« Sciences Po est à la fois à la pointe de la mode et à contre-courant »
Pendant l’été les étudiants diplômes summa cum laude et les lauréats de la vie étudiante reviennent sur leurs expériences de Sciences Po et leurs meilleurs souvenirs, afin de laisser un petit message a ceux qui les remplaceront de manière tout aussi brillante sur les bancs de l’amphi Boutmy. Première chronique de Damien Ientile, master Affaires publiques:
Je suis entré à Sciences Po pour faire le master Affaires publiques. C’est à présent chose faite.
Deux années à Sciences Po, cela passe très vite. La multiplication des fiches techniques, les interrogations surprise dès potron-minet et les heures d’angoisse consacrées aux inscriptions pédagogiques ne me manqueront pas. Tout le reste, si. Y compris les galops du samedi après-midi à la « Maison des examens ».
Le matin, dès l’aube, je partais à Sciences Po avec le sourire. Ravi de retrouver des camarades qui n’ont pas peur d’associer le travail, le rire et la bonne humeur, que ce soit au Basile ou à la bibliothèque. Ravi aussi d’écouter des enseignants qui savent transmettre leur savoir avec talent, et parfois avec beaucoup d’humour, notamment Cécile Isidoro, Olivia Moussouris, Damien Cazé et Stéphane Diémert.
Si je me suis toujours plu à Sciences Po, c’est aussi parce que cette école est paradoxale : elle est à la fois à la pointe de la mode et à contre-courant. A la pointe de la mode lorsqu’elle s’internationalise à grande vitesse, qu’elle se lance dans l’ « e-cours », qu’elle crée le « Collège universitaire ». Mais aussi, et c’est le plus important, à contre-courant, lorsqu’elle continue à enseigner à tous ses élèves, à côté de disciplines techniques comme le droit et l’économie, les disciplines classiques, la philosophie politique, l’histoire, bref les humanités, qui ailleurs sont en perte de vitesse. Sciences Po forme en effet à la fois des généralistes et des spécialistes… mais surtout elle forme des personnes qui apprennent à réfléchir, voire à penser, avant d’agir.
Si je n’avais qu’une chose à dire aux futurs élèves de la rue Saint-Guillaume, ce serait, sans réserve d’interprétation : « vous avez fait le bon choix. »
Damien Ientile












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