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	<title>Richard Descoings &#187; L&#8217;enseignement supérieur et la recherche</title>
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	<description>Le blog de Richard Descoings</description>
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		<title>A Sciences Po, les étudiants planchent sur les inégalités entre hommes et femmes &#8211; Le Monde</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jun 2010 08:10:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[Article de la journaliste Anne Chemin, publié dans Le Monde du 01/06.
Il a hérité d&#8217;un joli  nom qui lui portera peut-être chance : Présage. Le programme de  recherche et d&#8217;enseignement des savoirs sur le genre de Sciences Po et  de l&#8217;Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) est sans  équivalent en France. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2010/06/01/a-sciences-po-les-etudiants-planchent-sur-les-inegalites-entre-hommes-et-femmes_1366066_3224.html" target="_blank">Article de la journaliste Anne Chemin, publié dans Le Monde du 01/06.</a></p>
<p>Il a hérité d&#8217;un joli  nom qui lui portera peut-être chance : Présage. Le programme de  recherche et d&#8217;enseignement des savoirs sur le genre de Sciences Po et  de l&#8217;Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) est sans  équivalent en France. Pour la première fois dans l&#8217;Hexagone, des  étudiants seront tenus, pour obtenir leur diplôme, de suivre des  enseignements sur les inégalités hommes- femmes. <em>&laquo;&nbsp;A notre  connaissance, aucun programme de ce type n&#8217;existe à l&#8217;étranger, y  compris aux Etats-Unis&nbsp;&raquo;</em>, constate le président de l&#8217;OFCE, Jean-Paul  Fitoussi.</p>
<p>Ces enseignements destinés aux étudiants de Sciences  Po commenceront dès la rentrée 2010 mais ils deviendront obligatoires en  septembre 2011. Certains seront dispensés en cours de droit, d&#8217;autres  en histoire, en sociologie ou en économie. Ils pourront aussi bien  porter sur l&#8217;histoire du droit de vote des femmes que sur la situation  des travailleuses à temps partiel ou la construction des stéréotypes  filles-garçons à l&#8217;école.</p>
<p>Pour le directeur de Sciences Po,  Richard Descoings, cette petite révolution pédagogique était  indispensable. <em>&laquo;&nbsp;En France, on se contente souvent de vérifier que  l&#8217;égalité est garantie par la loi, comme si cela garantissait l&#8217;égalité  réelle</em>, regrette-t-il.<em> Regardez la situation des femmes en  politique : à première vue, rien ne les empêchait, depuis 1945,  d&#8217;accéder aux responsabilités, mais il a fallu inscrire la parité dans  la Constitution pour que les partis acceptent de leur faire une place.  On nous dit souvent, circulez, il n&#8217;y a rien à voir : en fait, il y a  des tas de choses à voir !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Les nouveaux enseignements  permettront justement d&#8217;<em>&laquo;&nbsp;aller y voir&nbsp;&raquo;</em> de près. Comprendre, par  exemple, en quoi la répartition inégalitaire des tâches parentales et  domestiques au sein des couples pèse sur les carrières professionnelles  des femmes. S&#8217;interroger sur la place de la maternité dans la  construction de l&#8217;identité féminine. S&#8217;attarder sur les recherches  scientifiques consacrées au fonctionnement interne des partis  politiques, qui, malgré la parité, peinent à s&#8217;ouvrir aux femmes.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Eveiller  la curiosité&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Piloté par deux économistes de l&#8217;OFCE,  Françoise Milewski et Hélène Périvier, le projet conjuguera deux  regards. <em>&laquo;&nbsp;Nous enseignerons aussi bien l&#8217;approche socio-économique,  historique et juridique des inégalités &#8211; marché du travail, politique,  sphère familiale &#8211; que l&#8217;approche philosophique, psychologique et  anthropologique, qui se concentre sur la construction identitaire des  hommes et des femmes</em>, souligne M<sup>me</sup> Périvier.<em> Notre  but, c&#8217;est d&#8217;éveiller la curiosité intellectuelle des étudiants.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Présage  comprendra également des programmes de recherches, des séminaires, des  sessions de formation continue pour les entreprises qui s&#8217;intéressent à  l&#8217;égalité professionnelle et des conférences &#8211; la première a été donnée,  le 27 mai, par Nancy Fraser, qui dirige le département de philosophie  de la New School University de New York. <em>&laquo;&nbsp;Tous ces travaux seront  accessibles sur un site Internet</em>, précise M<sup>me</sup> Milewski.<em> Notre but, c&#8217;est d&#8217;approfondir la réflexion sur les discriminations  liées au sexe et de former ces étudiants qui auront un jour des  responsabilités au débat sur ce thème.&nbsp;&raquo;</em></p>
<div>
<div><strong>Anne Chemin &#8211; <a href="http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2010/06/01/a-sciences-po-les-etudiants-planchent-sur-les-inegalites-entre-hommes-et-femmes_1366066_3224.html">Le Monde</a><br />
</strong></div>
</div>
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		<item>
		<title>L&#8217;ordre et l&#8217;apéro &#8211; Claude Askolovitch &#8211; Le journal du Dimanche</title>
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		<pubDate>Tue, 18 May 2010 09:35:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[Tribune de Claude Askolovitch dans Le Journal du Dimanche sur les apéros Facebook.

