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	<title>Richard Descoings &#187; diversité</title>
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	<description>Le blog de Richard Descoings</description>
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		<title>Diversité, des idées à l’appel &#8211; Libération</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 09:35:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
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		<description><![CDATA[Lire aussi l&#8217;article complet dans Libération
Zoom sur quatre des cent propositions pour une République multiculturelle et postraciale.
Cent propositions pour que la République rassemble et respecte mieux toutes les composantes de sa population. Voilà ce que proposent des chercheurs, des historiens, des artistes et des politiques de tous bords pour que la France bleu-blanc-rouge ajoute des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.liberation.fr/societe/0101616130-diversite-des-idees-a-l-appel" target="_blank">Lire aussi l&#8217;article complet dans Libération</a></h3>
<blockquote><p><strong>Zoom sur quatre des cent propositions pour une République multiculturelle et postraciale.</strong><br />
Cent propositions pour que la République rassemble et respecte mieux toutes les composantes de sa population. Voilà ce que proposent des chercheurs, des historiens, des artistes et des politiques de tous bords pour que la France bleu-blanc-rouge ajoute des couleurs à son drapeau. Ces propositions font suite à l’appel lancé le 20 janvier, date anniversaire de l’investiture de Barack Obama, pour une République multiculturelle et postraciale, édité dans un livret distribué avec la revue<em>Respect Mag.</em> Les signataires de l’appel (lire ci-dessous) réunissaient hier à Paris les rédacteurs de ces propositions. Parmi ces 100 idées qui rappellent des droits essentiels, des lois votées mais jamais appliquées, des leviers économiques qui tardent à montrer leurs effets, <em>Libération </em>en a choisi quatre emblématiques des conflits entre les besoins d’équité et la réalité de la Constitution, et a demandé à des experts la faisabilité de ces idées.</p>
<h3><strong>Contrôles d’identité </strong></h3>
<p>La proposition de Suzanne Bellnoun, membre du Cran (Conseil représentatif des associations noires), s’appuie sur l’étude du sociologue Fabien Jobard. Lors d’une enquête commandée par l’institut américain Open Society, il a démontré que les forces de l’ordre ciblaient lors des contrôles d’identité 6 à 8 fois plus <em>«les Noirs et les Arabes»</em> dans des lieux de passage, tels que les Halles et la gare du Nord à Paris. D’autre part, dans les quartiers populaires, les jeunes se plaignent souvent d’être contrôlés plusieurs fois dans la même journée. Suzanne Bellnoun propose donc <em>«que le citoyen contrôlé reçoive obligatoirement une attestation où figurent le matricule du policier et le motif du contrôle. Ceux s’estimant harcelés pourraient désormais le prouver. Les policiers aux pratiques abusives seraient identifiés et rappelés à l’ordre, afin que leurs dérives ne jettent pas le discrédit sur toute l’institution policière».</em> Pour Yannick Danio, du syndicat Union SGP-Unité Police, classé à gauche, ce dispositif serait difficile à mettre en place, représenterait une lourdeur administrative supplémentaire et retarderait la police dans sa mission : <em>«Il existe de toute façon déjà un moyen de pouvoir savoir si la personne a déjà été contrôlée, </em>assure le syndicaliste, <em>puisque, quand un contrôle d’identité est bien fait, le nom de la personne est passé au fichier pour savoir si elle est recherchée. Si un citoyen s’estime harcelé, il lui suffit de saisir la Commission nationale de l’informatique et des libertés [Cnil, ndlr], puis le procureur.»</em> Du côté du syndicat Alliance, classé à droite, le discours est le même, la police française est, selon lui, la plus contrôlée du monde démocratique : «<em>Il y a tout un système déjà existant pour contrôler l’activité policière : l’Inspection générale des services, les magistrats, la Halde [Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, ndlr], la CNDS [Commission nationale de déontologie de la sécurité].</em><em>Ce n’est pas au citoyen lambda de contrôler le policier. C’est même dangereux, cela fait peser sur le policier une suspicion permanente et cela va démobiliser les policiers.</em>» Aux citoyens les lourdeurs administratives et aux policiers la tranquillité de contrôler.</p>
<h3><strong>La banlieue au Sénat</strong></h3>
<p>Pour <em>«réconcilier l’identité républicaine et la pluralité»,</em> Benoît Thieulin, directeur général et cofondateur de la Netscouade, propose de faire entrer des élus des banlieues au Sénat : <em>«Depuis la III<sup>e</sup> République, </em>écrit-il, <em>le Sénat avait pour but de préserver le poids d’une France rurale qui aurait pu être le parent pauvre d’une représentation démocratique dans une République qui s’urbanisait.»</em> Selon lui, il y a pire aujourd’hui : les banlieues. <em>«Alors pourquoi ne pas réfléchir à un moyen de surreprésenter ces territoires et ces populations mal défendues dans nos institutions ? Une mesure constituerait à attribuer 30 postes de sénateurs pour représenter ces zones, non plus par l’élection mais par tirage au sort sur les listes électorales des banlieues. La stochocratie inventée par les Grecs paraît étrangère à notre culture démocratique. Pas tant que ça : sait-on que ceux &laquo;&nbsp;qui rendent justice au nom du peuple&nbsp;&raquo;</em> [les jurés des assises, ndlr] <em>sont désignés par le même mécanisme.»</em> Pour Guy Carcassonne, spécialiste du droit constitutionnel, il faudrait une révision de la Constitution, car elle stipule que le Sénat est élu au suffrage indirect, donc si on change le mode d’élection, il faut que cela passe par une révision des textes : <em>«De plus,</em> poursuit-il, j<em>e ne suis sûr pas que ce soit envisageable, car il faut l’accord du Sénat, et ce dernier est conservateur de toute façon.» </em>Pierre Brunet, professeur de droit public à l’université Paris-Ouest-Nanterre, est moins catégorique devant cette idée <em>«infernale pavée de bonnes intentions et qui soulève un très grand nombre de difficultés juridiques,</em><em>mais le droit est chose qui se change».