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	<title>Richard Descoings &#187; CHALLENGE</title>
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	<description>Le blog de Richard Descoings</description>
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		<title>Pourquoi les universités nationales passent en mode international</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Jan 2010 15:12:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
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		<category><![CDATA[chronique]]></category>
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		<description><![CDATA[Chronique publiée initialement dans le magazine Challenges
La mondialisation a radicalement bousculé les traditions universitaires. Alors que les universités s&#8217;étaient développées partout dans le monde sur un mode national, parfois nationaliste, elles vivent désormais dans la compétition. Et subissent la loi des classements internationaux &#8211; ni plus ni moins que le sport. Comme pour les titres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.challenges.fr/magazine/international/0194.28144/" target="_blank">Chronique publiée initialement dans le magazine Challenges</a></p>
<p>La mondialisation a radicalement bousculé les traditions universitaires. Alors que les universités s&#8217;étaient développées partout dans le monde sur un mode national, parfois nationaliste, elles vivent désormais dans la compétition. Et subissent la loi des classements internationaux &#8211; ni plus ni moins que le sport. Comme pour les titres olympiques, chacun rêve de faire reconnaître sa discipline, ses règles du jeu, ses héros. Ce culte de la performance n&#8217;est pas pour rien dans la volonté de 33 nouvelles universités françaises de franchir le pas de l&#8217;«autonomie» à partir du 1<sup>er</sup> janvier.</p>
<p>Or, jusqu&#8217;à très récemment, qu&#8217;il s&#8217;agisse de la durée des cycles de formation, la nature mono ou pluridisciplinaire des enseignements, la valorisation des diplômes, le moment de l&#8217;entrée dans le monde du travail et le retour ou non sur les bancs de l&#8217;enseignement supérieur après une première expérience de vie professionnelle, tout différait d&#8217;un pays à l&#8217;autre, d&#8217;un système d&#8217;enseignement supérieur à l&#8217;autre. Et plus encore les conditions faites aux étudiants : l&#8217;accès aux professeurs, les bibliothèques, les logements, les activités sportives et culturelles, l&#8217;aide à l&#8217;insertion différencient autant les établissements que la qualité des enseignements.</p>
<p>Tout a changé. D&#8217;abord, les étudiants qui en ont les moyens, ou plutôt qui ont des parents suffisamment éclairés et fortunés pour leur fournir ces moyens, voyagent, comparent et choisissent. C&#8217;est une infime proportion des étudiants de chaque pays, mais c&#8217;est celle des meilleurs étudiants, ou, plus précisément, celles et ceux qui occuperont plus tard les principaux postes à responsabilités dans les entreprises, les institutions internationales, les grandes ONG, les médias, et même les administrations publiques. Ces étudiants-là, toutes les universités de rang international cherchent à les attirer, y compris en leur proposant des bourses attribuées sur des critères académiques et pas du tout sur des critères sociaux.</p>
<p>Ces étudiants sont recherchés pour une raison de court terme : ils sont les plus passionnants pour les professeurs et placent le métier d&#8217;enseignant parmi les plus captivants qui se puissent imaginer. Pour une raison de moyen terme : les futurs diplômés se feront les hérauts de leur université et constitueront entre eux de solides réseaux d&#8217;amitié et de travail. Pour une raison de long terme enfin : s&#8217;ils réussissent leur vie professionnelle, les anciens auront peut-être la capacité et l&#8217;envie de soutenir financièrement leur aima mater. L&#8217;exigence de qualité exprimée par ces étudiants tire ainsi vers le haut toutes les universités&#8230; qui peuvent suivre. Et la compétition n&#8217;est plus entre écoles d&#8217;ingénieurs ou entre écoles de commerce, ou encore entre universités et grandes écoles; le champ de la compétition n&#8217;est plus «domestique» mais international.</p>
<p>Tout a changé aussi parce que la réussite dans les domaines scientifiques est devenue le thermomètre de la valeur des universités. Or s&#8217;il y a bien une mondialisation réussie, c&#8217;est celle de la communauté scientifique internationale. Les travaux de recherche sont évalués à l&#8217;échelon de la planète pour toutes les grandes sciences et les technologies de pointe. En mathématique, en physique, dans les sciences du vivant, celles du numérique, en économie, les communautés scientifiques se connaissent, s&#8217;évaluent, se rencontrent, débattent. La cote des départements s&#8217;établit et n&#8217;est jamais acquise. Pour les meilleurs professeurs-chercheurs, un marché du travail mondial s&#8217;organise, avec ses spécialités, ses hiérarchies, ses salaires, donc son coût. Pour les découvertes qui se traduisent par des inventions, des brevets se déposent, se défendent, se vendent. Les transferts de technologie ont une origine, un cheminement, une destination.</p>