Je m’imagine avoir vingt ans ou quasi trente, et j’en aurais encore pour quarante, cinquante à tirer avant la quille, au train où vont nos retraites effilochées, même pas entré encore dans ce monde adulte qui tire le rideau pour protéger les déjà-là, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.lejdd.fr/Chroniques/Claude-Askolovitch/">Tribune de </a><strong><a href="http://www.lejdd.fr/Chroniques/Claude-Askolovitch/">Claude Askolovitch dans Le Journal du Dimanche sur les apéros Facebook.</a><br />
</strong></h3>
<p><strong>Je m’imagine avoir vingt ans ou quasi trente, et j’en aurais encore pour quarante, cinquante à tirer avant la quille, au train où vont nos retraites effilochées, même pas entré encore dans ce monde adulte qui tire le rideau pour protéger les déjà-là, donc en galère ou en CDD qui n’en finissent pas de s’enquiller, un des nouveaux Tanguy comme on les appelle, qui s’en vont revivre chez papa-maman parce qu’il n’y a pas d’autre choix… Mais est-ce que je peux au moins boire un coup avec mes potes, et même s’ils sont dix mille à la fois, et même si je ne les connais que du Web? </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="article-body">
<div id="article-content">
<p>Ce qui se passe autour des apéros  Facebook serait cocasse si ce n’était pas odieux: cette peur du  désordre qui saisit les grands, cette colère politicienne de grands  maires, ce rappel cafard d’un magistrat qui fustige l’alcoolisme, cette  mobilisation ministérielle et, derrière, cette société calfeutrée pour  laquelle Internet est un fluide du diable. Un jeune homme est mort  d’être tombé d’un pont nantais. C’est horrible. Mais le phénomène des  apéros, le plaisir exponentiel qui prend la France et l’empêche de  dépérir d’angoisse, n’a rien à voir avec cette mort. On meurt d’alcool  ou de vertige à la sortie des boîtes de nuit, au volant de sa voiture,  en revenant d’un dîner, on peut glisser sous les sabots d’un taureau  dans une rue sudiste, mais nul ne stigmatisera les night-clubs pour  autant, ni les bagnoles ou les ferias, et jamais avec cette morgue, ce  mépris qu’ont les gens installés pour ce qu’ils ignorent.</p>
<p>Ce qui terrifie dans les apéros,  c’est qu’ils échappent à tout contrôle. On est ici hors cadre, dans une  invention des gens eux-mêmes, une auto-organisation de masses festives  qui se réapproprient et les rues et la fête, on n’en a pas si souvent  l’occasion. C’est compliqué sans doute, si l’on est flic ou maire ou  ministre, chargé du vivre-ensemble ou de son apparence craquelée. Mais  ce qui est compliqué ne s’interdit pas ni ne se méprise, mais se  respecte et se négocie. Ou alors le refus des apéros est une peur  politique. Cela fait un moment que des mouvements subversifs théorisent  la réappropriation de l’espace urbain, chantent <em>Reclaim the Streets</em>,  &laquo;&nbsp;réclamez les rues&nbsp;&raquo;, et des rave-parties cousinent forcément avec le  refus de l’ordre établi. Que ce refus se retrouve de manière aussi  improbable, à travers les mille et une ruses du temps, comment  s’étonner?</p>
<p>On est, s’en souvient-on, dans un  monde en crise; où la finance a ruiné l’économie ; où des Etats  boursouflés s’avèrent impuissants à faire circuler paisiblement des bus,  à juguler la spéculation, à combattre mafieux et trafiquants, ou à  raccommoder leurs bourses trouées autrement qu’en pressurant les gens.  C’est ce monde-ci qui accueille les fans des apéros, les déconneurs  d’Internet, qui se moquent de marcher dans les clous et rendent  splendidement inutiles toutes les campagnes prophylactiques pour monde  en paix dont on nous abreuve depuis des années… Ils fument et un peu  plus, ils boivent et un peu plus, et ils s’éclatent, assez sages en  somme, sympathiques de s’arsouiller plutôt que de faire la révolution?  La décadence, grommelle-t-on. Sans doute. Sans aucun doute. Mais leur  décadence, ou celle du Vieux Monde… Autre chose en magasin?</p>
<p><strong>Claude Askolovitch &#8211; Le Journal du Dimanche</strong></p>
</div>
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		<item>
		<title>&#171;&#160;Egalité des chances: l’ESCP Europe sur la voie Descoings&#160;&#187; &#8211; EducPros.fr</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2010/05/18/egalite-des-chances-l%e2%80%99escp-europe-sur-la-voie-descoings-educpros-fr/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 May 2010 08:06:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[Article publié sur le site EducPros.fr
Valérie Pécresse se rend le 11 mai 2010 au  lycée Jean Renoir de Bondy (93). L&#8217;occasion de présenter un partenariat  entre l’ESCP Europe et l&#8217;université Paris 13, qui permet depuis  septembre 2009 à des bacheliers technologiques d’entrer via un concours  spécial dans cette grande école.
En matière [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.educpros.fr/detail-article/h/b546f78641/a/diversite-lescp-europe-sur-la-voie-descoings.html" target="_blank">Article publié sur le site EducPros.fr</a></h3>
<blockquote><p><strong>Valérie Pécresse se rend le 11 mai 2010 au  lycée Jean Renoir de Bondy (93). L&#8217;occasion de présenter un partenariat  entre l’ESCP Europe et l&#8217;université Paris 13, qui permet depuis  septembre 2009 à des bacheliers technologiques d’entrer via un concours  spécial dans cette grande école.</strong></p>
<p>En matière de diversité, les grandes écoles n’ont pas trouvé de  recette miracle. A défaut, elles lancent des expérimentations, à l’image  du dispositif mis en route cette année entre l’<a href="http://www.escpeurope.eu/" target="_blank">ESCP Europe</a>, le lycée Jean Renoir  de Bondy (Seine-Saint-Denis) et l’université Paris 13, auquel la  ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse consacre un  déplacement mardi 11 mai 2010.</p>
<p>Ce programme, baptisé &laquo;&nbsp;double  ascension&nbsp;&raquo;, présente la même philosophie que les <a href="http://admissions.sciences-po.fr/fr/college-cep" target="_blank">&laquo;&nbsp;conventions ZEP&nbsp;&raquo;</a> du directeur de  Sciences Po Richard Descoings. Il s’agit bien de créer une voie d’accès  restreinte et spécifique pour des jeunes de milieux défavorisés, et de  les amener au même diplôme que les autres étudiants. Une idéologie  différente et plus efficace à court terme que les nombreuses actions  menées par les grandes écoles sous le label «Une grande école, pourquoi  pas moi », qui visent à apporter du tutorat (en prépa, au lycée) tandis  que les concours restent les mêmes pour tous.</p>
<h4>Un coaching d’un an</h4>
<p>Le partenariat a été signé le 23 mai 2009. Concrètement, douze  étudiants issus de bacs technologiques et inscrits en seconde année de  BTS (management des unités commerciales ou comptabilité et gestion des  entreprises) au lycée Jean-Renoir ou de DUT (gestion des entreprises et  des administrations) à Paris 13 (site de Bobigny) ont été sélectionnés  par leurs professeurs en juin 2009. Ils ont été invités à s’inscrire à  la rentrée en L3 de sciences économiques à Paris 13.</p>
<p>Parallèlement  à leur cursus, aménagé spécialement par l’université, ils ont suivi  entre 9 et 12 heures de cours hebdomadaires à l’ESCP : des sessions  personnalisées de langues, d’expression orale et écrite, de culture  générale, de gestion de projet, de statistiques. Ils ont aussi suivi un  cycle de marketing avec des étudiants de 1ère année de l’école. L’ESCP  leur a enfin financé un séjour de deux semaines en Angleterre.</p>
<h4>Quatre ou cinq recrutés cette année</h4>
<p>Début juillet 2010, la grande école compte recruter quatre ou  cinq de ces étudiants. Outre l&#8217;obtention de leur licence, ce concours  spécifique prévoit la présentation d’un dossier, un entretien et deux  oraux de langues. Il entreront directement en deuxième année, et ne  paieront pas de frais de scolarité.</p>
<p>Le dispositif se complète  par des heures de soutien apportées dès la première année de BTS et DUT,  qui se mettront en place à la rentrée 2010. Ces cours en langues et  culture générale seront assurés à raison de six heures par semaine par  des professeurs de ces établissements et financés par l’ESCP.</p>
<p>« A terme, nous comptons étendre ce dispositif à d&#8217;autres  institutions », indique Frédérique Alexandre-Bailly, doyenne du corps  professoral à l’ESCP, responsable de ce partenariat. Dès l’année  prochaine l’école souhaite que 25 étudiants suivent ce parcours pendant  leur licence.</p>
<p>Mais tout porte à croire que ce programme restera d&#8217;une taille  limitée, en raison de son coût très élevé. Pour le démarrage, l&#8217;école a  investi 100 000 euros. &laquo;&nbsp;Lorsqu&#8217;il tournera à plein régime, il faudra  compter autour de 500 000 euros par an&nbsp;&raquo; estime Frédérique  Alexandre-Bailly. Tout cela sans compter les dispenses de frais de  scolarité.</p>
<p>Jessica Gourdon. <a href="http://www.educpros.fr/detail-article/h/b546f78641/a/diversite-lescp-europe-sur-la-voie-descoings.html">EducPros.fr</a></p></blockquote>
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		<title>Alain Renaut: &#171;&#160;Il serait plus équitable de s&#8217;occuper davantage de ceux qui échouent&#160;&#187; &#8211; Le Monde</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2010/05/12/alain-renaut-il-serait-plus-equitable-de-soccuper-davantage-de-ceux-qui-echouent-le-monde/</link>
		<comments>http://www.richard-descoings.net/2010/05/12/alain-renaut-il-serait-plus-equitable-de-soccuper-davantage-de-ceux-qui-echouent-le-monde/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 12 May 2010 10:11:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[
Cet entretien avec le philosophe Alain Renaut a été publié dans le Monde de l&#8217;Education daté du 12 mai.