</em> La proposition de Benoît Thieulin lui semble inspirée de l’article 24 de la Constitution : le Sénat assure la représentation des collectivités territoriales de la République. «<em>Si on peut identifier facilement les Français établis hors de France ou dans les campagnes,</em> demande Pierre Brunet, <em>comment identifier les Français des banlieues ? </em><em>La proposition parle de &laquo;&nbsp;populations&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;territoires&nbsp;&raquo;</em>, <em>mais l’un et l’autre sont juridiquement non définis, et on voit mal comment opérer une distinction entre les banlieues et les autres (Le Vésinet et Sarcelles, par exemple), si ce n’est en prenant le risque de distinguer les </em><em>&laquo;&nbsp;populations&nbsp;&raquo;</em><em> en fonction de leur origine. On violerait alors l’article 1 de la Constitution, qui interdit à la loi de distinguer selon le critère de l’origine, de la race et de la religion, et ce au nom de l’égalité entre les citoyens français, ce qui ne veut pas pour autant dire uniformité.»</em> Quant au tirage au sort ? «<em>La démocratie grecque n’est plus la nôtre depuis bien longtemps. La nôtre est représentative depuis 1789. On pourrait changer les choses. Mais si le changement ne devait concerner que les sénateurs de banlieues, il y aurait là aussi un risque de violation du principe d’égalité…»</em></p>
<h3><strong>Profil des journalistes</strong></h3>
<p>Nordine Nabili, directeur de l’école supérieure de journalisme (ESJ) de Bondy, propose de généraliser l’expérience qu’il mène depuis la rentrée en Seine-Saint-Denis pour changer le profil des médias : «<em>Parce qu’ils parlent à tout le monde, les journalistes doivent être représentatifs de la diversité de la société française. Malheureusement, la sélection à l’entrée des écoles de journalisme fonctionne comme un plafond de verre. L’ESJ Lille et le Bondy Blog ont créé une classe préparatoire aux concours des écoles de journalisme ouvertes à des jeunes diplômés de l’université, issus de familles à revenus modestes</em>.» Edith Rémond, de l’Institut de journalisme de Bordeaux (IJBA), une des treize écoles de journalisme conventionnées et une des rares à ouvrir leur recrutement dans les DOM-TOM, regrette déjà la multiplication des classes préparatoires privées pour les écoles de journalisme : «<em>C’est une calamité absolue pour nous</em>, tranche-t-elle. <em>Leurs étudiants sont des bêtes de concours mais pas forcément les candidats qu’on cherche, puisqu’on veut des gens avec des cursus atypiques, des centres d’intérêts véritables qu’ils veulent mettre au service de la profession</em>.» Anciennement institut universitaire de technologie (IUT), l’IJBA avait la possibilité de recruter des profils différents grâce à son année spéciale, mais celle-ci a été supprimée en 2006, et aujourd’hui en recrutant après la licence, Edith Rémond déplore que l’université ait déjà fait son écrémage. L’enseignante trouve également que les médias ont beau jeu de reprocher aux écoles de journalisme leurs difficultés à s’ouvrir à la diversité et de leur faire porter toutes les difficultés d’emploi d’un secteur : «<em>Je suis obligée de constater qu’après les stages les entreprises fidélisent et sédentarisent les étudiants les plus lisses, les plus conformes à leur image. Ils jouent la sécurité et choisissent des gens qui leur ressemblent.»</em></p>
<h3><strong>Une diplomatie représentative</strong></h3>
<p>Pascal Boniface, de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), fait un parallèle entre l’image donnée par les Bleus et celles de nos diplomates à l’étranger. «<em>Equipe de France de football : 11 places. Ambassades françaises : 166. Les représentants de ce qu’on appelle la diversité sont plus nombreux dans la première que dans les secondes. Où est l’erreur ? Il faut une démarche volontariste d’ouverture en réservant un pourcentage des postes d’ambassadeur qui soient attribués aux éléments brillants des membres de la diversité qui ont déjà réussi dans la société civile.</em>» Au ministère des Affaires étrangères, son porte-parole Bernard Valero invite Pascal Boniface à consulter l’annuaire diplomatique car, selon lui, la diversité y est déjà une réalité et d’ajouter : «<em>Si on veut avoir une politique volontariste, il faut changer les règles de la fonction publique</em>.» Au ministère du Budget, on dit déjà s’y employer tout en rappelant que les ambassadeurs sont nommés en Conseil des ministres : <em>«1 000</em> <em>allocations de 2 000 euros sont attribuées tous les ans,</em> soutient Pierre-Antoine Lachal<em>, du cabinet d’Eric Woerth, pour aider les plus défavorisés à préparer les concours. Des classes préparatoires intégrées à l’ENA, à l’Ecole des finances et des douanes ont été mises en place. De plus, nous titularisons des étudiants en alternance dans la fonction publique.</em>»</p>
<p>par <a href="http://www.liberation.fr/societe/0101616130-diversite-des-idees-a-l-appel">Stéphanie Binet, Libération</a></p></blockquote>
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		<title>Vos réactions sur le débat boursiers et Grandes Ecoles</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 19:02:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
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		<category><![CDATA[Sciences Po]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous êtes très nombreux à réagir chaque jour sur mon profil Facebook ou sur ce blog sur le débat qui a été lancé par les Grandes Ecoles sur le pourcentage de boursiers.  Pas toujours du même avis, vous avez souvent des échanges fructueux entre vous ou avec moi. Petite sélection des commentaires argumentés qui soutiennent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous êtes très nombreux à réagir chaque jour sur <a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?ref=ts">mon profil Facebook</a> ou sur ce blog sur le débat qui a été lancé par <a href="http://www.richard-descoings.net/2010/01/07/quelle-mouche-a-pique-la-conference-des-grandes-ecoles/">les Grandes Ecoles sur le pourcentage de boursiers</a>.  Pas toujours du même avis, vous avez souvent des échanges fructueux entre vous ou avec moi. Petite sélection des commentaires argumentés qui soutiennent une plus grande ouverture et une plus grande diversité.</p>
