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	<title>Richard Descoings &#187; Enseignement supérieur</title>
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	<description>Le blog de Richard Descoings</description>
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		<title>Dans « Libé » d’hier, la journaliste spécialiste de l’education et de l’enseignement supérieur, Véronique Soulé, a conduit une enquête sur le montant du financement de l’enseignement supérieur (Libération du 8 octobre 2009, p. 5). Combien l’Etat dépense-t-il par étudiant ? Et comment se situe Sciences Po dans ce financement public ?</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 09:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans la nouvelle maquette de &#171;&#160;Libé&#160;&#187;, il existe une rubrique intitulée des(intox). Dans l’édition du 8 octobre, cette rubrique est consacrée au montant que le ministère de l’enseignement supérieur investit par étudiant.
Après enquête, Véronique Soulé dégage un certain nombre de faits certifiés.
1/Il      faut distinguer le financement public par l’Etat et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la nouvelle maquette de &laquo;&nbsp;Libé&nbsp;&raquo;, il existe une rubrique intitulée des(intox). Dans l’édition du 8 octobre, cette rubrique est consacrée au montant que le ministère de l’enseignement supérieur investit par étudiant.</p>
<p>Après enquête, Véronique Soulé dégage un certain nombre de faits certifiés.</p>
<p><em><strong>1/</strong></em>Il      faut distinguer le financement public par l’Etat et les autres      financements : par les collectivités publiques, les entreprises, les chambres      de commerce et d’industrie, les étudiants et leurs familles.</p>
<p><em><strong>2/</strong></em>Il      faut distinguer la dépense, d’une part, par étudiant de l’enseignement      supérieur dans son ensemble (donc en prenant en considération à la fois      les universités et les Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles, les IUT      et, d’autre part, la dépense par étudiant des seules universités (hors      IUT, hors CPGE).</p>
<p><em><strong>3/</strong></em>En      menant ces distinctions, on aboutit aux résultats suivants :</p>
<ul>
<li>En       2006, la dépense de l’Etat par étudiant était de 7 200 €.</li>
<li>En       2007, cette dépense était de 7 800 €</li>
<li>En       2010, cette dépense sera de 9 500 €</li>
</ul>
<p>Ces chiffres concernent <strong><span style="text-decoration: underline;">les seules universités </span></strong>(sans CPGE et IUT). Comme le note Véronique Soulé, l’augmentation entre 2007 et 2010 s’établit à + 1 700 €, soit + 21%.</p>
<p>Les moyennes par étudiant en incluant les CPGE et les IUT sont plus élevées parce que l’Etat investit plus dans ces derniers que dans les universités.</p>
<p>La moyenne par étudiant, prise globalement, était de 10 150 € en 2007 (je n’ai pas les chiffres en 2009)</p>
<p><em><strong>4/</strong></em>Comment      Sciences Po se situe dans cet ensemble ? Combien l’Etat investit-il      par étudiant de Sciences Po ? : 8 700€ en 2009.</p>
<p>Soit beaucoup moins qu’en classe prépa (13 000€). Très sensiblement moins que la moyenne de l’enseignement supérieur dans son ensemble. Et moins que par étudiant à l’université.</p>
<p>Comment aboutit-on à ce montant de 8 700 € ? En comptant tout : la subvention annuelle de fonctionnement, les subventions d&#8217;investissement, les salaires des universitaires et les salaires des chercheurs du CNRS.</p>
<p>La différence avec les CPGE est d’autant plus grande que celles-ci ne font pas de recherche et ne disposent pas de bibliothèque comparable à celle de Sciences Po.</p>
<p>Mais le plus intéressant est évidemment que, à très juste titre, le ministère de l’enseignement supérieur aide aujourd’hui plus, en moyenne par étudiant, les étudiants des universités que les étudiants de Sciences Po.</p>
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		<title>Sciences po lance son école de droit</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2009/10/01/sciences-po-lance-son-ecole-de-droit/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 08:10:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Ecole de Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

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		<description><![CDATA[Camille Stromboni
30.09.09
L&#8217;article ici. 