Alain Renaut est professeur de  philosophie politique et d&#8217;éthique à l&#8217;université de Paris-Sorbonne et à  l&#8217;Institut d&#8217;études politiques de Paris, directeur de l&#8217;Observatoire  européen des politiques universitaires (OEPU).
Pour rétablir une  véritable égalité des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1></h1>
<h3><a href="http://abonnes.lemonde.fr/les-articles-du-monde/">Cet entretien avec le philosophe Alain Renaut a été publié dans le Monde de l&#8217;Education daté du 12 mai.</a></h3>
<blockquote><p>Alain Renaut est professeur de  philosophie politique et d&#8217;éthique à l&#8217;université de Paris-Sorbonne et à  l&#8217;Institut d&#8217;études politiques de Paris, directeur de l&#8217;Observatoire  européen des politiques universitaires (OEPU).</p>
<p>Pour rétablir une  véritable égalité des chances, le philosophe fait des propositions  audacieuses, telles qu&#8217;augmenter les droits d&#8217;inscription à l&#8217;université  ou mettre en place des groupes de niveau en licence.</p>
<p>Sur le plan  politique, sévère sur le bilan des dix dernières années, il en appelle  au courage de la gauche pour se saisir de ces questions.</p>
<p><strong>Que  pensez-vous de la polémique de janvier sur l&#8217;instauration de quotas à  l&#8217;entrée des grandes écoles ? </strong></p>
<p>Ce débat est révélateur de la  façon dont notre enseignement supérieur est très profondément clivé.  S&#8217;il est question d&#8217;ouvrir les grandes écoles, c&#8217;est qu&#8217;elles sont  sélectives du point de vue des talents, mais aussi des frais  d&#8217;inscription, donc souvent des origines sociales. Lesquels atteignent  fréquemment 10 000 euros par an. C&#8217;est un des pans de notre système  d&#8217;enseignement.</p>
<p>De l&#8217;autre côté, vous avez l&#8217;université, qui,  elle, est non sélective à l&#8217;entrée et quasiment gratuite. Par ailleurs,  le fait que le débat ait tourné autour de la question des quotas  démontre le peu d&#8217;imagination des acteurs du débat. Car à mon sens, la  solution à privilégier aujourd&#8217;hui ne passe pas par les quotas.</p>
<p><strong>Selon  vous, sur quoi pourrait-on se fonder pour trouver une solution &nbsp;&raquo;  républicaine &nbsp;&raquo; ?</strong></p>
<p>Le vrai débat porte sur les limites  du système méritocratique français tel qu&#8217;il s&#8217;est mis en place à la fin  du XIXe siècle, lorsque les universités, supprimées en 1793, ont été  recréées.</p>
<p>A partir de &nbsp;&raquo; la masse &nbsp;&raquo; de ceux qui y apprennent les  bases du savoir, il s&#8217;agissait de procéder à la &nbsp;&raquo; sélection de l&#8217;élite  &laquo;&nbsp;, fondée sur cette combinaison de talents et d&#8217;efforts qui fait le  mérite. Principe excellent, puisqu&#8217;une élite démocratique ne saurait  être fondée sur l&#8217;appartenance à un groupe social ou une caste, mais sur  l&#8217;égalité des chances.</p>
<p>En revanche, sa mise en oeuvre est plus  ambiguë : le milieu dans lequel on grandit, les hasards de l&#8217;existence  introduisent des différenciations qui n&#8217;ont plus grand-chose à voir avec  le seul mérite. Ne serait-ce que la conscience qu&#8217;il existe deux  systèmes d&#8217;enseignement supérieur en France, dont la répartition sociale  n&#8217;est pas égale. Il faut donc essayer de concevoir une égalisation plus  équitable des chances.</p>
<p>A cette fin, il n&#8217;est ni possible ni  souhaitable de réunifier les deux parties de notre enseignement  supérieur. Mais on pourrait repenser son organisation. Rendre moins  misérables les universités en engageant une vaste concertation sur un  réajustement raisonnable de leurs frais d&#8217;inscription : 500 ou 600 euros  seraient un minimum qui changerait la donne. Rendre plus praticables  des passerelles permettant de rejoindre l&#8217;enseignement sélectif,  imaginer à l&#8217;université des groupes de préparation à un tel passage dans  l&#8217;autre système.</p>
<p><strong>Que l&#8217;université organise la fuite de  ses meilleurs éléments ? </strong></p>
<p>Non, mais qu&#8217;un rapprochement des  systèmes permette aux meilleurs des universités, quand ils ne souhaitant  pas devenir chercheurs ou professeurs, de trouver en rejoignant les  écoles, une insertion professionnelle. Ce ne sont pas deux univers  coupés à tout jamais, incarnant deux mondes sociaux.</p>
<p><strong>Faut-il  revoir la licence ? </strong></p>
<p>Les étudiants qui arrivent à  l&#8217;université ont un niveau très hétérogène, mais nous leur offrons un  enseignement homogène. Les mêmes cours, les mêmes matières, les mêmes  exercices pour tous : ce n&#8217;est pas l&#8217;égalité des chances, c&#8217;est, pour  ceux qui partent avec un handicap acquis et souvent surmontable, un  passeport pour l&#8217;échec. Pourquoi ne pas créer des groupes de niveau à  partir de tests qui s&#8217;échelonneraient sur les trois premières semaines ?  Les étudiants seraient ensuite répartis selon ce qu&#8217;il leur faut plus  particulièrement acquérir.</p>
<p><strong>Faut-il instaurer les  groupes de niveau dès le secondaire ? </strong></p>
<p>La création du collège  unique, en 1975, fut le grand progrès qui a amené la fin de la  sélection à l&#8217;entrée en 6e, à 11 ans ! Mais être &nbsp;&raquo; unique &nbsp;&raquo; ne signifie  pas dispenser exactement la même chose à tout le monde au même rythme.  Même les enfants qui entrent au collège sans savoir lire peuvent  récupérer des chances de réussir si on leur donne les moyens de  compenser ce handicap. C&#8217;est cela, l&#8217;égalité équitable des chances.</p>
<p><strong>Pourquoi  ne le fait-on pas ? </strong></p>
<p>Parce que l&#8217;on se heurte à une vieille  idéologie, très saine à l&#8217;époque de la IIIe République, selon laquelle  l&#8217;école devait traiter tout le monde de la même manière. L&#8217;élite est  ouverte à tous, et que le meilleur gagne ! Rien de plus simple en effet  que de s&#8217;occuper de ceux qui réussissent et ne rien faire de particulier  pour ceux qui échouent. Il serait plus complexe, mais plus équitable de  s&#8217;occuper davantage et autrement d&#8217;eux.</p>
<p><strong>N&#8217;êtes-vous  pas un peu pessimiste sur notre système scolaire ?</strong></p>