<p><strong>Nicolas Vidal-Naquet</strong></p>
<blockquote><p>Les GE sont réservés aux classes qui se disent supérieures&#8230; On le sait tous, combien d&#8217;énarques le sont de pères en fils, combien de polytechniciens également&#8230; Il suffit de voir qui sont les élèves présents en classes prépa. Déjà il y a 30 ans les classes prépa véto, math sup, HEC etc&#8230; étaient l&#8217;apanage des fils et filles de familles privilégiées&#8230; Ainsi cela continue aujourd&#8217;hui!<br />
L&#8217;adage persiste: &laquo;&nbsp;mieux vaut être riche et en bonne santé&nbsp;&raquo;&#8230; pour rentrer en prépa et dans les GE!</p></blockquote>
<p><strong><a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?v=feed&amp;story_fbid=234573319222" target="_blank">Marie Donzel</a></strong></p>
<blockquote><p>c&#8217;est sûr qu&#8217;eu égard à ce qu&#8217;on apprend en école de commerce, la notion de &laquo;&nbsp;niveau&nbsp;&raquo; telle que l&#8217;ESSEC la conçoit laisse a minima songeur&#8230; Baisse du &laquo;&nbsp;niveau&nbsp;&raquo; social ou baisse du &laquo;&nbsp;niveau&nbsp;&raquo; intellectuel, that is the question? Ai récemment rencontré quelque diplômé de cet humble école de management qui n&#8217;avait que vaguement entendu parler d&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_Morin">Edgar Morin</a> et ignorait tout de l&#8217;orthographe du nom de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tzvetan_Todorov">Todorov</a>. J&#8217;aurais peut-être du lui conseiller de demander le remboursement de son coûteux diplôme avec des dommages et intérêts!</p></blockquote>
<p><strong><a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?v=feed&amp;story_fbid=234573319222" target="_blank">Marie Donzel</a></strong></p>
<blockquote><p>Le rôle (le projet) d&#8217;une école serait donc uniquement de sélectionner ceux qui savent déjà? Ceux qui savent déjà les contenus et ceux qui savent déjà les usages? Ceux qui maîtrisent déjà le code? Ceux qui déjà riches de ces savoirs sortiront de l&#8217;école encore plus riches de leur habileté à en tirer le meilleur parti au profit d&#8217;eux-mêmes et de ceux qui leur ressemblent?<br />
Une école n&#8217;est peut-être pas un ministère des affaires sociales, mais une école n&#8217;est certainement pas non plus une machine à conforter et à légitimer les nantis dans leurs privilèges.</p></blockquote>
<p><strong><a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?v=feed&amp;story_fbid=234573319222">Nabil Dit LeBoulanger</a></strong></p>
<blockquote><p>Triste d&#8217;apprendre qu&#8217;étant boursier je représente un frein pour le niveau d&#8217;une école comme l&#8217;ESSEC. Ou dois je dire triste d&#8217;apprendre qu&#8217;étant Banlieusard, je risquerais de faire tâche sur la renommé d&#8217;un école comme l&#8217;ESSEC (sans vouloir faire de vilaine allusion à mon éventuel couleur de peau bien entendu <img src='http://www.richard-descoings.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  ) Pour rien au monde je ne voudrais avoir ça sur la conscience,il s&#8217;agirait là d&#8217;un fardeau trop lourd à porter pour ma conscience d&#8217;ignare de Banlieue&#8230;</p>
<p>Mais&#8230; si l&#8217;on en croit ce que nous dit Marie Donzel, je suis davantage en proie à l&#8217;ignorance à l&#8217;intérieur des murs de cet établissement, qu&#8217;à l&#8217;extérieur. sniff je n&#8217;intégrerai jamais l&#8217;ESSEC je suis fauché, donc j&#8217;ai une chance d&#8217;apprendre à connaitre ce bon vieux Todorov. Quant à E.Morin ?! Je suis déjà capable d&#8217;écrire quelques lignes à son sujet. Merci l&#8217;école gratuite et ses cours de philo passionnants <img src='http://www.richard-descoings.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p></blockquote>
<p><strong><a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?v=feed&amp;story_fbid=234573319222">Dimitri Lecerf</a></strong></p>
<blockquote><p>J&#8217;aimerais juste faire une remarque (un peu longue, j&#8217;en suis navré): il ne faut quand même pas avoir un QI de 180 pour constater qu&#8217;il y a un problème de mixité sociale dans les grandes écoles, et que dans certaines être issu de la classe moyenne constitue déjà une exception. Je ne pense pas avoir besoin d&#8217;étaler des lignes de chiffres sur la proportion de «gens issus de milieu défavorisé» dans les grandes écoles, mais bon on peut admettre que dans les établissements style HEC par exemple, point de vue mixité sociale on peut mieux faire&#8230;</p>
<p>Admettons qu&#8217;on le justifie par le mérite républicain, par le fait de recruter «les meilleurs». Ce que je trouve le plus grave et le plus révoltant, et qui insulte l&#8217;idée du vrai mérite républicain, c&#8217;est le discours qui sous-tend notamment la position de M. Zemmour. Dire que les pauvres, parce qu&#8217;ils ne maîtrisent pas les mêmes outils que les plus favorisés, ont moins de mérite, c&#8217;est dire à mots couverts que les basses classes ne sont bonnes qu&#8217;à être bêtes, et n&#8217;ont qu&#8217;à faire comme les autres s&#8217;ils veulent accéder aux mêmes positions. Mais avec moins de moyens. Parce qu&#8217;évidemment, si on leur en donne, c&#8217;est aller contre le mérite républicain! Donner des avantages aux gens qui n&#8217;en ont pas, cela va contre la méritocratie!</p>