<p>Et un coût. L&#8217;argent qui va à la recherche universitaire est mobile. Bien sûr, chaque Etat veille sur «ses» universités, «ses» organismes de recherche, «ses» savants. A des degrés bien divers, d&#8217;ailleurs. Mais l&#8217;argent public ne suffit jamais. Les fondations, les entreprises, les particuliers jouent un rôle tout aussi important. Si tel n&#8217;était pas le cas, alors pourquoi reprocherait-on à Pierre Berge d&#8217;avoir lancé une polémique sur le Téléthon ? Ou pourquoi s&#8217;émeut-on de la formidable force de frappe en recherche et développement de Microsoft, Google ou Apple &#8211; qui freine considérablement l&#8217;accès aux marchés qui en découlent ? L&#8217;argent de la recherche va aux meilleurs et seulement aux meilleurs : il est extrêmement concentré &#8211; certains trouvent qu&#8217;il l&#8217;est trop, ne laissant alors pas l&#8217;espace de liberté créatrice nécessaire à toute recherche véritablement novatrice. Mais la dispute ne porte que sur une question de degrés&#8230;</p>
<p>Dans cette compétition inéluctable, les sciences de l&#8217;homme et de la société sont absentes. Celles-là-même qui donnent à réfléchir sur le sens de notre existence, individuelle et collective. Un manque fâcheux.</p>
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		<title>Les grandes écoles endogames mettent la République en danger</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 15:08:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[CHALLENGE]]></category>
		<category><![CDATA[challenges]]></category>
		<category><![CDATA[égalité des chances]]></category>
		<category><![CDATA[grandes écoles]]></category>

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		<description><![CDATA[Tribune publiée sur Challenges.fr
On a, un temps, accusé Nicolas Sarkozy d&#8217;être séduit par les méthodes de discrimination positive «à la française» pour rétablir un peu de justice et d&#8217;égalité. A tort : dans un discours symboliquement prononcé à l&#8217;Ecole polytechnique à Palaiseau, en décembre 2008, il s&#8217;est laissé convaincre que le très classique système des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.challenges.fr/magazine/analyse/0190.27574/" target="_blank">Tribune publiée sur Challenges.fr</a></h3>
<blockquote><p>On a, un temps, accusé Nicolas Sarkozy d&#8217;être séduit par les méthodes de discrimination positive «à la française» pour rétablir un peu de justice et d&#8217;égalité. A tort : dans un discours symboliquement prononcé à l&#8217;Ecole polytechnique à Palaiseau, en décembre 2008, il s&#8217;est laissé convaincre que le très classique système des bourses versées aux étudiants, et notamment aux élèves des classes préparatoires aux grandes écoles, suffirait, sous réserve d&#8217;être intensifié, pour que ne soit pas remis en cause l&#8217;ordre social et républicain assuré par les concours.</p>
<div>Valérie Pécresse a conduit avec efficacité la politique décidée par le président de la République : à la rentrée 2009, il y avait 30% d&#8217;élèves boursiers en première année de classe préparatoire. Et, <a href="http://www.richard-descoings.net/2009/11/11/un-contrat-quadriennal-signe-et-bientot-30-deleves-boursiers/" target="_blank">depuis l&#8217;amphithéâtre Gay-Lussac dans les locaux du ministère de l&#8217;Enseignement supérieur et de la Recherche, là où se trouvait autrefois l&#8217;Ecole polytechniqu</a>e, la ministre vient de lancer un appel solennel pour que les grandes écoles sachent accueillir en leur sein la même proportion de boursiers que celle désormais constatée dans les classes préparatoires. A ne pas répondre positivement à la ministre, les écoles risquent fort de voir se réaliser la fameuse prophétie d&#8217;un préfet de la République : <em>«Nos têtes finiront en  haut d&#8217;une pique !»</em> avait lancé l&#8217;éminent homme, sans pour autant proposer de remèdes face à l&#8217;immense incapacité des hauts fonctionnaires qui l&#8217;entouraient, incapacité à comprendre les attentes des classes moyennes et populaires à l&#8217;égard d&#8217;un service public réactif et adaptable. De la même façon, bien des cadres dirigeants d&#8217;entreprise semblent décontenancés face aux réactions de l&#8217;opinion publique devant des fermetures d&#8217;usines, l&#8217;annonce de bonus dans les services financiers, ou encore la distorsion entre le retour des profits et l&#8217;accélération du chômage.</p>