<p>Non.  La sélection en 6e a été supprimée. Celle du bac aussi ou presque. Tant  mieux ! Mais il faut tirer les conséquences de ces choix et s&#8217;employer à  donner à chacun de vraies chances de réussir, non pas forcément une  réussite calquée sur celle des meilleurs. Il faudrait plutôt permettre à  chacun de réussir, en gommant l&#8217;impact d&#8217;une naissance ou d&#8217;une enfance  dans un milieu où la connaissance n&#8217;est pas valorisée.</p>
<p><strong> En  attendant, le système éducatif français reste une machine qui écarte  sans ménagement ceux qui ne suivent pas. </strong></p>
<p>La sélection par  l&#8217;échec est le système qui coûte le moins cher, notamment en  inventivité. Une autre idéologie qui prévaut en France est celle du  talent inné. Ainsi, à aucun moment, on n&#8217;apprend vraiment aux étudiants à  rédiger une dissertation ! C&#8217;est à croire que l&#8217;échec des étudiants est  considéré comme le signe de la réussite des professeurs, qui eux n&#8217;ont  pas échoué !</p>
<p><strong>C&#8217;est donc une véritable révolution  copernicienne qu&#8217;il faudrait ?</strong></p>
<p>Oui, au sens où il  faudrait partir des élèves ou des étudiants tels qu&#8217;ils sont, pas d&#8217;un  élève ou d&#8217;un étudiant rêvé par les degrés les plus élevés du système  éducatif. On pourrait commencer par établir quelles sont les compétences  à atteindre en fin de licence : compétences disciplinaires, culture  générale de la discipline, maîtrise de la langue, communication orale&#8230;</p>
<p>Nos  étudiants des universités sont muets ! Peu de prise de parole, peu de  capacités à argumenter. Mais pourquoi en serait-il autrement ? Tout  s&#8217;apprend, tout s&#8217;enseigne.</p>
<p><strong>Quel regard portez-vous sur  la politique éducative conduite depuis une dizaine d&#8217;années ? </strong></p>
<p>L&#8217;enseignement  secondaire n&#8217;a pas connu de vraie révolution depuis la mise en place du  collège unique. L&#8217;enseignement supérieur est figé sur le côte-à-côte  des écoles et des universités. Celles-ci sont toujours aussi pauvres :  30 % du budget de l&#8217;enseignement supérieur pour les 4 % des étudiants  des prépas et des écoles&#8230; Certes, les universités ont aujourd&#8217;hui  gagné leur autonomie. Encore faut-il ne pas la combattre après l&#8217;avoir  réclamée pendant des décennies.</p>
<p><strong>Comment un pays comme  le nôtre peut-il afficher un bilan aussi maigre ? </strong></p>
<p>La moindre  initiative jette des centaines de milliers de personnes dans la rue,  parce que la France croit, ici comme ailleurs, qu&#8217;elle dispose d&#8217;un  modèle unique et exceptionnel, auquel il ne faut pas toucher. La gauche a  trop souvent manqué de courage sur ces questions comme sur l&#8217;action  positive, sur la diversité&#8230; Qu&#8217;attend-elle pour ouvrir des dossiers  comme celui d&#8217;une égalisation plus équitable des chances, ou celui des  droits d&#8217;inscription dans les universités ? Que d&#8217;autres le fassent pour  les critiquer ensuite ?</p>
<p><strong>Propos recueillis par Maryline  Baumard et Benoît Floc&#8217;h. <a href="http://abonnes.lemonde.fr/les-articles-du-monde/">Le Monde.</a><br />
</strong></p></blockquote>
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		<title>La gestion de la crise souligne les faiblesses du leadership européen &#8211; Le Monde</title>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 07:45:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[grise]]></category>

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Article de Philippe Ricard, publié dans Le Monde du 9 mai.
Angela Merkel les aura tous ébranlés, avant de donner son  feu vert au plan d&#8217;aide à la Grèce. Face à la chancelière allemande,  les dirigeants des institutions européennes ont eu le plus grand mal à  jouer leur carte. Un jour, Mme Merkel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="html_articleExpand1">
<h3><a href="http://abonnes.lemonde.fr/les-articles-du-monde/">Article de Philippe Ricard, publié dans Le Monde du 9 mai.</a></h3>
<blockquote><p>Angela Merkel les aura tous ébranlés, avant de donner son  feu vert au plan d&#8217;aide à la Grèce. Face à la chancelière allemande,  les dirigeants des institutions européennes ont eu le plus grand mal à  jouer leur carte. Un jour, Mme Merkel refuse d&#8217;associer Herman Van  Rompuy, le président du Conseil européen, à ses entretiens avec Nicolas  Sarkozy. Motif  : elle préfère négocier en tête à tête, sans risquer  d&#8217;être isolée. Elle rabroue ensuite José Manuel Barroso, le président de  la Commission, qui a tenté, dans les journaux, de la convaincre d&#8217;agir  au plus vite.</p>
<p>Jean-Claude Juncker, le président de l&#8217;Eurogroupe,  n&#8217;est pas plus à son avantage. Alors que les ministres des finances  viennent d&#8217;activer le plan de sauvetage de la Grèce, dimanche 2 mai, le  Luxembourgeois dira même <em>&nbsp;&raquo; avoir failli perdre patience &laquo;&nbsp;</em> face au  comportement de certains gouvernements. Tout le monde comprend qu&#8217;il  vise Angela Merkel, sans la nommer.</p>
<p>Quant à Jean-Claude Trichet,  il s&#8217;est lui-même placé en porte à faux : en janvier, le président de la  Banque centrale européenne (BCE) explique au Forum de Davos que  l&#8217;intervention du Fonds monétaire international (FMI) serait <em>&laquo;&nbsp;une  humiliation&nbsp;&raquo;</em> pour la zone euro. Il ne peut ensuite s&#8217;opposer à  l&#8217;opération, lorsque la chancelière allemande exige de recourir au FMI.</p>
<p>Les  atermoiements d&#8217;Angela Merkel soulignent les faiblesses du leadership  européen, à l&#8217;heure où l&#8217;union monétaire vacille. <em>&laquo;&nbsp;Où est le  président du Conseil européen ? Que fait le président de la Commission ?  Y a-t-il un pilote européen dans la crise grecque ? Ou attendent-ils  l&#8217;effondrement de l&#8217;euro ?&nbsp;&raquo;</em>, s&#8217;interroge le député européen Philippe  Juvin (UMP).</p>
<p>Le Quatuor et ses institutions ne sont pourtant pas  restés inactifs. La Commission et la BCE ont été associées, dès le  début, à la conception du mécanisme de soutien déployé pour sauver la  Grèce. Ce sont elles qui ont négocié aux côtés du FMI à Athènes en vue  de sceller le programme d&#8217;ajustement grec. Elles joueront un rôle  crucial pour surveiller l&#8217;application des réformes annoncées par le  socialiste Georges Papandréou.</p>