<p>En outre, selon vous, qui est le meilleur: celui qui a les meilleures notes, ou celui qui a connu le parcours le plus difficile et qui s&#8217;en sort? Parce que c&#8217;est facile d&#8217;être l&#8217;élite quand on sort d&#8217;un bon lycée parisien, qu&#8217;on a fait une prépa d&#8217;été, qu&#8217;on peut aisément payer le concours. Mais celui qui a enduré 10 ans de ZEP, qui a eu des mauvais profs, dans un mauvais lycée, et qui s&#8217;en sort avec une MTB, n&#8217;a-t-il pas autant de mérite? La différence étant que lui n&#8217;a jamais été préparé aux épreuves style concours, et pour cause: à l&#8217;origine, il n&#8217;est pas censé avoir d&#8217;avenir. N&#8217;oublions pas que nous sommes tous entre autres choses le produit de l&#8217;argent qui nous entoure. Donc en terme de mérite, je ne pense pas que les élèves de ZEP soient en dessous de ceux qui passent le concours; en revanche ils n&#8217;ont pas été préparés, on ne leur a pas donné les moyens de se préparer, à une telle sélection.<br />
Je le dis clairement: je ne suis pas de gauche. Mais arrêtons d&#8217;être hypocrites: le mérite républicain n&#8217;existe pas, c&#8217;est au mieux un idéal, au pire une fantaisie pour faire croire aux pauvres qu&#8217;ils sont pauvres par leur faute.</p></blockquote>
<p><strong>Réponse de Marie Charlotte à Dimitri Lecerf</strong></p>
<blockquote><p>Vous avez raison monsieur Lecerf, mais donner plus de moyens aux classes défavorisées veut dire à mon sens leur donner les outils nécessaires afin de se préparer au meme concours que les autres, et non pas les exonérer de ce concours.<br />
Plutot que d&#8217;instaurer une procédure CEP, il aurait fallu créer des classes de prépa spécifiques aux élèves issus de milieux défavorisés, sur 1 an, 2 ans, peu importe, afin de les aider à acquérir le bagage culturel que les classes favorisées acquièrent dans les lycées parisiens, ou simplement au sein de leur famille.<br />
Car leur donner les moyens de réussir le concours comme les autres, c&#8217;est aussi leur assurer une meilleure intégration aux sein des autres étudiants. Une mixité sociale oui, mais pas n&#8217;importe comment.</p></blockquote>
<p><strong>Réponse de Camille Apelbaum à Marie Charlotte</strong></p>
<blockquote><p>@Marie Charlotte : quand on vient d&#8217;un milieu défavorisé, on n&#8217;a pas forcément les moyens de &laquo;&nbsp;perdre&nbsp;&raquo; deux ans à se préparer pour un concours qu&#8217;on n&#8217;est pas sûr d&#8217;avoir, la nécessité de gagner sa vie est incompatible avec l&#8217;idée d&#8217;obtenir un niveau Master en sept ans ! De telles prepas spéciales sont dissuasives, d&#8217;autant qu&#8217;on n&#8217;acquière pas les usages &laquo;&nbsp;dominants&nbsp;&raquo; (façons de parler, d&#8217;écrire, de se tenir, etc.) en passant deux ans dans une classe où tout le monde est d&#8217;origine modeste, mais au contraire en se mélangeant avec les &laquo;&nbsp;élus&nbsp;&raquo; qui ont simplement eu plus de chance à la naissance&#8230; On favorise ainsi non seulement l&#8217;intégration à un milieu plus favorisé (et plus tard une meilleure place dans le domaine pro) mais aussi l&#8217;échange culturel et l&#8217;enrichissement de chacun.</p></blockquote>
<p><strong><a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?v=feed&amp;story_fbid=234573319222">Luba Gueroeva</a></strong></p>
<blockquote><p>Qui a lancé l&#8217;amalgame boursier=débile qui entre que parce qu&#8217;on fait une action sociale pour les défavorisés? Je suis boursière et j&#8217;ai eu le concours, avant de connaitre les résultats j&#8217;ai démarré une BL à Henri IV, l&#8217;ESSEC n&#8217;est vraiment pas sérieux&#8230;</p></blockquote>
<p><strong><a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?v=feed&amp;story_fbid=234573319222">Luba Gueroeva</a></strong></p>
<blockquote><p>PS pour trancher le débat, on n&#8217;a pas forcément besoin d&#8217;une prépa si on bosse bien sa terminale en gardant l&#8217;esprit un peu au delà des manuels, si les &laquo;&nbsp;riches parisiens&nbsp;&raquo; veulent rattraper leur retard avec une Ipesup, tant mieux. J&#8217;ai perso un ami de ma terminale qui l&#8217;a fait, ça n&#8217;a rien changé, il ne fait pas partie de la promo. Il faut déstresser un peu&#8230;</p></blockquote>
<p><strong>Thami Kabbaj</strong></p>
<blockquote><p>La réaction de la CGE est LAMENTABLE. Cela illustre une fois de plus le conservatisme de nos élites qui n’ont pas encore pris la mesure des enjeux du 21ème siècle. La diversité sociale est une richesse et je suis convaincu que les personnes issues de milieux défavorisés ont une véritable rage de gagner et peuvent contribuer de manière positive dans une économie. Certes, elles n’ont pas les mêmes facilités mais peut-on sincèrement évaluer le talent et le potentiel d’une personne à un très jeune âge ? Personnellement, j’en doute fort.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs l&#8217;une des critiques de Mintzberg sur notre système des grandes écoles. Je parle en connaissance de cause puisque j’ai moi-même été boursier et je connais parfaitement les difficultés de l’étudiant désargenté et sans capital social pour percer dans les études. Les préoccupations sont tout autres : trouver un logement, se nourrir correctement, trouver un stage, etc. Je me suis accroché et j&#8217;ai réalisé un parcours honorable mais j’ai perdu un temps fou, subi de nombreuses humiliations et je me considère comme une erreur statistique. &#8230; See More</p>
<p>Amitiés, courage et mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année&#8230;</p></blockquote>
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		<title>France&#8217;s famed meritocracy endangered by grandes écoles &#8211; Financial Times</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2010/01/09/frances-famed-meritocracy-endangered-by-grandes-ecoles-financial-times/</link>
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		<pubDate>Sat, 09 Jan 2010 15:03:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
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		<description><![CDATA[Lire l&#8217;intégralité de l&#8217;article dans le Financial Times du 9 janvier
France&#8217;s claim to be a meritocracy is based on its revolutionary heritage. However, for Anyss Arbib, a 21-year-old Frenchman of Moroccan descent who grew up in the tough Paris suburb of Bondy, the claim looks clearly wrong these days.
