Archive de la catégorie ‘Dans les médias’

Le Parisien.fr - « Les facs font la chasse à l’homophobie »

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Jila Varoquier | 20.09.2009, 07h00

Les facs font la chasse à l’homophobie

Une campagne de lutte contre l’homophobie démarre dans toutes les universités. Preuve que les étudiants ne sont pas à l’abri de préjugés à l’égard des homosexuels.

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Est Républicain - Les 10 ans de Sciences Po à Nancy…

Rentrée solennelle, hier à Nancy, sur le campus franco -allemand en présence de Richard Descoings.

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L’article ici.

AFP - Time to negotiate seriously on climate: European power

(AFP) – 1 day ago

PARIS — Foreign ministers from major European countries pleaded on Tuesday for parties to the upcoming UN climate talks in Copenhagen to start negotiating earnestly to save Earth from the worst ravages of global warming.

They also heaped praise on Japan’s plan for a 25-percent cut in its carbon pollution, but said only a wider deal in Copenhagen would prompt the European Union (EU) to spice its own offer on emissions reduction.

« We are here with a warning, and the warning is that the world will sleepwalk towards December and not realise that it has to up its game if we are to get a deal, » British Foreign Secretary David Miliband said in Paris.

« The warning is that Copenhagen is in the balance. The warning is that if we leave it to business as usual and negotiations as usual, we will not get the sort of deal that we need. »

Miliband was flanked by France’s Bernard Kouchner and Carl Bildt of Sweden, whose country is current president of the European Union (EU), at a seminar at the Sciences-Po school of political science.

Danish deputy foreign minister Claus Grube, whose country hosts the climate marathon, also attended.

« There’s only three months left to the Copenhagen conference, » said Kouchner. « Things are urgent. »

Kouchner pointed to the long list of ills that faced the planet without action.

These included, he said, the risk of 200 million « climate refugees » — people forced from their homes by hunger, storms, droughts and related conflicts — by mid-century.

« The outcome is not preordained, but we must make haste. The challenge is huge. »

The December 7-18 talks under the 192-nation UN Framework Convention on Climate Change (UNFCCC) aim to craft a post-2012 pact for curbing the heat-trapping gases that drive perilous global warming.

The treaty will also spell out ways of helping poor countries make a switch to a low-carbon economy, thus avoiding the polluting path trodden by their richer counterparts.

But progress has been stymied over who will be first to declare their hand and by rival demands from rich and poor countries that the other side make concessions.

Bildt said the EU would be meeting with the leaders of Brazil, China, Russia and the United States in the runup to Copenhagen.

Questioned by AFP, Bildt and Miliband hailed Japan for its announcement on Monday that it planned to cut its greenhouse-gas emissions by 25 percent by 2020 compared with 1990 levels.

But they said this would not by itself prompt the EU — which until now has led the bidding in the climate poker — to deepen its own emissions cut.

The EU has unilaterally promised to go from a cut of 20 percent by 2020 over 1990 levels to 30 percent if other major players follow suit.

The move to 30 percent « is dependent on a deal at Copenhagen, the way things are at the moment, » said Bildt.

« We have committed ourselves to go to 30 percent if there is a deal in Copenhagen. When I listen to the technical experts, they are now somewhat more optimistic on the possibility of doing that without major sacrifices. »

Miliband said the announcement by premier-in-waiting Yukio Hatoyama was « one of the most significant changes for some time » and a sign of « leadership. »

« The European Union has made clear that it will go to a 30 percent cut in the context of a global deal. So I think that this is a helpful spur to the discussions. We look forward to final decisions in America, Canada, elsewhere, but also obviously from the emerging countries as well. »

Britain, Denmark, Finland and Sweden will meet at foreign minister level in Copenhagen on Thursday, the Danish government said on Tuesday.

Copyright © 2009 AFP. All rights reserved.

Marie Claire - Le témoignage d’une ancienne élève…

Lu sur Marieclaire.fr

Grandes écoles: elles témoignent
Julika Gross, 25 ans. ENA. Promotion Emile Zola

Cursus: Bien qu’allemande, j’ai effectuée ma 1ère au lycée Clémenceau à Montpellier, par passion pour la langue française. Bac au lycée français de Berlin. Diplôme de Science po (option trillingue) après admission directe en 1ère année (grâce à ma mention très bien au bac ES). Licence de philo. Je suis la première étrangère reçue au concours externe de l’ENA.

Parents: Mère directrice d’une école primaire, père professeur d’histoire et de physique dans un collège.