<p>Mais aucun des dirigeants de l&#8217;UE,  sauf peut-être Jean-Claude Trichet, n&#8217;est en mesure de s&#8217;imposer face à  Mme Merkel, surtout quand celle-ci peut s&#8217;appuyer sur le soutien de  Nicolas Sarkozy. Mi-mars, l&#8217;Allemagne a refusé, quasiment seule contre  tous, l&#8217;option privilégiée par la Commission européenne : celle d&#8217;un  emprunt communautaire, garanti par les Etats, pour financer un prêt  européen à Athènes. D&#8217;où le choix des prêts bilatéraux.</p>
<p><strong>Difficile  cohésion</strong></p>
<p>Pour son baptême du feu, Herman Van Rompuy s&#8217;est efforcé  de maintenir un minimum de cohésion en multipliant les sommets, mais les  vraies tractations ont échappé à son autorité. En froid avec la  chancelière allemande, José Manuel Barroso s&#8217;est tu dans la dernière  ligne droite, quand les risques de contagion à l&#8217;Espagne et au Portugal  ont fini par convaincre Angela Merkel d&#8217;accélérer le mouvement.</p>
<p>La  mainmise des grands Etats et leurs querelles sont mal vécues à  Bruxelles. <em>&nbsp;&raquo; Un accord franco-allemand est nécessaire, mais il n&#8217;est  pas suffis</em><em>ant &laquo;&nbsp;</em>, répète Herman Van Rompuy. Le 25 mars, il a  fallu près de deux heures de tractations pour convaincre l&#8217;ensemble des  dirigeants de la zone euro des vertus du compromis négocié par la  chancelière allemande et le président français.</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Cette méthode  a créé de l&#8217;incertitud</em><em>e &laquo;&nbsp;</em>, déplore Guy Verhofstadt, le chef  de file des libéraux-démocrates au Parlement européen : <em>&nbsp;&raquo; Les chefs  d&#8217;Etat veulent démontrer que la méthode intergouvernementale est la  bonne, or ils ont prouvé l&#8217;inve</em><em>rse. &laquo;&nbsp;</em></p>
<p><strong>Philippe  Ricard. Le Monde.<br />
</strong></p></blockquote>
</div>
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		<title>Terra Nova : &#171;&#160;Il faut aligner la fiscalité des retraités sur celle des actifs&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 07:31:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[avenir]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[retraite]]></category>

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		<description><![CDATA[Interview d&#8217;Olivier Ferrand publiée dans Le Monde.
Olivier Ferrand préside la fondation Terra Nova, le think tank proche du Parti socialiste, qui s&#8217;apprête à publier un rapport sur les retraites. Entre autres propositions, il en fait une qui peut être jugée iconoclaste : faire payer les retraités actuels. Olivier Ferrand s&#8217;en explique dans un entretien au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/05/08/terra-nova-il-faut-aligner-la-fiscalite-des-retraites-sur-celle-des-actifs_1348507_823448.html" target="_blank"><strong>Interview d&#8217;Olivier Ferrand publiée dans Le Monde.</strong></a></p>
<blockquote><p>Olivier Ferrand préside la fondation Terra Nova, le think tank proche du Parti socialiste, qui s&#8217;apprête à publier un rapport sur les retraites. Entre autres propositions, il en fait une qui peut être jugée iconoclaste : faire payer les retraités actuels. Olivier Ferrand s&#8217;en explique dans un entretien au Monde, dans lequel il défend également l&#8217;allongement, de 2020 à 2050, de la durée de cotisation. S&#8217;il reconnaît la nécessité de la rigueur, il critique les mesures annoncées par François Fillon.</p>
<p><strong>Terra Nova propose de mettre les retraités à contribution. C&#8217;est une provocation ?</strong></p>
<p><strong>Olivier Ferrand :</strong> Non, c&#8217;est un souci d&#8217;équité intergénérationnelle. En matière de réforme des retraites, rien n&#8217;est dit sur le niveau de pension, le niveau de vie que l&#8217;on veut assurer aux retraités. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les pères fondateurs de la Sécurité sociale voulaient sortir les retraités de la pauvreté. Aujourd&#8217;hui, implicitement, on veut garantir la parité de niveau de vie entre retraités et actifs. C&#8217;est une bonne chose, explicitons donc cet objectif. A partir de là, on peut en déduire les paramètres sur lesquels on peut jouer pour équilibrer le système.</p>
<p>A long terme, on le sait, les retraites vont baisser. Mais à court terme, nous sommes dans une situation historique particulière, bien repérée par le Conseil d&#8217;orientation des retraites (COR) : le niveau de vie des retraités d&#8217;aujourd&#8217;hui est supérieur à celui des actifs. Si la pension moyenne est inférieure de 9 % au salaire moyen, la retraite moyenne d&#8217;un homme est supérieure au salaire moyen d&#8217;un homme : 1 617 euros contre 1 613 euros. C&#8217;est une première.</p>
<p>Quand on passe au niveau de vie, l&#8217;écart se creuse puisque les retraités n&#8217;ont plus d&#8217;enfants à charge, disposent de revenus patrimoniaux deux fois supérieurs et sont propriétaires à 75 % de leur logement (contre 56 % des actifs). Le niveau de vie de l&#8217;ensemble des retraités représente 106 % de celui des actifs. Et 140 % de celui des actifs de moins de 55 ans.</p>
<p>Mais il y a des retraités pauvres.</p>
<p>Bien sûr. Mais ils sont moins nombreux que les actifs pauvres (450 000 contre 1,2 million) et la collectivité les traite mieux : 708 euros pour le minimum vieillesse, 460 euros pour le RSA, soit 50 % de mieux. Quel que soit le niveau de l&#8217;échelle sociale, les retraités sont dans une situation meilleure que les actifs.</p>
<p><strong>Quelles conséquences en tirez-vous ?</strong></p>
<p>Les retraités d&#8217;aujourd&#8217;hui doivent être mis à contribution à un niveau raisonnable. Nous proposons simplement d&#8217;aligner leur fiscalité sur celle des actifs. Les retraités bénéficient d&#8217;une CSG de 6,6 %, voire de 3,8 %, contre 7,5 % pour les actifs. Ils continuent d&#8217;avoir un abattement fiscal de 10 % pour frais professionnels, des majorations de retraite et toute une série d&#8217;avantages annexes.</p>