L’Institut de la Rue Saint-Guillaume lance officiellement son école de droit qui compte 280 élèves. Richard Descoings, directeur de Sciences po, accompagné de l’avocat Jean-Michel Darrois, qui a présidé une commission sur le sujet, et du directeur de l’école de droit, le professeur Christophe Jamin, ont présenté lors d’une conférence de presse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Camille Stromboni</p>
<p>30.09.09</p>
<p><a href="http://www.educpros.fr/detail-article/h/055c9eebb8/a/sciences-po-lance-son-ecole-de-droit.html">L&#8217;article ici. </a></p>
<blockquote><p>L’Institut de la Rue Saint-Guillaume lance officiellement son école de droit qui compte 280 élèves. <a href="http://www.educpros.fr/recherche-de-personnalites/fiche-personnalite/h/85a82b673d/personalite/richard-descoings.html" target="_blank">Richard Descoings</a>, directeur de Sciences po, accompagné de l’avocat Jean-Michel Darrois, qui a présidé une commission sur le sujet, et du directeur de l’école de droit, le professeur <a href="http://www.regulation.sciences-po.fr/fr/membres/ChristopheJamin.pdf" target="_blank">Christophe Jamin</a>, ont présenté lors d’une conférence de presse les contours de cette nouvelle école, qui vient s’ajouter à celles de journalisme et de communication.</p>
<h4 style="font-weight: bold;">Une formation plus lisible de l&#8217;étranger</h4>
<p>Sciences po poursuit ainsi la transformation de ses masters &#8211; cette fois-ci ceux de « <a href="http://www.sciences-po.fr/formation/master_scpo/mentions/carrieres_juridiques/index.htmhttp://www.sciences-po.fr/formation/master_scpo/mentions/carrieres_juridiques/index.htm" target="_blank">Carrières judiciaires et juridiques</a> » et de « <a href="http://www.sciences-po.fr/formation/master_scpo/mentions/droit_economique/index.htm" target="_blank">Droit économique </a>» &#8211; en école, arguant d&#8217;un souci de visibilité et d’efficacité.</p>
<p>« Nous sommes infiniment plus visibles à l’étranger », note Richard Descoings. Une image claire constitue également un point primordial auprès des recruteurs. « Quand nos étudiants s’adressent aux cabinets d’avocats ou aux entreprises, on leur dit souvent qu’ils ont une double formation qu’il devrait compléter ailleurs », raconte Christophe Jamin, pour qui ces diplômés sont employables immédiatement.</p>
<h4 style="font-weight: bold;">Une structure unique pour le cursus droit</h4>
<p>Côté efficacité, la mise en place d’une « unité fonctionnelle », allant du « recrutement des élèves à l’intégration des diplômés sur le marché du travail » est nécessaire, note Richard Descoings. L’ampleur des moyens humains et matériels consacrés à l’école n’a pas encore été tranchée.</p>
<p>Le recrutement des étudiants de l’école de droit reste quant à lui le même que celui des masters, avec le traditionnel concours. Les deux masters juridiques vont d’ailleurs perdurer au sein de l’école. En effet, eux seuls donnent accès au concours du barreau, selon l’<a href="http://www.educpros.fr/uploads/media/Arrete_Sc_Po_concours_barreau_21_03_2007.pdf" target="_blank">arrêté de 2007</a>.</p>
<h4 style="font-weight: bold;">Une année de stage entre le M1 et le M2</h4>
<p>Que va alors changer cette nouvelle structure concrètement ? Un nouveau programme doctoral accueillera entre cinq et sept étudiants maximum. Au sein même de la formation niveau master, le projet pédagogique a évolué. Outre la mutualisation croissante des cours entre les deux formations, l’interactivité avec le professeur est placée au cœur de l’enseignement, avec des groupes qui ne dépasseront pas 10 à 20 étudiants pour l’année de M2.</p>