&#171;&#160;It&#8217;s a myth, of course,&#160;&#187; he says. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="France's claim to be a meritocracy is based on its revolutionary heritage. However, for Anyss Arbib, a 21-year-old Frenchman of Moroccan descent who grew up in the tough Paris suburb of Bondy, the claim looks clearly wrong these days.  &quot;It's a myth, of course,&quot; he says. &quot;We should stop being hypocritical and talking about meritocracy. There will be no meritocracy until there is equality of opportunity.&quot;  The claim took a battering this week when France's elite universities, or grandes écoles , rejected changes to their admissions procedures to take in more students from disadvantaged backgrounds.">Lire l&#8217;intégralité de l&#8217;article dans le Financial Times du 9 janvier</a></h3>
<p>France&#8217;s claim to be a meritocracy is based on its revolutionary heritage. However, for Anyss Arbib, a 21-year-old Frenchman of Moroccan descent who grew up in the tough Paris suburb of Bondy, the claim looks clearly wrong these days.</p>
<p>&laquo;&nbsp;It&#8217;s a myth, of course,&nbsp;&raquo; he says. &laquo;&nbsp;We should stop being hypocritical and talking about meritocracy. There will be no meritocracy until there is equality of opportunity.&nbsp;&raquo;</p>
<p>The claim took a battering this week when France&#8217;s elite universities, or <em>grandes écoles</em> , rejected changes to their admissions procedures to take in more students from disadvantaged backgrounds.</p>
<p>France&#8217;s <em>grand écoles</em> absorb only 6 per cent of high-school graduates. A clutch of top institutions, such as the Ecole des Mines for engineers or the Polytechnique for mathematicians, account for only a fraction of that.</p>
<p>Various studies show that the student intake to the <em>grandes écoles</em> became more socially diverse in the 40 years after the second world war but the trend levelled off in the 1980s and may have even gone into reverse.</p>
<p><a href="http://www.ft.com/cms/s/0/1c91da12-fcbf-11de-bc51-00144feab49a.html"><em>Lire la suite</em></a></p>
<p>Par Ben Hall, Financial Times</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Interview vidéo pour Libération: «Les grandes écoles ont une responsabilité dans la diversité sociale»</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 10:19:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
		<category><![CDATA[grandes écoles]]></category>

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		<description><![CDATA[A regarder aussi sur Libération.fr
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.liberation.fr/societe/06011554-les-grandes-ecoles-ont-une-responsabilite-dans-la-diversite-sociale">A regarder aussi sur Libération.fr</a></h3>
<p><a href="http://www.richard-descoings.net/2010/01/08/interview-video-pour-liberation-%c2%ables-grandes-ecoles-ont-une-responsabilite-dans-la-diversite-sociale%c2%bb/"><em>Cliquer ici pour voir la vidéo.</em></a></p>
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		<title>Plus il y a de diversité, plus le niveau augmente à Sciences Po</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2010/01/07/les-eleves-de-sciences-po-apportent-la-demonstration-collective/</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Jan 2010 17:51:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences Po]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
		<category><![CDATA[niveau]]></category>

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		<description><![CDATA[Les élèves de Sciences Po apportent la démonstration collective que l&#8217;on peut constituer A LA FOIS une communauté étudiante qui se diversifie très rapidement du point de vue socio-économique ET une communauté étudiante dont la qualité, évaluée sur des critères académiques, est croissante.
A la rentrée 2009, 80 % des élèves de 1ère année ayant eu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les élèves de Sciences Po apportent la démonstration collective que l&#8217;on peut constituer A LA FOIS une communauté étudiante qui se diversifie très rapidement du point de vue socio-économique ET une communauté étudiante dont la qualité, évaluée sur des critères académiques, est croissante.</p>
<p>A la rentrée 2009, 80 % des élèves de 1ère année ayant eu le Bac en 2009 avaient obtenu la mention TRES BIEN au Bac.</p>
<p>Contrairement à ce que veulent faire croire certains, la diversification sociale du corps étudiant dans les établissements sélectifs NE FAIT PAS BAISSER LE NIVEAU.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La diversité, avantage concurrentiel de l&#8217;entreprise</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2009/10/04/la-diversite-avantage-concurrentiel-de-lentreprise/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Oct 2009 15:28:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;La diversité, avantage concurrentiel de l&#8217;entreprise&#160;&#187;
LE MONDE &#124; 03.10.09 &#124; 14h59  •  Mis à jour le 03.10.09 &#124; 16h38

ui est polytechnicien et énarque, patron de GDF Suez, président de la Fondation Agir contre l&#8217;exclusion (FACE). Elle, a fait &#171;&#160;l&#8217;ENA de la rue&#160;&#187; et est devenue secrétaire d&#8217;Etat chargée de la politique de la ville à la faveur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><a href="http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/10/03/la-diversite-avantage-concurrentiel-de-l-entreprise_1248868_0.html">&laquo;&nbsp;La diversité, avantage concurrentiel de l&#8217;entreprise&nbsp;&raquo;</a></div>
<div><a href="http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/10/03/la-diversite-avantage-concurrentiel-de-l-entreprise_1248868_0.html">LE MONDE | 03.10.09 | 14h59  •  Mis à jour le 03.10.09 | 16h38</a></div>
<blockquote><p><img src="http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/let/l.gif" border="0" alt="" align="left" /></p>
<div>ui est polytechnicien et énarque, patron de GDF Suez, président de la Fondation Agir contre l&#8217;exclusion (FACE). Elle, a fait &laquo;&nbsp;<em>l&#8217;ENA de la rue</em>&nbsp;&raquo; et est devenue secrétaire d&#8217;Etat chargée de la politique de la ville à la faveur de l&#8217;ouverture prônée par Nicolas Sarkozy. Les parcours de Gérard Mestrallet, 60 ans, et Fadela Amara, 45 ans, sont aux antipodes. Mais ils se retrouvent sur le constat d&#8217;une société française en profonde transformation sur la question de la diversité, sociale et ethnique. Où l&#8217;on s&#8217;aperçoit que les grandes entreprises sont probablement en avance sur la société, la fonction publique et les partis politiques.<br />
<strong><br />
Les grandes entreprises ont fait beaucoup d&#8217;annonces sur la diversité. Politique de communication ou vrai tournant ? </strong></p>
<table style="float: left; clear: both; padding-right: 6px;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td><script type="text/javascript">// <![CDATA[