<p>Cette fiscalité dérogatoire n&#8217;est plus justifiée puisque les retraités sont aussi riches, voire plus, que les actifs. Elle représente un montant annuel de 10 milliards d&#8217;euros. Nous proposons aussi d&#8217;instituer une CRDS retraite provisoire, avec un point de plus sur dix ans, pour contribuer à apurer nos 85 milliards de dette sociale.</p>
<p><strong>Faut-il aussi des mesures d&#8217;âge ?</strong></p>
<p>A court terme, non. Le COR nous l&#8217;a dit. Nous devons trouver immédiatement 30 milliards. Il n&#8217;y a que deux voies : des financements supplémentaires ou le relèvement de l&#8217;âge légal de la retraite.</p>
<p>Nous privilégions la première solution. La seconde, qui semble avoir les faveurs du gouvernement, est inéquitable car elle revient à demander aux classes populaires, celles qui ont les carrières les plus longues, d&#8217;assurer le bouclage financier du système.</p>
<p><strong>Mais à long terme ?</strong></p>
<p>A long terme, la question des 60 ans ne se posera plus. 93 % de la génération de 1970 n&#8217;est pas concerné par l&#8217;âge légal. Le vrai sujet est sur la durée de cotisation.</p>
<p>Nous avons la chance de vivre beaucoup plus longtemps. Nous ne pouvons pas continuer à recycler intégralement en retraite notre espérance de vie. Notre temps de vie en retraite est déjà le plus haut de l&#8217;OCDE. On ne peut pas pressurer à ce point les actifs. Il faudra, de 2020 à 2050, allonger la durée de cotisation.</p>
<p><strong>Y a-t-il d&#8217;autres améliorations à apporter ?</strong></p>
<p>Notre système a trois handicaps : il est illisible, inégalitaire et standardisé. Les Suédois, à partir de l&#8217;âge de 28 ans, savent à quoi s&#8217;en tenir sur le niveau de leurs futures pensions. Pourquoi pas nous ? Les inégalités sont légion. Je n&#8217;en rappellerai qu&#8217;une : il y a sept ans de différentiel d&#8217;espérance de vie entre les ouvriers et les cadres. Il faudrait rendre le système plus redistributif, et prendre un peu aux pensions les plus élevées pour redonner aux petites retraites. Par exemple, faire en sorte qu&#8217;une carrière au smic aboutisse à une pension au smic.</p>
<p>Enfin, la diversité des demandes sociales (partir plus tôt, plus tard, cotiser davantage&#8230;) plaide pour une retraite individualisée à la carte.</p>
<p><strong>Le PS joue-t-il une partie de sa crédibilité sur les retraites ? Lionel Jospin n&#8217;a-t-il pas souffert en 2002 de n&#8217;avoir pas traité la question ?</strong></p>
<p>Mais il a créé le Fonds de réserve des retraites ! Si celui-ci avait été abondé au rythme prévu, il aurait couvert en 2020 à peu près 15 % du besoin de financement du système. La gauche est audible et écoutée. On va mesurer dans les mois qui viennent, et pas seulement sur les retraites, si elle est prête à gouverner.</p>
<p><strong>Quelles sont, selon vous, les principales fragilités françaises ?</strong></p>
<p>La France, comme l&#8217;Europe, est en crise depuis trente ans. Notre pays &#8211; et cela renvoie au problème des retraites &#8211; engloutit ses ressources dans le présent. Il a renoncé à investir dans son avenir. La montée en puissance des contraintes de finances publiques depuis 1974 a progressivement asphyxié les investissements publics.</p>
<p>La croissance a longtemps été une croissance d&#8217;imitation et de rattrapage. Nous nous heurtons aujourd&#8217;hui à une frontière. Pour la repousser, le pays a besoin d&#8217;une politique de l&#8217;offre fondée sur une stratégie d&#8217;investissement économique, social et écologique. Il manque un à deux points de PIB, soit une trentaine de milliards, d&#8217;investissements publics par an pour financer l&#8217;avenir. Un grand emprunt par an !</p>
<p><strong>A-t-on les moyens de le faire ?</strong></p>
<p>Il nous faut, sous peine de syndrome grec, réduire de 70 milliards notre déficit structurel et trouver, pour investir, des marges à hauteur de 30 milliards. C&#8217;est donc 100 milliards par an qu&#8217;il faut redéployer, une véritable révolution budgétaire.</p>
<p><strong>Ce qu&#8217;a annoncé le gouvernement y contribue-t-il ?</strong></p>
<p>Non. Le gel nominal des dépenses annoncé par François Fillon, c&#8217;est trois milliards par an de gain. C&#8217;est comme avec la RGPP : on fait des économies à la marge, souvent de manière aveugle, sur la gestion administrative des politiques publiques. Mais il va falloir désormais s&#8217;attaquer aux politiques elles-mêmes. On ne peut plus continuer à les empiler.</p>
<p><strong>Y a-t-il une façon de gauche de conduire la rigueur ?</strong></p>
<p>Il faut assumer deux choix difficiles. Le premier, c&#8217;est redéployer progressivement vers les emplois de demain une trentaine de milliards par an de baisses de charges sur les bas salaires. Le second consiste à s&#8217;attaquer aux quelque 400 milliards de dépenses sociales. Il faut le faire en mettant en cause les prestations les plus élevées accordées aux plus aisés. C&#8217;est d&#8217;autant plus légitime que les inégalités augmentent et que l&#8217;on n&#8217;a cessé de réduire la redistributivité du système fiscal.</p>
<p>Il faut aussi regarder les recettes. Remettre la fiscalité à son niveau de 2002 permettrait de dégager 30 milliards par an, dont 20 ont été redistribués aux 5 % les plus aisés. La gauche a raison de mettre la réforme fiscale au coeur de son projet.</p>
<p><strong>Est-elle consciente des contraintes qui seront les siennes, si elle revient au pouvoir ?</strong></p>
<p>J&#8217;en suis sûr. La gauche a d&#8217;ailleurs toujours été bonne gestionnaire des finances publiques. C&#8217;est dans son ADN.</p>
<p><a href="http://www.richard-descoings.net/2010/05/10/terra-nova-il-faut-aligner-la-fiscalite-des-retraites-sur-celle-des-actifs/">Propos recueillis par Claire Guélaud et Philippe Le Coeur. Le Monde.</a></p></blockquote>
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		<title>US: Academic salaries experience deflation</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2010/04/19/us-academic-salaries-experience-deflation/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 07:42:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[Un article de University World News du 12 avril
Just as students are finding it harder to keep up with escalating higher education costs, a new study has shown that their professors are also being squeezed by the economic downturn.