<p>Grande nouveauté : une année de césure sera désormais possible à la fin du M1, avec deux stages de longue durée (4 à 6 mois) en cabinet d’avocats et en entreprise. « Il existe une réelle demande des étudiants », note Richard Descoings. Cette période de stages n’est pas obligatoire, certains par exemple préfèreront préparer l’ENM (Ecole nationale de la magistrature) de manière intensive.</p>
<p><span style="font-weight: bold;">Une concurrence accrue avec les grandes universités juridiques ?</span></p>
<p>L’école de droit de la Rue Saint-Guillaume risque-t-elle de relancer la polémique avec les universités de droit, souvent défavorables à la place grandissante de l’IEP dans la formation des futurs juristes ? Richard Descoings n’en voit pas les raisons. « Je ne pense pas qu’on puisse faire de l’ombre aux grandes universités juridiques. Nous sommes plus petits et sur des niches plus restreintes », a-t-il affirmé, en citant en comparaison Paris 1 et Paris 2.</p></blockquote>
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		<title>Sciences po &#8211; Assas : le match</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2009/10/01/sciences-po-assas-le-match/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 08:10:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sciences po Paris lance officiellement son école de droit ce mercredi 30 septembre 2009. Une véritable déclaration de guerre à l’université de Paris 2 – Assas. A la tête de ces deux établissements parisiens d’enseignement supérieur, deux fortes personnalités s&#8217;opposent : Richard Descoings, pour Sciences po, Louis Vogel, pour Assas. Le match s’annonce serré.
Assas et Sciences po [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sciences po Paris lance officiellement son école de droit ce mercredi 30 septembre 2009. Une véritable déclaration de guerre à l’université de Paris 2 – Assas. A la tête de ces deux établissements parisiens d’enseignement supérieur, deux fortes personnalités s&#8217;opposent : Richard Descoings, pour Sciences po, Louis Vogel, pour Assas. Le match s’annonce serré.</strong></p>
<p>Assas et Sciences po sont confrontés aux mêmes défis, de la chasse aux mètres carrés dans Paris à la formation de leur réseau d’anciens, en passant par le lancement de campagnes de levées de fonds auprès d’entreprises et de mécènes. Quels sont les atouts de ces deux institutions d’enseignement supérieur ? Hommes, stratégie, réseaux, marque, international : Educpros a mené l’enquête. <a href="http://www.educpros.fr/dossiers/sciences-po-versus-assas-la-competition-ne-fait-que-commencer.html" target="_blank">Sciences po &#8211; Assas : le match, un dossier</a> de Sarah Piovezan.</p>
<p><a href="http://www.educpros.fr/detail-article/h/2ad7a684b1/a/sciences-po-assas-le-match.html">Retrouvez l&#8217;article sur le site d&#8217;EducPros ici. </a></p>
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		<title>Et à Sciences Po, où en est la mixité sociale ? (2ème partie)</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2009/09/23/et-a-sciences-po-ou-en-est-la-mixite-sociale-2eme-partie/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 17:27:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences Po]]></category>
		<category><![CDATA[démocratisation]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour répondre aux commentaires (@Philippe) suscités par mes deux précédents  articles, voici l’évolution à Sciences Po du nombre de boursiers par échelon de  bourses.