<p>Dans un cas comme dans l&#8217;autre se manifeste une coupure sans cesse aiguisée entre les élites professionnelles, et celles et ceux en qui ces élites devraient chercher leur légitimité : celles et ceux qui leur font confiance et dont la confiance donne sens aux responsabilités exercées. Chacun admet préférer une prof à une autre, témoigner plus de confiance à tel médecin plutôt qu&#8217;à son remplaçant, préférer les conseils de tel avocat&#8230; Dans tous les métiers, dans tous les secteurs professionnels se dégagent des élites professionnelles. Ce n&#8217;est donc pas l&#8217;élitisme qui est source de péril. C&#8217;est le rétrécissement de la base sociale dans laquelle ces élites sont recrutées et formées. Rétrécissement dont les sociologues ont bien analysé les causes et les mécanismes.</p>
<p>Ce qui s&#8217;apparente à de l&#8217;endogamie a deux conséquences graves. La première est que hauts fonctionnaires, dirigeants d&#8217;entreprise et professions libérales ne comprennent pas, ou ne comprennent plus comment fonctionne notre société, ne voient pas le désarroi de groupes sociaux qui ressentent amèrement leur déclin relatif sur l&#8217;échelle des revenus &#8211; à commencer par les enseignants -, ne s&#8217;expliquent pas les accès de révolte sociale qui rythment spasmodiquement la vie de nos banlieues. Vous souvenez-vous de l&#8217;automne 2005 ? Dans 300 villes françaises, 10 nuits d&#8217;émeutes fissurent l&#8217;espoir d&#8217;une cohésion sociale; le gouvernement de Dominique de Villepin doit décréter l&#8217;état d&#8217;urgence pour rétablir l&#8217;ordre public &#8211; une première depuis 1954.</p>
<p>La seconde conséquence est le terrible sentiment d&#8217;injustice qui nourrit la révolte sociale. Les places les plus enviées, les rémunérations les plus sûres et les plus élevées, les positions les plus valorisées sont réservées non pas aux «meilleurs», à celles et ceux qui auraient fait leurs preuves avec le temps et le travail, et qui se seraient petit à petit imposés par la considération de leurs pairs, comme c&#8217;est le cas avec les Meilleurs Ouvriers de France. Non, le <em>cursus honorum</em> est de plus en plus étroitement réservé à celles et ceux qui, dans les groupes sociaux les mieux dotés par la culture et l&#8217;argent, se montrent les plus doués pour le sprint scolaire qui mène de la fin de la troisième aux classes prépa : les enfants de professeurs, bien sûr, mais aussi ceux des familles où l&#8217;on est déjà cadres ou hauts fonctionnaires, parfois depuis plusieurs générations.</p>
<p>En quarante ans, depuis la fin de l&#8217;école à deux vitesses qui séparait les élèves de l&#8217;enseignement primaire de ceux de l&#8217;enseignement secondaire, depuis la lente instauration du collège unique, rien n&#8217;a changé. Ou plutôt si : les élites scolaires se sont recroquevillées au sein des élites sociales, les élites professionnelles se sont socialement plus cadenassées. L&#8217;Ecole normale supérieure et l&#8217;Ecole polytechnique, qui incarnaient l&#8217;idéal républicain alliant l&#8217;excellence à l&#8217;égalité, ont laissé s&#8217;instaurer le primat de la première sur la seconde. Les deux écoles brillent au firmament des classements universitaires internationaux, et nous en avons bien besoin. Mais que reste-t-il de la République scolaire, de l&#8217;école de la République ?</p></div>
</blockquote>
<p>Richard Descoings</p>
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		<title>Lancement du Challenge Administration 2020</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 09:45:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences Po]]></category>
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		<category><![CDATA[administration]]></category>
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Aujourd&#8217;hui mercredi 25 novembre à 17h au 28 rue des Saint-Pères sera lancé le Challenge Administration 2020 présenté par Eric Woerth, ministre du budget. C&#8217;est le premier business game de l’administration  française. Toutes les infos sur le site, Administration2020.fr
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://administration2020.fr/presentation.html"><img class="aligncenter" src="http://www.sciences-po.fr/upload/actualites/bandeau_challenge_admin2020.jpg" alt="" width="480" height="60" /></a></p>
<p style="text-align: left;">Aujourd&#8217;hui mercredi 25 novembre à 17h au 28 rue des Saint-Pères sera lancé le Challenge Administration 2020 présenté par Eric Woerth, ministre du budget. C&#8217;est le premier business game de l’administration  française. Toutes les infos sur le site, <a href="http://administration2020.fr/presentation.html" target="_blank">Administration2020.fr</a></p>
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