Written by the chair of the American Association of University Professors, Saranna R Thorton, and director of [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.universityworldnews.com/article.php?story=20100416163457555" target="_blank">Un article de University World News du 12 avril</a></p>
<blockquote><p>Just as students are finding it harder to keep up with escalating higher education costs, a new study has shown that their professors are also being squeezed by the economic downturn.</p>
<p>Written by the chair of the American Association of University Professors, Saranna R Thorton, and director of research and public policy John W. Curtis, The report No Refuge: <a href="http://www.aaup.org/NR/rdonlyres/AFB34202-2D42-48B6-9C3B-52EC3D86F605/0/zreport.pdf" target="_blank">The annual report on the economic status of the profession, 2009-10 found that tertiary educators earned</a> &#8211; on average &#8211; only 1.2% more than they did the year before.</p>
<p>This increase &#8211; in the context of an inflationary rate of 2.7% for 2009-10 &#8211; was the lowest annual increase in half a century, according to the survey&#8217;s data.</p>
<p>Lead author and professor of economics at Hampden-Sydney College in Virginia, Thornton articulated the general feeling of her colleagues: &laquo;&nbsp;No one becomes a professor because they expect to get rich,&nbsp;&raquo; adding that &laquo;&nbsp;there&#8217;s nothing immoral about wanting to make a little more money than you did last year&nbsp;&raquo;.</p>
<p>The data also showed that academics in two-thirds of the institutions surveyed were docked salary, had their salaries frozen or earned less than a 2% increase.</p>
<p>Separating income patterns for continuing academics alone against that for all faculty, the survey found that the former group fared much better, being able to expect even a meagre salary increase. Across the spectrum, by contrast, recently hired and retired academics bore the brunt of salary decreases.</p>
<p>The average salary for full-time academics in 2009-10 ranged from an average of $46,532 for instructors at public institutions to $128,733 for full professors at private institutions.</p>
<p>Salaries for male and female academics were also sharply differentiated. While males at church-related institutions earned an average of $103,367, their female counterparts took home $20,000 less in 2009-10. But the largest income differential by gender was seen at private institutions: an average of $121,265 for men to $93,950 for women.</p>
<p>As salary affects their chances for various income guarantees, not only were women nearly 20% less likely to be among the tenured academic staff, only slightly more than one third of them had achieved the rank of professor.</p>
<p>Regional variations were also apparent. Thus, academic staff at institutions in the northeast fared best overall. At institutions in New England, faculty earned an average of $93,770 while their colleagues in the east south-central states (including Alabama, Kentucky, Mississippi and Tennessee) earned $68,235.</p>
<p>Although the survey identified important trends, its results were not able to include the economic status of part-time academics. According to co-author Curtis, this factor &#8211; along with the impact of unpaid furloughs &#8211; meant that &laquo;&nbsp;the data probably underestimate the seriousness of the problems&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p>All this comes on the heels of other institutional cost-cutting measures, including programme cuts, faculty and staff layoffs, and unpaid furloughs. Similarly, 14% of the institutions surveyed cut contributions to employee retirement funds.</p></blockquote>
<p>Sarah King Head</p>
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		<title>Succès pour les entretiens de l&#8217;excellence</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2010/04/12/succes-pour-les-entretiens-de-lexcellence/</link>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 08:26:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>

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		<description><![CDATA[
Près de 1000 collégiens et lycéens ont rencontré samedi 10 avril des professionnels de tout secteur d&#8217;activité  à Sciences Po dans le cadre des entretiens de l&#8217;excellence. Un succès sans précédent pour cette cinquième édition, grâce à l&#8217;action conjointe du Club XXIe Siècle et de l&#8217;association des entretiens de l&#8217;excellence. Ils avaient été 700 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a rel="attachment wp-att-2552" href="http://www.richard-descoings.net/2010/04/12/succes-pour-les-entretiens-de-lexcellence/photo3/"></a><a rel="attachment wp-att-2554" href="http://www.richard-descoings.net/2010/04/12/succes-pour-les-entretiens-de-lexcellence/photo4-3/"><img class="aligncenter size-large wp-image-2554" title="photo(4)" src="http://www.richard-descoings.net/wp-content/uploads/2010/04/photo41-510x529.jpg" alt="" width="510" height="529" /></a></p>
<p>Près de 1000 collégiens et lycéens ont rencontré samedi 10 avril des professionnels de tout secteur d&#8217;activité  à Sciences Po dans le cadre des entretiens de l&#8217;excellence. Un succès sans précédent pour cette cinquième édition, grâce à l&#8217;action conjointe du <a href="http://www.21eme-siecle.org/" target="_blank">Club XXIe Siècle</a> et de l&#8217;association des <a href="http://www.facebook.com/pages/Les-Entretiens-de-lExcellence/209242204408" target="_blank">entretiens de l&#8217;excellence</a>. Ils avaient été 700 l&#8217;an dernier. Les entretiens de l&#8217;excellence, pour la diversité et l&#8217;égalité des  possibles, c&#8217;est tout à la fois rencontrer, construire son parcours, identifier ses souhaits et aller au bout de ses rêves.</p>
<p>A lire aussi <a href="http://www.richard-descoings.net/2010/04/12/les-eleves-de-zep-ont-toute-leur-place-dans-les-grandes-ecoles-pap%E2%80%99amadou-ngom-capital-fr/">l&#8217;interview de Pap’Amadou Ngom</a>, secrétaire du Club du XXIè siècle et à voir, <a href="http://www.richard-descoings.net/2010/04/12/les-entretiens-de-lexcellence-sur-france2/">le reportage de France2 sur les entretiens de l&#8217;excellence.</a></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2555" href="http://www.richard-descoings.net/2010/04/12/succes-pour-les-entretiens-de-lexcellence/photo3-2/"><img class="aligncenter size-large wp-image-2555" title="photo(3)" src="http://www.richard-descoings.net/wp-content/uploads/2010/04/photo31-509x382.jpg" alt="" width="509" height="382" /></a></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2556" href="http://www.richard-descoings.net/2010/04/12/succes-pour-les-entretiens-de-lexcellence/photo5-2/"><img class="aligncenter size-large wp-image-2556" title="photo(5)" src="http://www.richard-descoings.net/wp-content/uploads/2010/04/photo5-510x367.jpg" alt="" width="510" height="367" /></a></p>
<p><a rel="attachment wp-att-2553" href="http://www.richard-descoings.net/2010/04/12/succes-pour-les-entretiens-de-lexcellence/photo4-2/"><br />
</a></p>
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		<title>Sorbonne Paris Cité est née</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2010/03/31/sorbonne-paris-cite-est-nee/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 12:22:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[enseingement supérieur]]></category>
		<category><![CDATA[paris cité]]></category>
		<category><![CDATA[pres]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences Po]]></category>
		<category><![CDATA[sorbonne paris cité]]></category>
		<category><![CDATA[valérie pécresse]]></category>

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		<description><![CDATA[Le premier conseil d&#8217;administration du PRES Université Paris Cité  décide, mercredi 31 mars 2010, d&#8217;adopter comme « nom d&#8217;usage » «  Sorbonne Paris Cité ». Il a également élu, comme « président intérimaire  », Jean-François Girard, conseiller d&#8217;État, ancien président de l&#8217;IRD  et ancien directeur général de la santé.