Premièrement, on voit parfaitement que l’augmentation la plus sensible est celle des  boursiers  échelon 5 et 6, c&#8217;est à dire les étudiants qui ont le moins d&#8217;argent. Ils représentent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour répondre aux commentaires (@Philippe) suscités par mes deux précédents  articles, voici l’évolution à Sciences Po du nombre de boursiers par échelon de  bourses.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-402 aligncenter" title="Graphboursierparechelon" src="http://www.richard-descoings.net/wp-content/uploads/2009/09/Graphboursierparechelon.jpg" alt="Graphboursierparechelon" width="407" height="264" /></p>
<p>Premièrement, on voit parfaitement que l’augmentation la plus sensible est celle des  boursiers  échelon 5 et 6, c&#8217;est à dire les étudiants qui ont le moins d&#8217;argent. Ils représentent près de la moitié des boursiers de Sciences Po. Une preuve que la récente augmentation du nombre de boursiers ″échelon 0″ en France n&#8217;est pas à l&#8217;origine de l&#8217;augmentation du nombre de boursiers à Sciences Po.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-401 aligncenter" title="Tableauboursierparechelon" src="http://www.richard-descoings.net/wp-content/uploads/2009/09/Tableauboursierparechelon.jpg" alt="Tableauboursierparechelon" width="478" height="201" /></p>
<p>Deuxièmement, on ne peut pas comparer le nombre de boursiers dans les CPGE, qui préparent à l&#8217;entrée d&#8217;une école,  et le nombre de boursiers à Sciences Po. Comparons alors si vous le souhaitez le nombre de boursiers à Sciences Po et le nombre de boursiers admis dans les Grandes Ecoles…</p>
<p>Si d’autres établissements rendent public ce genre de  statistiques, vous pouvez me les communiquer, par mail ou sur ce blog.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Démocratisation de l’enseignement supérieur : un espoir ?</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2009/09/22/democratisation-de-l%e2%80%99enseignement-superieur-un-espoir-2/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 09:06:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
		<category><![CDATA[démocratisation]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
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		<description><![CDATA[Les universitaires, je les comprends, s’irritent parfois de ce que le débat sur la démocratisation de l’enseignement supérieur soit focalisé sur la fermeture sociale des grandes écoles – ou plutôt de la trentaine des écoles qui mènent vers les responsabilités principales dans les entreprises et les administrations publiques.
Mais si tel est le cas c’est bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les universitaires, je les comprends, s’irritent parfois de ce que le débat sur la démocratisation de l’enseignement supérieur soit focalisé sur la fermeture sociale des grandes écoles – ou plutôt de la trentaine des écoles qui mènent vers les responsabilités principales dans les entreprises et les administrations publiques.</p>
<p>Mais si tel est le cas c’est bien parce que, dans le système français, vous avez cent fois plus de chances de réussir un cursus honorum professionnel si vous êtes un Ancien d’une grande école que si vous êtes titulaire d’un master ou d’un doctorat de l’université.</p>
<p>Les exceptions existent : la médecine et les professions de santé ; le droit, en partie ; le professorat et la recherche ; la théologie. Ce sont les « héritières » des anciennes facultés françaises.</p>
<p>Depuis 10 ans que je combats pour que les grandes écoles retrouvent un semblant de responsabilité sociale et ne camouflent pas la préservation des intérêts des groupes sociaux les plus influents derrière l’habile stratagème de la « méritocratie républicaine », je me prends à espérer.<img title="Lire la suite…" src="http://www.richard-descoings.net/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" alt="" /></p>
<p><span id="more-396"></span>Nicolas Sarkozy, lors de son <a href="http://www.elysee.fr/download/?mode=press&amp;filename=17.12_Ecole_Polytechnique.pdf"><strong>discours sur l’égalité des chances</strong></a> à l’Ecole Polytechnique le 17 décembre 2008, avait prononcé un formidable « exposé des motifs » sur la nécessité urgentissime de restaurer de la mixité sociale au sein des élites professionnelles. Beaucoup avaient été déçus, dont lui j’en suis sûr, de n’aboutir qu’à un renforcement de la méthode traditionnelle : l’allocation de bourses plus nombreuses et la fixation d’un quota de boursiers dans les classes préparatoires aux grandes écoles : 30 %.</p>
