Archive de la catégorie ‘Dans les médias’

Le Monde - L’Italie voit un signe de « déclin » dans l’expatriation de ses jeunes diplômés

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Pierluigi Celli, le directeur de l’université de la Luiss (Libre Université internationale des études sociales), à Rome, en convient lui-même. Sa lettre ouverte à son fils, publiée par le quotidien La Repubblica le 31 novembre, est une « provocation ». Elle a d’ailleurs fait du bruit. « Mon cher fils, commençait-il, tu es sur le point de terminer l’université. (…) C’est pour cela que je te parle avec amertume, pensant à l’avenir qui t’attend. Ce pays, ton pays, n’est plus un endroit où il est possible de rester avec fierté (…). Dans ce pays, si tout va bien, tu commenceras par gagner un dixième du salaire de n’importe quel porte-serviettes, le centième de ce que gagne une starlette de la télévision. Pars. Prends le chemin de l’étranger, choisis d’aller là où la loyauté, le respect et la reconnaissance du mérite sont encore des valeurs. »

Au téléphone, M. Celli explique : « Aujourd’hui, en Italie, en raison de la crise, une génération entière de jeunes diplômés va être sacrifiée. Un pays qui ne s’occupe pas de ses jeunes est un pays en déclin. Les recommandations, les combines, les pistons sont un folklore dont nous devons nous débarrasser. » Ancien dirigeant de grandes entreprises, il reconnaît lui-même sa part de responsabilité en tant que directeur d’une université grandie sous l’aile de la Confindustria, le Medef italien : « Une personne seule ne peut pas tout changer. »

Le Figaro - Descoings-Blanquer : les nouveaux maîtres à penser

Lire aussi mon article sur « Dassault attaque« .

Lire l’intégralité de cet article de Natache Polony dans Le Figaro

L’un dirige Sciences Po, l’autre devient un homme clé de l’Éducation nationale.

Richard Descoings, le héraut des ZEP

Jean-Michel Blanquer, l’homme de la «cagnotte»

Communication et pragmatisme

Le premier n’en finit plus de faire parler de lui. Il est de toutes les batailles. Surtout quand elles ont pour objet cette «diversité» dont il s’est fait le chantre. Le second a créé la polé­mique en annonçant la mise en place dans trois lycées de son académie d’une cagnotte pour récompenser les élèves assidus, avant d’être nommé à la Direction générale de l’enseignement scolaire (Degesco). Richard Descoings, le directeur de Sciences Po, s’est taillé une cote à sa mesure dans les médias. Et Jean-Michel Blanquer, ancien recteur de l’académie de Créteil, est peu à peu apparu comme la «boîte à idées» d’une éducation nationale mal en point. Enfants chéris des médias et des politiques, ils réussissent, dans la controverse ou dans le consensus, à faire événement et à polariser le débat. Et si le premier est, certes, plus en vue que le second, dont la nomination à la tête d’une administration «pachydermique» risque de brider la verve, tous deux incarnent, en se parant des plumes chatoyantes de la modernité, un certain avenir de la maison Éducation nationale.

Richard Descoings, le héraut des ZEP

Le grand public a découvert le très actif directeur de Sciences Po en 2001, quand il a lancé sa filière d’accession parallèle pour certains élèves de zone d’éducation prioritaire (lire l’encadré). Depuis, il n’a plus quitté le devant de la scène, prenant position sur chaque sujet, en avançant comme caution la réussite d’une réforme ZEP autoévaluée. Il promet aux médias la création d’un lycée d’excellence en Seine-Saint-Denis, qui ne verra jamais le jour ; il tonitrue contre l’«élitisme républicain» et se fait l’apôtre de l’ouverture sociale d’un enseignement supérieur qu’il voudrait voir ressembler aux grandes universités américaines.