Le PRES Sorbonne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier conseil d&#8217;administration du PRES Université Paris Cité  décide, mercredi 31 mars 2010, d&#8217;adopter comme « nom d&#8217;usage » «  Sorbonne Paris Cité ». Il a également élu, comme « président intérimaire  », Jean-François Girard, conseiller d&#8217;État, ancien président de l&#8217;IRD  et ancien directeur général de la santé.</p>
<p>Le PRES Sorbonne Paris Cité réunit les universités Paris-Descartes  (Paris-V), Paris-Diderot (Paris-VII) et Sorbonne-Nouvelle (Paris-III),  ainsi que Sciences Po Paris, l&#8217;Inalco, l&#8217;EHESP et l&#8217;IPGP en tant que  membres fondateurs. L&#8217;université Paris-XIII Nord est quant à elle membre  associé. Le CA a également désigné les membres du conseil d&#8217;orientation  scientifique et pédagogique présidé par François Héran, ancien  directeur de l&#8217;Ined.</p>
<p>S&#8217;agissant de l&#8217;équipe de direction du PRES,  Stéphane Le Bouler est nommé directeur de cabinet de Jean-François  Girard. Il est ancien élève de l&#8217;ENS Fontenay-Saint-Cloud et était  jusqu&#8217;à présent chef de la mission recherche du ministère de la Santé.  En outre, Guillaume Houzel, ancien président de l&#8217;OVE et jusqu&#8217;à présent  membre du cabinet du maire de Paris, est nommé directeur du  développement. Le PRES précise que Stéphane Le Bouler sera chargé de la  mise en place de l&#8217;EPCS et Guillaume Houzel « conduira la mise en oeuvre  des premiers projets du PRES ». L&#8217;agent comptable de l&#8217;université  Paris-Diderot, Jean-Gilles Hoarau, sera l&#8217;agent comptable du PRES.  Enfin, Brigitte Vogler était déjà nommée par les membres du PRES chargée  de mission à la culture et à l&#8217;information scientifique et technique. «  L&#8217;équipe opérationnelle du PRES a vocation à être renforcée rapidement  », précise encore le PRES.</p>
<p>Le conseil d&#8217;administration confirme  ou crée plusieurs groupes de travail, « avec le concours de  représentants des établissements membres, pour le succès des projets  tels que les réponses aux appels d&#8217;offres liés au grand emprunt [le PRES  prévoyant d'être candidat à l'appel d'offres « campus d'excellence »],  la mise en oeuvre des opérations financées dans le cadre du plan campus,  les innovations pédagogiques et scientifiques envisagées au sein du  PRES ».</p>
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		<title>&#171;&#160;Le système universitaire américain est moins inégalitaire que le nôtre&#160;&#187; &#8211; Gilbert Béréziat &#8211; Le Monde.fr</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2010/02/20/le-systeme-universitaire-americain-est-moins-inegalitaire-que-le-notre-gilbert-bereziat-le-monde-fr/</link>
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		<pubDate>Sat, 20 Feb 2010 17:10:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[chat]]></category>
		<category><![CDATA[frais d'inscription]]></category>
		<category><![CDATA[Le Monde]]></category>
		<category><![CDATA[université]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un chat sur LeMonde.fr, Gilbert Béréziat, vice-président de l&#8217;université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC, Paris VI), estime que le problème des droits d&#8217;inscription se pose d&#8217;abord dans les universités &#171;&#160;qui n&#8217;ont pas la force de frappe que procure la recherche scientifique dans les sciences dures&#160;&#187;. Lire l&#8217;intégralité du chat sur LeMonde.fr
Jocelyn : Le système universitaire est-il en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.lemonde.fr/societe/chat/2010/02/02/universite-faudra-t-il-payer-plus-cher-le-droit-d-entree_1300225_3224.html#ens_id=1088072" target="_blank">Dans un chat sur LeMonde.fr</a>, Gilbert Béréziat, vice-président de l&#8217;université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC, Paris VI), estime que le problème des droits d&#8217;inscription se pose d&#8217;abord dans les universités &laquo;&nbsp;qui n&#8217;ont pas la force de frappe que procure la recherche scientifique dans les sciences dures&nbsp;&raquo;. <a href="http://www.lemonde.fr/societe/chat/2010/02/02/universite-faudra-t-il-payer-plus-cher-le-droit-d-entree_1300225_3224.html#ens_id=1088072">Lire l&#8217;intégralité du chat sur LeMonde.fr</a></strong></p>
<p><strong>Jocelyn : Le système universitaire est-il en train de s&#8217;américaniser et de nous obliger à nous endetter pour payer les études de nos enfants ? </strong></p>
<p><strong>Gilbert Béréziat : </strong>Actuellement, c&#8217;est la nation qui s&#8217;endette pour payer les études des riches. Donc la question est trop simple. On n&#8217;est absolument pas dans le système américain, pour une raison très simple, c&#8217;est que le système américain est une organisation en pyramide : il y a une base très large, avec les Community Colleges de deux ans et les Colleges habituels de quatre ans, et c&#8217;est à partir de ces collèges que se fait la sélection vers les formations plus longues. En France, la sélection se fait à 14 ans, j&#8217;exagère. Mais en tout cas, elle se fait avant le bac. Donc quelles que soient les tares du système américain, il est moins inégalitaire que le nôtre.</p>
<p><strong>Mirko :  Indexer les frais de scolarité sur le revenu des parents, comme le fait Sciences Po Paris, qui exonère totalement les personnes les plus défavorisées, me paraît juste. Qu&#8217;en pensez-vous?</strong></p>
<p><strong>Gilbert Béréziat : </strong>Sciences Po fait mieux que cela, puisque non seulement il exonère les enfants d&#8217;origines les plus modestes, mais il fait des bourses aussi, de manière qu&#8217;ils aient des conditions de travail qui se rapprochent des autres. Dauphine, contrairement à Sciences Po, n&#8217;est pas une université autonome, ne dispose pas à ma connaissance d&#8217;une fondation bien financée. Et je ne pense pas qu&#8217;il ait aujourd&#8217;hui les moyens de faire des bourses pour les étudiants issus de milieux dont on dit aujourd&#8217;hui qu&#8217;ils sont des &laquo;&nbsp;quartiers difficiles&nbsp;&raquo;.</p>
<p>S<strong>imon : Ce qui a créé le débat, c&#8217;est l&#8217;augmentation des frais d&#8217;inscription d&#8217;un diplôme d&#8217;université, mais cela reste impossible pour un diplôme national. La question est donc : combien de temps avant que les universités passent massivement aux diplômes non nationaux pour pouvoir augmenter leurs frais ? Qu&#8217;est-ce qui les en empêche ou les freine ? </strong></p>
<p><strong>Gilbert Béréziat : </strong>Pourquoi, dans les écoles de management et de commerce, peut-on imposer des frais d&#8217;inscription ? Tout simplement parce que le pays considère que ces écoles donnent des débouchés sur le marché du travail, alors que les diplômes nationaux traditionnels ne donneraient pas de tels débouchés. Donc en quelque sorte Dauphine fait jouer le marché.</p>
<p>Mais il faut aussi trouver des arguments positifs pour Dauphine. Certains considèrent &#8211; et ils n&#8217;ont pas forcément tort &#8211; que dès lors qu&#8217;une formation est payante, l&#8217;établissement se doit de donner le diplôme qui suit. Donc les étudiants vont être plus exigeants vis-à-vis de leurs enseignants.</p>
<p>Mais encore une fois, c&#8217;est dans un secteur où, à tort ou à raison, la population pense qu&#8217;il y a des débouchés importants. La question qui peut se poser est : la France va-t-elle devenir une nation de commerçants et plus une nation d&#8217;inventeurs, et une nation avec un potentiel industriel donnant des biens d&#8217;exportation, en particulier.</p>
<p><a href="http://www.lemonde.fr/societe/chat/2010/02/02/universite-faudra-t-il-payer-plus-cher-le-droit-d-entree_1300225_3224.html#ens_id=1088072" target="_blank">Lire la suite</a></p>
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