« Sciences Po : des années mémorables » – Chronique de l’été

Pendant l’été les étudiants diplômes summa cum laude et les lauréats de la vie étudiante reviennent sur leurs expériences de Sciences Po et leurs meilleurs souvenirs, afin de laisser un petit message a ceux qui les remplaceront de manière tout aussi brillante sur les bancs de l’amphi Boutmy. Septième chronique par Eglantine Leroi, École de la Communication.

Évoquer mes souvenirs de Sciences Po me fait penser à l’examen d’entrée à Arcueil : angoisse et stress, mais également, l’étrange certitude que cette salle d’examen si banale marquait le début d’un voyage inoubliable.

Tout commença par la découverte de nouveaux univers. Ce fut d’abord l’accès à une culture générale, bien sûr, que cette école cultive avec joie. De la philosophie foucaldienne à l’arrêt Clément-Bayard – impossible à oublier ! –, en passant par l’évidente application de certains passages d’Angélique Marquise des Anges aux principes de l’analyse économique. Mais aussi, ce fut une ouverture aux autres cultures, à travers différents échanges internationaux. Je ne pourrai jamais oublier les trois jours où j’ai représenté la Syrie au Conseil de Sécurité du premier Model United Nations organisé à Sciences Po : ma compréhension des relations internationales en a été transformée. Ensuite, c’est une année passée à Washington qui m’a projetée dans un « ailleurs » pleins de surprises et de richesses.

Sciences Po fut aussi l’opportunité d’un « voyage intérieur ». En sortant du baccalauréat, je voulais être journaliste. Puis, j’ai eu envie de passer l’ENA, avant de pencher pour le droit économique, et finalement choisir le domaine de la communication. Sciences Po m’a permis de prendre le temps de découvrir une passion professionnelle, et même, aimerais-je le penser, une vocation.

Au-delà de ce que peut offrir cet établissement, c’est aussi ce que les étudiants en font qui en fait sa richesse. L’une des forces de Sciences Po est certainement l’implication politique et associative de ses étudiants. Je ne compte pas le nombre de débats passionnés auxquels j’ai pu participer dans des conférences, ni les heures passées au resto U à refaire le monde avec des amis. C’est finalement grâce à mes amis et à toutes les autres personnes extraordinaires que j’ai pu rencontrer dans cette école que Sciences Po me marquera à jamais.

Arrivée à la fin de cette belle aventure, je ne peux qu’imiter mon ami Jean Giraud, et remercier tous ceux qui ont fait de ces cinq années l’une des plus importantes périodes de ma vie.

Eglantine Leroi, Master Communication

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