« Sciences Po : du Charollais à New York City » – Chronique de l’été

Pendant l’été les étudiants diplômes summa cum laude et les lauréats de la vie étudiante reviennent sur leurs expériences de Sciences Po et leurs meilleurs souvenirs, afin de laisser un petit message a ceux qui les remplaceront de manière tout aussi brillante sur les bancs de l’amphi Boutmy. Cinquième chronique par Estelle Raimondo, master Affaires Internationales.

Il m’a fallut quelques semaines de réflexion pour trouver la véritable réponse à cette question : qu’est-ce que Sciences Po m’a apporté ? Une fois l’excitation de la cérémonie de remise des diplômes terminée, une fois la fin de l’aventure Sciences Po réalisée, ce que j’ai en main et que Sciences Po m’a donné c’est un Passeport pour le monde, avec de multiples pages pour de nombreux visas. En quelques mots et pour paraphraser notre Directeur, pour moi se fut : Sciences Po : du Charollais à New York City.

Les premières pages du passeport ont été estampillées par le simple fait d’étudier des problématiques internationales d’un point de vue multidisciplinaire, perspective que seule Sciences Po pouvait véritablement m’offrir en restant en France pour faire mes études supérieures.

Plusieurs pages ont aussi déjà été tamponnées par les voyages et séjours d’études durant mon passage à Sciences Po. Encore une fois, seule Sciences Po pouvait me délivrer de tels titres de séjour, dans le paysage académique français. Ce fut donc un premier départ pour les Etats-Unis pour ma troisième année à l’étranger passée dans le petit paradis estudiantin de Wellesley College, près de Boston ; suivi d’un coup de foudre pour ce pays, sa culture académique et de la découverte d’une passion pour le développement économique et l’autonomisation des femmes. Ce fut ensuite le Sénégal pour enseigner dans une école primaire durant l’été précédent mon entrée dans le Double Diplôme Sciences Po- Columbia University en Economie et Politique du Développement. Une autre page fut remplie par le Burkina-Faso (non pas par une visite mais par un engagement) avec ma contribution à l’Association de Sciences Po Nabrabogo pour la microfinance. Un autre visa pour les Etats-Unis a suivi pour mon année de Master à la School of International and Public Affairs à New à New York City. Enfin, ce fut l’Inde pour un projet d’étude d’impacts d’un programme de microfinance sur l’autonomisation des femmes bihari qui y participent.

Le nom de Sciences Po, la réputation des générations qui m’ont précédées sur ces bancs, le travail immense de ses équipes pour ouvrir Sciences Po au monde, m’ont non seulement permis de tracer ma route internationale mais aussi d’obtenir des financements des gouvernements français (Bourse au mérite) et américain (Fulbright) pour que le passeport soit accompagné des devises nécessaires.

La page du passeport la plus récente est celle de mon premier emploi en tant qu’évaluateur spécialiste associée à l’UNESCO. Ici les bons conseils de Sciences Po Avenir sur l’importance de maintenir les liens et d’étendre le réseau, et le soutien individualisé que j’ai reçu par les services carrière de Sciences Po ont vraiment été utiles. Mon passeport se transforme donc en laissez-passer international et en plaque d’immatriculation diplomatique, pour cette première année en tant que jeune diplômée… Merci Sciences Po !

Estelle Raimondo, Master Affaires Internationales

4 commentaires

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Les multiples échanges universitaires à l’international un vrai plus pour Sciences Po (paroles d’HEC.
Beau parcours Estelle! Tu peux être fiere, d’autres Sciences-Po n’ont pas su « make the most of it as much as you did »

La major de Sciences Po, malgré le parcours tout à fait respectable, est incapable de rédiger sa « chronique de l’été » sans commettre des fautes d’orthographe…

Boutmy, pour information, la forme correcte est « sans commettre de faute d’orthographe », sans pluriel.

Le péremptoire, c’est beau, mais cela a une limite: il faut être en mesure de ne permettre aucune objection.

Mais d’après mes connaissance, le poste de spécialiste associé en évaluation est jusqu’à aujourd’hui « en évaluation » après avoir été mis sur le site des postes vacants et envoyé aux Etats membres. Donc, je ne comprends pas, cela ne veut aucunement dire que Estelle ne mérite pas ce poste et +, mais je parle d’une procédure de recrutement

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