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// ]]&gt;</script><a href="http://pubs.lemonde.fr/5c/WWW_autres/sponsor/823577849/Middle1/default/empty.gif/63313336343335643438626263623330" target="_blank"><img style="border: 0pt none ;" src="http://pubs.lemonde.fr/5/WWW_autres/sponsor/823577849/Middle1/default/empty.gif/63313336343335643438626263623330" border="0" alt="" width="2" height="2" /></a></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Fadela Amara : Je n&#8217;ai pas envie de culpabiliser les entreprises en les mettant au pilori à cause des pratiques discriminatoires. Cela existe évidemment. Mais je constate une évolution importante. Sans attendre de directive politique, les chefs d&#8217;entreprise ont compris que la diversité est un atout.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas de la compassion. Je ne crois pas à la philanthropie des entreprises. Il s&#8217;agit d&#8217;une démarche de compétitivité et c&#8217;est ce que je trouve très positif. Car les habitants des quartiers ne veulent pas être perçus de façon misérabiliste et bénéficier de politique d&#8217;assistanat. Ils veulent être traités comme les autres. Ni plus ni moins.</p>
<p>Gérard Mestrallet : Il s&#8217;agit d&#8217;un mouvement structurel. Aujourd&#8217;hui, il est évident pour toutes les grandes entreprises que la diversité est un avantage concurrentiel. Ne pas prendre en compte ce vivier de recrutement, se priver d&#8217;éventuels talents serait une erreur et une faute. C&#8217;est l&#8217;intérêt bien compris des entreprises que d&#8217;avancer sur ce sujet.</p>
<p>Pour certains secteurs comme le nôtre, où la problématique du recrutement est centrale, c&#8217;est encore plus évident : GDF Suez doit embaucher 100 000 personnes d&#8217;ici à 2013. Nos métiers dans l&#8217;énergie et l&#8217;environnement nous amènent à intervenir au coeur des villes, des villages et des quartiers. Nous devons ressembler aux territoires pour lesquels nous travaillons. Donc, on expérimente, on tâtonne. GDF Suez a créé des bourses pour des étudiants issus de zones d&#8217;éducation prioritaire (ZEP). Nous travaillons avec des associations locales qui nous proposent des candidats, suivis par des coachs en interne. Nous soutenons les écoles de la seconde chance. Nous avons mis en place des classes passerelles pour les jeunes en échec.</p>
<p><strong>Comment expliquez-vous cette évolution ? </strong></p>
<p>G.M. : La compétition internationale et la mondialisation ont contribué à l&#8217;intensification de la diversité au sein des entreprises. C&#8217;est une force pour une entreprise mais aussi à l&#8217;échelle d&#8217;un pays. Regardez le Brésil. Le fait d&#8217;être une société totalement métissée lui donne une force inouïe. Pour moi, c&#8217;est un des principaux facteurs de son émergence parmi les grandes puissances. De ce point de vue, la composition sociologique de la France devrait être un avantage, nous permettant d&#8217;être moteur en Europe. On se focalise souvent sur les signaux sombres, mais voilà un indice de confiance très fort.</p>
<p>F.A. : Nous sommes en train d&#8217;accoucher d&#8217;une France diverse, d&#8217;une République métissée. Le mouvement n&#8217;est pas spectaculaire et ne se voit pas devant des caméras. Mais les discours et les pratiques ont radicalement évolué grâce à un travail de fourmi. C&#8217;est d&#8217;autant plus important que nous sommes un pays vieillissant. Or, où sont les jeunes ? Dans les quartiers. S&#8217;en priver, ce n&#8217;est pas seulement une injustice, c&#8217;est contre-productif. La société n&#8217;en a peut être pas encore conscience, mais les grandes entreprises l&#8217;ont bien perçu.</p>
<p><strong>Comment se traduisent ces engagements ? </strong></p>
<p>F.A. : Le monde économique n&#8217;est plus absent des discours politiques sur les banlieues. Les dispositifs imaginés par le passé &#8211; zones franches urbaines, zones de redynamisation urbaine &#8211; ont permis à des entreprises de s&#8217;installer dans des quartiers sensibles. Les raisons étaient d&#8217;abord fiscales. Aujourd&#8217;hui, le mouvement est complètement différent : les patrons que je rencontre veulent s&#8217;impliquer et conduire des politiques plus intenses. Ça n&#8217;est plus un intérêt de court terme, c&#8217;est une vision de long terme. Regardez les 20 000 jeunes engagés par des entreprises, sous forme de CDD, de CDI ou de stages, dans le cadre de la dynamique &laquo;&nbsp;Espoir banlieues&nbsp;&raquo;.</p>
<p>G.M. : Un patron moderne ne prend pas des décisions uniquement pour une incitation fiscale. Ce qui se passe en ce moment est plus profond. Deux exemples. Dans le domaine de l&#8217;enseignement et de la recherche, l&#8217;université Dauphine a créé une chaire sur le management de la diversité. Au sein du temple du management, ce n&#8217;est pas rien. La diversité est aussi devenue un objet du dialogue social. Nous avons signé un accord sur la diversité à l&#8217;unanimité des syndicats européens. Les objectifs sont précis et il sera facile d&#8217;évaluer s&#8217;ils sont tenus. On n&#8217;est pas dans une opération marketing, on a pris des engagements concrets.</p>
<p><strong>La fonction publique semble évoluer plus lentement que les entreprises. Pourquoi ? </strong></p>
<p>G.M. : La fonction publique a longtemps été le rêve de beaucoup de parents pour assurer l&#8217;ascension sociale de leurs enfants. Mais aujourd&#8217;hui, beaucoup privilégient, à juste titre, la promotion sociale par l&#8217;entreprise, jugée plus ouverte et plus flexible.</p>
<p>F.A. : Notre système de recrutement contribue à la reproduction sociale : un tri social a lieu en amont des concours eux-mêmes. Mais il existe aussi, c&#8217;est un fait, une noblesse d&#8217;Etat qui ne voit pas d&#8217;un bon oeil l&#8217;émergence d&#8217;une élite des quartiers. Le président de la République a eu le courage politique de nommer des Rachida Dati ou des Rama Yade au gouvernement. C&#8217;était un message très fort qu&#8217;il faut poursuivre. Nous mettons ainsi en place des classes préparatoires intégrées aux grandes écoles de la fonction publique. Ces classes, qui concernent 15 à 20 élèves, sont déjà créées à l&#8217;Ecole nationale d&#8217;administration (ENA), dans les Instituts régionaux d&#8217;administration (IRA), dans les écoles de la magistrature, de l&#8217;administration pénitentiaire, de la police&#8230;</p>
<p><strong>Les partis politiques n&#8217;ont pas suivi, si l&#8217;on en juge par les dernières élections municipales et européennes&#8230; </strong></p>
<p>F.A. : Le sommet de l&#8217;Etat a bougé. Les partis politiques, eux, ont toujours tendance à être repliés sur eux-mêmes. C&#8217;est le cas sur la diversité et ça l&#8217;est toujours pour les femmes alors que la question est nettement plus ancienne. Il faut que l&#8217;effort soit accentué. Qu&#8217;on ait des élus, des préfets, des procureurs, des directeurs issus des classes populaires et des quartiers.</p></div>
<div>
<div><strong>Propos recueillis par Luc Bronner</strong></div>
</div>
<div>Article paru dans l&#8217;édition du 04.10.09</div>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Et à Sciences Po, où en est la mixité sociale ? (2ème partie)</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2009/09/23/et-a-sciences-po-ou-en-est-la-mixite-sociale-2eme-partie/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 17:27:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences Po]]></category>
		<category><![CDATA[démocratisation]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour répondre aux commentaires (@Philippe) suscités par mes deux précédents  articles, voici l’évolution à Sciences Po du nombre de boursiers par échelon de  bourses.