Annoncé ministre d’un bord ou de l’autre, il est finalement chargé par Nicolas Sarkozy de sauver la réforme du lycée. Il part donc à la rencontre des lycéens, récolte leurs doléances, avant de rendre le 2 juin 2009 un rapport consensuel, très loin de la révolution amorcée par le ministre. De Richard Descoings, ceux qui l’ont vu mener sa mission auprès des lycéens disent qu’il est «habile», «très compliqué», et même «dissimulé». «Il fallait faire croire aux lycéens qu’on les écoutait, ­lâche un artisan de la réforme. Il fait ça très bien. Il en a sorti un rapport très prudent. Finalement, la réforme actuelle est beaucoup plus ambitieuse que ne l’était son rapport. »

Alors que certains le voient déjà remplacer Xavier Darcos, il retourne rue Saint-Guillaume. Non pas que cet homme de gauche ne puisse être tenté par une proposition émanant de Nicolas Sarkozy. D’aucuns murmurent même qu’il aurait l’heur de plaire à la première dame. «Il avait exigé comme condition un gel des suppressions de postes », affirme un proche. On le voit revenir en 2012, en cas de deuxième mandat. Mais quand on a refusé ce genre de plat, peut-il repasser ? «Il peut espérer plus que ministre de l’Éducation nationale, juge un ancien conseiller du ministère. C’est un poste qui abîme une image. Et son domaine, c’est l’enseignement supérieur…  » En attendant un destin à sa mesure, Richard Descoings se pose en réformateur.

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Natacha Polony

Le Monde - Apprendre à vivre sur la planète Pandora…, par Bruno Latour

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Charte de l’environnement, article 4, qui a valeur constitutionnelle : « Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attribution, à la mise en oeuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. »

Le film de James Cameron Avatar offre un commentaire particulièrement frappant de cet objet non identifié qu’on appelle depuis une vingtaine d’années « le principe de précaution ». Le complexe militaro-industriel qui exploite sans remords apparents les ressources de la planète Pandora applique un principe exactement contraire de totale indifférence aux conséquences lointaines de ses actions. Pillons d’abord, on discutera plus tard. Ou plus exactement un principe de connaissance certaine : je sais, donc je n’ai pas – ou plus – à apprendre. « Je sais quelle est la véritable valeur de la planète (le minerai qui fait sa richesse et que les sauvages ignorants n’exploitent même pas), et j’agis donc en conséquence. Je sais que la planète Pandora, comme la Terre, ne peut qu’être inanimée, et donc je peux agir pour détruire les obstacles qui gênent l’exploitation sans avoir à prendre aucune précaution particulière. »

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Bruno Latour

Libération - Un nouveau mag pour le Grand Paris

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Alors que Huchon, Delanoë et Blanc se disputent sur la définition du futur Grand Paris, des jeunes journalistes diplômés de l’école de journalisme de Sciences Po lancent un magazine sur la métropole.

Un nouveau magazine intitulé «Megalopolis, le journal du très Grand Paris» sortira dans les kiosques et librairies d’Ile-de-France le 15 février.

Au départ bimestriel, ce magazine grand format de 48 pages sur papier recyclé, qui fait une large place à la photo, doit devenir mensuel à partir de septembre.

Conçu par une dizaine de diplômés de l’école de journalisme de Sciences Po Paris pour qui «la presse écrite est un secteur viable dès lors qu’elle propose un contenu original», il veut accompagner l’émergence du Grand Paris au travers de sujets de société, de politique ou encore de sports et culture.

«Paris doit s’agrandir, il s’agit de repenser toutes les questions à l’échelle métropolitaine», a expliqué à l’AFP Marina Bellot, directrice de publication du magazine créé en association avec Christian Fevret, fondateur et directeur des Inrockuptibles.

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TF1 - « C’est la République qui a inventé les bourses, c’est la République qui veut que l’école vienne transformer la société » : 20h de TF1, le 8 janvier

Reportage sur la proportion d’élèves boursiers dans les Grandes Ecoles dans le 20h de TF1 du 8 janvier

http://www.vimeo.com/8668586

Dans les médias

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