<p>Je m’étais consolé de l’arbitrage qu’il avait dû rendre alors en estimant qu’il s’agissait d’un « dernier avertissement sans frais ». Maniaques du concours comme seule méthode de sélection « juste » et « efficace » de leurs futurs élèves, les tenants des grandes écoles « classiques » l’avaient emporté et, une fois encore, avaient protégé leur sacro-saint concours – et les mécanismes de reproduction sociale qu’ils garantissent.</p>
<p>Valérie Pécresse  s’était engagée à ce que les CPGE comptent 25 % de boursier à la rentrée 2009 et 30% en 2010. La ministre a réussi plus vite que prévu : dès cette année, plus de 13 000 boursiers sont attendus en première année de classe préparatoire aux grandes écoles. Ce nombre représente plus de 30% des effectifs contre 23% l’année dernière, selon <a href="http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid48776/classes-preparatoires-30-de-boursiers-des-la-rentree-2009.html"><strong>un communiqué </strong></a> daté du 2 septembre. « L’ouverture sociale des classes préparatoires va faire cette année un bond en avant inédit ».</p>
<p>L’objectif est solide : il ne s’agit pas d’avoir 30 % en moyenne sur la France : il serait alors facile de regrouper les boursiers dans les prépas qui « n’envoient » que rarement leurs élèves dans les écoles et de « préserver » les « grands » lycées de cette mesure. C’est tout le contraire : Valérie Pécresse va convoquer une trentaine de proviseurs de lycées qui n’ouvrent pas suffisamment leurs portes aux élèves boursiers afin d’analyser « tous les freins qui les ont empêché d’atteindre ces objectifs » et d’y remédier. Il serait amusant d’en avoir la liste, de ces lycées qui rencontrent de telles difficultés …</p>
<p>Pourquoi y a-t-il un espoir naissant dans ce nouvel état de fait ? De deux choses, l’une :</p>
<ol>
<li>soit d’ici quelques années on retrouve dans les grandes écoles la même proportion de boursiers que dans les classes qui y préparent … les écoles démontreront alors que leur sélection est pure de tout biais social ; il faudra juste examiner très précisément les catégories de boursiers concernées : ce ne sont pas les mêmes familles qui ont des enfants boursiers à l’échelon 0 et des enfants boursiers à l’échelon 5 …</li>
<li>soit les boursiers réussissent significativement moins bien que les autres … et alors les écoles seront face à un dilemme : reconnaître que leur sélection est socialement biaisée … ou prétendre que les élèves les plus intelligents et les plus travailleurs appartiennent aux classes les plus favorisées.</li>
</ol>
<p>Certains ont tout de suite vu l’atroce danger ! Dans <a href="http://www.societedesagreges.net/communiques_de_presse.htm#prepa_20090904"><strong>son communiqué du 4 septembre</strong></a>, la Société des Agrégés a exprimé son  opposition à cette mesure. Outre la non prise en compte des spécificités de chaque établissement, elle craint que la politique des quotas ne prime sur les compétences et le mérite des élèves, « ce qui les conduira inéluctablement à l&#8217;échec ». En somme, ne prenons pas le risque de permettre aux « pauvres » de se présenter aux concours, ils risqueraient d’être déçus … !</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>&#171;&#160;Les facs font la chasse à l’homophobie&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2009/09/21/les-facs-font-la-chasse-a-l%e2%80%99homophobie/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Sep 2009 13:39:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les médias]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement supérieur]]></category>
		<category><![CDATA[MESR]]></category>

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		<description><![CDATA[
Jila Varoquier &#124;  																20.09.2009, 07h00
Les facs font la chasse à l’homophobie
Une campagne de lutte contre l’homophobie démarre dans toutes les universités. Preuve que les étudiants ne sont pas à l’abri de préjugés à l’égard des homosexuels.