Premièrement, on voit parfaitement que l’augmentation la plus sensible est celle des  boursiers  échelon 5 et 6, c&#8217;est à dire les étudiants qui ont le moins d&#8217;argent. Ils représentent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour répondre aux commentaires (@Philippe) suscités par mes deux précédents  articles, voici l’évolution à Sciences Po du nombre de boursiers par échelon de  bourses.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-402 aligncenter" title="Graphboursierparechelon" src="http://www.richard-descoings.net/wp-content/uploads/2009/09/Graphboursierparechelon.jpg" alt="Graphboursierparechelon" width="407" height="264" /></p>
<p>Premièrement, on voit parfaitement que l’augmentation la plus sensible est celle des  boursiers  échelon 5 et 6, c&#8217;est à dire les étudiants qui ont le moins d&#8217;argent. Ils représentent près de la moitié des boursiers de Sciences Po. Une preuve que la récente augmentation du nombre de boursiers ″échelon 0″ en France n&#8217;est pas à l&#8217;origine de l&#8217;augmentation du nombre de boursiers à Sciences Po.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-401 aligncenter" title="Tableauboursierparechelon" src="http://www.richard-descoings.net/wp-content/uploads/2009/09/Tableauboursierparechelon.jpg" alt="Tableauboursierparechelon" width="478" height="201" /></p>
<p>Deuxièmement, on ne peut pas comparer le nombre de boursiers dans les CPGE, qui préparent à l&#8217;entrée d&#8217;une école,  et le nombre de boursiers à Sciences Po. Comparons alors si vous le souhaitez le nombre de boursiers à Sciences Po et le nombre de boursiers admis dans les Grandes Ecoles…</p>
<p>Si d’autres établissements rendent public ce genre de  statistiques, vous pouvez me les communiquer, par mail ou sur ce blog.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Démocratisation de l’enseignement supérieur : un espoir ?</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2009/09/22/democratisation-de-l%e2%80%99enseignement-superieur-un-espoir-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 09:06:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[démocratisation]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

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		<description><![CDATA[Les universitaires, je les comprends, s’irritent parfois de ce que le débat sur la démocratisation de l’enseignement supérieur soit focalisé sur la fermeture sociale des grandes écoles – ou plutôt de la trentaine des écoles qui mènent vers les responsabilités principales dans les entreprises et les administrations publiques.
Mais si tel est le cas c’est bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les universitaires, je les comprends, s’irritent parfois de ce que le débat sur la démocratisation de l’enseignement supérieur soit focalisé sur la fermeture sociale des grandes écoles – ou plutôt de la trentaine des écoles qui mènent vers les responsabilités principales dans les entreprises et les administrations publiques.</p>
<p>Mais si tel est le cas c’est bien parce que, dans le système français, vous avez cent fois plus de chances de réussir un cursus honorum professionnel si vous êtes un Ancien d’une grande école que si vous êtes titulaire d’un master ou d’un doctorat de l’université.</p>
<p>Les exceptions existent : la médecine et les professions de santé ; le droit, en partie ; le professorat et la recherche ; la théologie. Ce sont les « héritières » des anciennes facultés françaises.</p>
<p>Depuis 10 ans que je combats pour que les grandes écoles retrouvent un semblant de responsabilité sociale et ne camouflent pas la préservation des intérêts des groupes sociaux les plus influents derrière l’habile stratagème de la « méritocratie républicaine », je me prends à espérer.<img title="Lire la suite…" src="http://www.richard-descoings.net/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" alt="" /></p>
<p><span id="more-396"></span>Nicolas Sarkozy, lors de son <a href="http://www.elysee.fr/download/?mode=press&amp;filename=17.12_Ecole_Polytechnique.pdf"><strong>discours sur l’égalité des chances</strong></a> à l’Ecole Polytechnique le 17 décembre 2008, avait prononcé un formidable « exposé des motifs » sur la nécessité urgentissime de restaurer de la mixité sociale au sein des élites professionnelles. Beaucoup avaient été déçus, dont lui j’en suis sûr, de n’aboutir qu’à un renforcement de la méthode traditionnelle : l’allocation de bourses plus nombreuses et la fixation d’un quota de boursiers dans les classes préparatoires aux grandes écoles : 30 %.</p>
<p>Je m’étais consolé de l’arbitrage qu’il avait dû rendre alors en estimant qu’il s’agissait d’un « dernier avertissement sans frais ». Maniaques du concours comme seule méthode de sélection « juste » et « efficace » de leurs futurs élèves, les tenants des grandes écoles « classiques » l’avaient emporté et, une fois encore, avaient protégé leur sacro-saint concours – et les mécanismes de reproduction sociale qu’ils garantissent.</p>
<p>Valérie Pécresse  s’était engagée à ce que les CPGE comptent 25 % de boursier à la rentrée 2009 et 30% en 2010. La ministre a réussi plus vite que prévu : dès cette année, plus de 13 000 boursiers sont attendus en première année de classe préparatoire aux grandes écoles. Ce nombre représente plus de 30% des effectifs contre 23% l’année dernière, selon <a href="http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid48776/classes-preparatoires-30-de-boursiers-des-la-rentree-2009.html"><strong>un communiqué </strong></a> daté du 2 septembre. « L’ouverture sociale des classes préparatoires va faire cette année un bond en avant inédit ».</p>
