« Sciences Po, entre ouverture et diversité, un enrichissement de tous les instants » – Chronique de l’été
Pendant l’été les étudiants diplômes summa cum laude et les lauréats de la vie étudiante reviennent sur leurs expériences de Sciences Po et leurs meilleurs souvenirs, afin de laisser un petit message a ceux qui les remplaceront de manière tout aussi brillante sur les bancs de l’amphi Boutmy. Sixième chronique par Paul Hanry, master Affaires Publiques.
« Alors tu vas devenir ministre ? » Voilà bien une phrase que j’ai entendue à plusieurs reprises alors que je m’apprêtais à entrer à Sciences Po. Souvent lancée sur le ton de la boutade, par des amis, des proches, elle traduisait bien la réputation – à la fois flatteuse mais aussi réductrice – que l’on fait parfois à Sciences Po. Mais il faut bien l’avouer, j’avais moi-même quelque peu l’impression, en ce début de septembre 2005, de me lancer dans l’inconnu.
Cet inconnu, c’était d’abord Nancy, hier capitale des ducs de Lorraine, aujourd’hui capitale de la « Franco-deutschophonie ». Pour moi, germaniste de cœur, il n’y avait pas de meilleure entrée en matière à Sciences Po que le premier cycle franco-allemand. Le sentiment de se retrouver dans une petite famille, d’apprendre de nos voisins, les cours de droit constitutionnel du mythique François Borella, le métissage culturel et linguistique, les débats, les soirées, la coupe du Monde 2006 en Allemagne, la joie de se sentir Européen, tout simplement…
Et puis après une année « hors les murs », le temps de reprendre sa respiration, voici que se profile déjà le master. Il est vrai que les exposés, dissertations, galops et autres fiches techniques ne nous avaient pas vraiment manqués mais c’est au final la joie de se retrouver à Paris, d’apprendre et de découvrir encore, qui l’emporte. Deux années intenses, sur le plan du travail, mais pas uniquement : la richesse de la vie culturelle et associative, les rencontres, les personnalités qui nous font l’honneur de partager chaque année leur riche expérience, comme Lionel Jospin, Martin Hirsch, Vaclav Havel, Peter Mandelson et tant d’autres.
Au final, cinq années inoubliables et beaucoup de très bons souvenirs, un sentiment de nostalgie, déjà. Ce que je retiendrai de Sciences Po, au-delà de ses méthodes et de ses enseignements, c’est avant tout l’importance de l’ouverture et de la diversité : un enrichissement humain et intellectuel au quotidien que l’on n’est pas près d’oublier.
Paul Hanry, master affaires publiques












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