Toute petite déjà? Mes parents ne parlent pas français, mais sont francophiles. Deux déclics: j’avais 7-8ans, et je campais avec mes parents en Bretagne. Impossible de communiquer avec les enfants du camping! Je me revois traçant une horloge dans le sable pour donner rendez-vous à 15 h à une petite Française. Elle ne comprenait pas. J’étais désespérée. C’est grâce à elle que j’ai appris le français, puis tenté science po et l’ENA! (rires). Patricia Kaas. Une passion familiale. J’ai progressé en français en traduisant ses chansons comme Hotel Normandie. Bien mieux que mes manuels de français bourrés de pseudo expressions populaires ridicules … totalement inconnues des Français comme : ‘pas dégueu Mathieu’,ou ‘pas mal Pascal’. Résultat, meilleure note de ma classe au bac français en 1ère, à Montpellier: un exploit pour une Allemande!

Les clés de sa réussite : Mon école primaire n’avait rien de prestigieux: 50% des élèves étaient issus de l’immigration. Mais j’ai toujours été ambitieuse, curieuse et grande lectrice (fan de romans historiques depuis l’âge de 10 ans). Faire travailler mes neurones, apprendre, sont les plus grands plaisirs de ma vie. Au lycée français de Berlin, il y avait beaucoup d’enfants de diplomates, avec un bagage culturel plus important que le mien. Je voulais réussir aussi bien qu’eux. J’ai eu l’ENA parce que je suis une bosseuse, pas parce que je suis surdouée. Je suis prête à faire des sacrifices pour atteindre mes objectifs .

Projet professionnel : haut fonctionnaire. Administrateur civil dans un ministère. Elève fonctionnaire, je dois dix ans à l’Etat français. Mon futur poste dépendra de mon classement de sortie.

Quelle quantité de travail par jour?

De 8h à 23h, que j’aie cours ou pas. Ca suffit si on est organisée. Mais Je regardais les infos, et je lisais un quotidien pour ne pas être déconnectée de tout.

Film, pièce, expo, concert …votre seul plaisir pendant vos années prépa?

Pelleas et Melisande, drame lyrique de Claude Debussy au Théâtre des Champs-Elysées. Un moment magique.

Des regrets de ne pas avoir eu une jeunesse ‘normale’?

Parfois. Et pendant les vacances. Quand je repensais à ce que me disait ma mère : ‘Tu verras quand tu seras étudiante… les plus belles années de la vie’.. Je me disais: ‘il fait 30° à l’ombre et je suis plongée dans un traité de droit administratif, alors que je pourrais être à la plage, comme les autres…’Mais mon bonheur n’est pas forcément celui des autres filles. J’ai la jeunesse qui me convient,

Et les garçons?

Enarques et sciences-po ne sont pas particulièrement impressionnés. Dans d’autres milieux, ils sont plus curieux… Je me bornerai à dire que je n’ai pas été un zombie sur ce plan-là. Jai eu une vie affective. J’ai continué à vivre (rires).

Libération - Rebonds de Camille Pascal : Google, la Bibliothèque nationale et le syndrome du moine copiste

Pages Rebonds du 7 septembre
Par CAMILLE PASCAL
secrétaire général de France Télévisions

CamillePascal_Libé_7sept09

Le Léviathan nouveau est arrivé ! Il a quelques semaines d’avance sur le beaujolais

et porte un nom rigolo. mais il ne faut pas s’y fier, il est redoutable. Les gardiens du temple sont formels ; Google menace les siècles d’intelligence conservés à la Bibliothèque nationale de France où l’hydre moderne bénéficierait même de complicités internes.

Sommé de s’expliquer, le président de la BNF confesse avoir repris des négociations avec les équipes de Google.

Il n’est pas encore accusé d’apostasie mais cela ne saillait tarder et un bûcher se dresse certainement déjà quelque part. Si la civilisation française vit ses dernières heures, la gravité de l’instant mérite peut-être que l’on sorte de l’anathème pour essayer de raisonner, un peu.

[…]

Le classement des pages sur Google ne relève pas de l’idéologie mais de la technologie. Certes, cette technologie est aux mains d’une entreprise privée et celle-ci cherche à faire des profits. Cependant, avant de tirer des bénéfices de sa bibliothèque numérique mondiale, Google va devoir investir des sommes colossales. Pour les seuls fonds français datant de la IIIe République, le chantier est évalué à 80 millions d’euros. Qu’une entreprise assume ce risque financier – dans une économie numérique toujours fluctuante, rien ne garantit les profits – ne me choque pas : ne perdons pas de vue que des pans entiers de notre patrimoine, du château de Versailles à la cathédrale de Strasbourg, ne seront jamais numérisés. En outre, il ne faut pas craindre de traiter Google comme une entreprise privée, de poser des conditions strictes ou encore de faire jouer la concurrence. Il va de soit, au pays de Beaumarchais, que les droits des ouvrages qui ne sont pas tombés dans le domaine public doivent être protégés.