<p>L’objectif est solide : il ne s’agit pas d’avoir 30 % en moyenne sur la France : il serait alors facile de regrouper les boursiers dans les prépas qui « n’envoient » que rarement leurs élèves dans les écoles et de « préserver » les « grands » lycées de cette mesure. C’est tout le contraire : Valérie Pécresse va convoquer une trentaine de proviseurs de lycées qui n’ouvrent pas suffisamment leurs portes aux élèves boursiers afin d’analyser « tous les freins qui les ont empêché d’atteindre ces objectifs » et d’y remédier. Il serait amusant d’en avoir la liste, de ces lycées qui rencontrent de telles difficultés …</p>
<p>Pourquoi y a-t-il un espoir naissant dans ce nouvel état de fait ? De deux choses, l’une :</p>
<ol>
<li>soit d’ici quelques années on retrouve dans les grandes écoles la même proportion de boursiers que dans les classes qui y préparent … les écoles démontreront alors que leur sélection est pure de tout biais social ; il faudra juste examiner très précisément les catégories de boursiers concernées : ce ne sont pas les mêmes familles qui ont des enfants boursiers à l’échelon 0 et des enfants boursiers à l’échelon 5 …</li>
<li>soit les boursiers réussissent significativement moins bien que les autres … et alors les écoles seront face à un dilemme : reconnaître que leur sélection est socialement biaisée … ou prétendre que les élèves les plus intelligents et les plus travailleurs appartiennent aux classes les plus favorisées.</li>
</ol>
<p>Certains ont tout de suite vu l’atroce danger ! Dans <a href="http://www.societedesagreges.net/communiques_de_presse.htm#prepa_20090904"><strong>son communiqué du 4 septembre</strong></a>, la Société des Agrégés a exprimé son  opposition à cette mesure. Outre la non prise en compte des spécificités de chaque établissement, elle craint que la politique des quotas ne prime sur les compétences et le mérite des élèves, « ce qui les conduira inéluctablement à l&#8217;échec ». En somme, ne prenons pas le risque de permettre aux « pauvres » de se présenter aux concours, ils risqueraient d’être déçus … !</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Et à Sciences Po, où en est la mixité sociale ?</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2009/09/22/et-a-sciences-po-ou-en-est-la-mixite-sociale/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 07:21:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences Po]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
		<category><![CDATA[Mixité]]></category>

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		<description><![CDATA[A Sciences Po, la proportion des élèves boursiers est passée de 8 à 20% (soit plus de 1 100 élèves) en 6 ans. Ces élèves sont exonérés des droits de scolarité et bénéficient d’un complément de leur bourse du CROUS versé par Sciences Po à HAUTEUR de 75 %. 
Et Sciences Po s’est fixé comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A Sciences Po, la proportion des élèves boursiers est passée de 8 à 20% (soit plus de 1 100 élèves) en 6 ans. Ces élèves sont exonérés des droits de scolarité et bénéficient d’un complément de leur bourse du CROUS versé par Sciences Po <strong>à HAUTEUR de 75 %. </strong></p>
<p><strong>Et Sciences Po </strong>s’est fixé comme objectif de passer à 30 % d’élèves boursiers d’ici 2013.</p>
<table style="border-collapse: collapse; width: 322pt;" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="429">
<col style="width: 45pt;" width="60"></col>
<col style="width: 128pt;" width="170"></col>
<col style="width: 149pt;" width="199"></col>
<tbody>
<tr style="height: 43.5pt;" height="58">
<td style="height: 43.5pt; width: 45pt;" width="60" height="58"><span style="line-height: 150%;">Echelon</span></td>
<td style="border-left: medium none; width: 128pt;" width="170"><span style="line-height: 150%;">bourse CROUS (€]<br />
</span></td>
<td style="width: 149pt;" width="199"><strong><span style="line-height: 150%;">Total   reçu par l&#8217;étudiant après le complément de Sciences Po de 75% (€)<br />
</span></strong></td>
</tr>
<tr style="height: 16.5pt; text-align: right;" height="22">
<td style="height: 16.5pt; width: 45pt;" width="60" height="22">1</td>
<td style="width: 128pt;" width="170">1 445</td>
<td style="width: 149pt;" width="199"><strong>2 529</strong></td>
</tr>
<tr style="height: 17.25pt; text-align: right;" height="23">
<td style="height: 17.25pt; width: 45pt;" width="60" height="23">2</td>
<td style="width: 128pt;" width="170">2 177</td>
<td style="width: 149pt;" width="199"><strong>3 810</strong></td>
</tr>
<tr style="height: 17.25pt; text-align: right;" height="23">
<td style="height: 17.25pt; width: 45pt;" width="60" height="23">3</td>
<td style="width: 128pt;" width="170">2 790</td>
<td style="width: 149pt;" width="199"><strong>4 883</strong></td>
</tr>
<tr style="height: 17.25pt; text-align: right;" height="23">
<td style="height: 17.25pt; width: 45pt;" width="60" height="23">4</td>
<td style="width: 128pt;" width="170">3 401</td>
<td style="width: 149pt;" width="199"><strong>5 952</strong></td>
</tr>
<tr style="height: 17.25pt; text-align: right;" height="23">
<td style="height: 17.25pt; width: 45pt;" width="60" height="23">5</td>
<td style="width: 128pt;" width="170">3 905</td>
<td style="width: 149pt;" width="199"><strong>6 834</strong></td>
</tr>
<tr style="height: 17.25pt; text-align: right;" height="23">
<td style="height: 17.25pt; width: 45pt;" width="60" height="23">6</td>
<td style="width: 128pt;" width="170">4 140</td>
<td style="width: 149pt;" width="199"><strong>7 245</strong></td>
</tr>
</tbody>
</table>
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