Un jeune homme souriant en chemise à carreaux. Accolé à lui, « Une phrase compliquée mais moins que sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-medium wp-image-379 alignleft" title="Campagne-MESR-sept09" src="http://www.richard-descoings.net/wp-content/uploads/2009/09/Campagne-MESR-sept09-214x300.jpg" alt="Campagne-MESR-sept09" width="214" height="300" /><img class="size-medium wp-image-380 alignright" title="Campagne-MESR-sept09-02" src="http://www.richard-descoings.net/wp-content/uploads/2009/09/Campagne-MESR-sept09-02-214x300.jpg" alt="Campagne-MESR-sept09-02" width="214" height="300" /></p>
<p><a href="http://www.leparisien.fr/societe/les-facs-font-la-chasse-a-l-homophobie-20-09-2009-645201.php"><span>Jila Varoquier</span> |  																20.09.2009, 07h00</a></p>
<blockquote><p>Les facs font la chasse à l’homophobie</p>
<p>Une campagne de lutte contre l’homophobie démarre dans toutes les universités. Preuve que les étudiants ne sont pas à l’abri de préjugés à l’égard des homosexuels.</p>
<p><span id="more-378"></span>Un jeune homme souriant en chemise à carreaux. Accolé à lui, « Une phrase compliquée mais moins que sa vie d’étudiant homosexuel ». C’est le slogan que pourra retrouver l’ensemble des étudiants de <a class="invisible" href="http://actualites.leparisien.fr/france.html">France</a> sur les murs de leurs universités. Fruit d’un travail de plusieurs mois entre les associations et <a class="invisible" href="http://actualites.leparisien.fr/valerie+pecresse.html">Valérie Pécresse</a>, cette campagne de lutte contre l’homophobie lancée au mois de juin dernier devrait se prolonger dès les premières prérentrées universitaires de la semaine prochaine. <!-- durée : 0.001478910446167 sec --><br />
Au <a class="invisible" href="http://actualites.leparisien.fr/total.html">total</a>, 40 000 affiches ont été envoyées dans les points de passage (restaurants et résidences universitaires, Crous, rectorats, facultés). Dès le début du mois d’octobre, l’achat d’espaces publicitaires, notamment à la RATP, devrait renforcer la campagne.<br />
« C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de retard. Les affiches sont arrivées un peu tard, en fin d’année, du fait des mouvements de contestation, avoue Alban Fontenas, chargé des questions de discriminations à l’Unef, syndicat étudiant majoritaire. Mais c’est déjà une première avancée pour faire tomber un tabou. »<br />
Car même si on la dit latente et discrète, les associations le rappellent, l’homophobie persiste dans les universités. Certaines d’entre elles racontent l’arrachage systématique de leurs tracts dans certains campus ou la disparition par paquets de leurs magazines associatifs. D’autres évoquent des problèmes de postes pour les thésards, des difficultés d’obtention d’allocations d’études. L’année dernière, SOS Homophobie a même dû intervenir auprès d’un étudiant en droit victime de harcèlement pour lui permettre de passer les examens en septembre.</p>
<p><em><strong>«Tout est plus compliqué quand on est un étudiant gay » </strong></em></p>
<p>« Il y a moins de violences physiques, explique Elisabeth Ponzier, de l’association HBO (Homo et bis d’Orsay) du campus de Paris-XI. En revanche, l’homophobie se traduit par des insultes, des boutades, qui même si elles ne sont pas méchantes blessent et provoquent un sentiment d’exclusion. » « On rencontre aussi beaucoup de harcèlement et de pressions morales. Quelle que soit leur nature, ces gestes créent un mal-être chez les jeunes », ajoute Jacques Lizé de SOS Homophobie.<br />
Une enquête réalisée par la Mutuelle nationale des étudiants révèle qu’en 2005 plus de 82 % des étudiants masculins attirés par d’autres hommes souffrent de déprimes. Ils sont moins de 68 % chez les hétérosexuels, et 8 % des jeunes gays avouent avoir fait une tentative de suicide, contre 2.6 % chez les seconds. Cette campagne d’affichage est donc une satisfaction. « Elle fait prendre conscience que finalement tout est plus compliqué quand on est un étudiant gay, explique Philippe Castel, porte-parole de l’inter LGBT. Mais notre objectif n’est qu’à demi atteint. C’est la ministre qui a choisi les visuels et le message. Nous aurions préféré une phrase moins compliquée, qui parle d’homosexualité en termes de normalité et non plus comme une différence. Finalement, l’hétérosexualité n’est pas normale, simplement majoritaire. »</p></blockquote>
<p><a href="http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid28456/une-campagne-de-lutte-contre-l-homophobie-dans-les-universites.html">Le communiqué du Ministère ici. </a></p>
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<div class="communique"><a href="http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/2009/57/4/visuels_campagne_lutte_homophobie_61574.pdf">Les affiches là. </a></div>
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<h2 class="tit">Les facs font la chasse à l’homophobie</h2>
<h3 class="chapo">Une campagne de lutte contre l’homophobie démarre dans toutes les universités. Preuve que les étudiants ne sont pas à l’abri de préjugés à l’égard des homosexuels.</h3>
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