l’insertion dans la vie active des étudiants ».

« Cette école est à visée professionnelle », souligne ainsi Ghassan Salamé. « Nous avons commencé par l’aval, en examinant les débouchés professionnels. » Un comité de préfiguration, présidé par Jean-Pierre Jouyet (ancien secrétaire d’État aux affaires européennes) et composé d’employeurs potentiels (ONU, ONG…), a été mis sur pied il y a 6 mois pour définir les contours de la nouvelle école. « Nous les avons questionnés sur les débouchés potentiels dans telle ou telle spécialité. Par exemple, ils nous ont encouragés à monter un master dans le domaine de l’énergie, ce que nous faisons à la rentrée », annonce le doyen.

« MEILLEURE SYMBIOSE AVEC LES CENTRES DE RECHERCHE »

Un autre nouveau master en « droits de l’homme et action humanitaire » sera également lancé. « En 2011, nous devrions compter 10 masters, dans des domaines nouveaux, qui permettront de désengorger les filières
traditionnelles de l’IEP ». L’objectif est aussi d’atteindre un taux de placement des diplômés « au moins égal à celui des autres filières », ce qui n’était pas le cas du master en affaires internationales de l’IEP jusqu’à présent.
Enfin, l’école des affaires internationales proposera une « seconde génération de masters », réservés à des
professionnels ayant 4 ou 5 ans années d’expérience. Le premier portera sur les « pratiques du
développement ».

La mission de cette école des affaires internationales sera aussi « d’irriguer tous les cycles de Sciences Po en
cours sur l’international » (soit 320 cours optionnels accessibles à tous les étudiants de l’IEP). « L’école sera
également davantage en symbiose que les anciens masters avec les centres de recherche de l’IEP. Ce qui est
urgent, c’est moins d’engager de nouveaux chercheurs à Sciences Po que de faire en sorte qu’unités de
recherche et unités d’enseignement arrêtent de se tourner le dos », précise Ghassan Salamé. « J’ai donc voulu qu’une majorité de chercheurs soient présents dans cette école pour diffuser leurs travaux auprès des étudiants. » Le doyen annonce à cette occasion que l’école recrutera « un nouveau professeur à plein temps chaque année ». « Le premier, un professeur de droit privé spécialisé sur les droits de l’homme, sera recruté dans trois jours. » L’équipe d’encadrement de cette structure compte pour sa part « une dizaine de membres».

2 commentaires

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La belle entreprise que voilà!

Rebaptiser « Ecole » un master qui est une usine à chômeurs, au point que la direction le retire des statistiques d’insertion des diplômés, ça change quoi ?

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