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	<title>Richard Descoings &#187; quotas</title>
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	<description>Le blog de Richard Descoings</description>
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		<title>Des quotas pour établir l&#8217;égalité</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 18:47:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette chronique a aussi été publiée dans Challenges.
La Constitution de la Ve République encourage le législateur à créer des quotas pour favoriser le rétablissement de l&#8217;égalité effective&#8230; entre les femmes et les hommes. L&#8217;Assemblée nationale et le Sénat, réunis en congrès, ont inscrit dans l&#8217;article premier de notre loi fondamentale en 1999, puis en 2008 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.challenges.fr/magazine/international/0199.28686/">Cette chronique a aussi été publiée dans Challenges.</a></p>
<p>La Constitution de la V<sup>e</sup> République encourage le législateur à créer des quotas pour favoriser le rétablissement de l&#8217;égalité effective&#8230; entre les femmes et les hommes. L&#8217;Assemblée nationale et le Sénat, réunis en congrès, ont inscrit dans l&#8217;article premier de notre loi fondamentale en 1999, puis en 2008 : <em>« La loi favorise l&#8217;égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives »,</em> puis en 2007  : <em>« ainsi qu&#8217;aux responsabilités professionnelles et sociales »</em>. Il s&#8217;agissait, en 1999, d&#8217;une majorité de gauche ; en 2008, d&#8217;une majorité de droite. Une proposition de loi émanant de l&#8217;UMP vient d&#8217;être adoptée par l&#8217;Assemblée nationale pour faire une place aux femmes dans les conseils d&#8217;administration des entreprises cotées.</p>
<p>Peut-on imaginer mesure politique et juridique plus forte ? Peut-on oublier que, pour en arriver là, il a fallu des décennies de lutte des femmes ? Que <em>L &#8216;Express</em> a dû publier il y a près de quinze ans un Manifeste des dix réclamant <em>« une pratique renouvelée du pouvoir et de la démocratie soutenue par une volonté et une pression politiques sans faille. L&#8217;objectif est d&#8217;arriver, par étapes, à la parité »</em> ? Suivaient six mesures, dont la dernière est sans équivoque  : <em>« Et s&#8217;il faut modifier la Constitution pour introduire des discriminations positives, nous y sommes favorables. »</em> Qui étaient ces dangereuses pasionarias attaquant l&#8217;ordre républicain &#8211; dont on nous dit qu&#8217;il s&#8217;oppose radicalement aux quotas ? Michèle Barzach, Frédérique Bredin, Edith Cresson, Monique Pelletier, Yvette Roudy, Catherine Tasca, Simone Veil&#8230;</p>
<p>En juin 2000, le Parlement instaura un quota de 50 % de femmes pour les élections politiques avec scrutin de liste (Parlement européen, conseils municipaux, conseils régionaux), à l&#8217;unanimité des groupes politiques. Le titre de ce texte est explicite : <em>« Loi tendant à favoriser l&#8217;égal accès des femmes et des hommes&#8230; »</em> Oui, le corpus légal français donne un fondement juridique à la volonté déterminée de construire les instruments qui permettent d&#8217;établir ou de rétablir de l&#8217;égalité. A vrai dire, le législateur n&#8217;avait pas attendu pour intervenir dans un autre domaine : c&#8217;est une loi de&#8230; 1987 qui instaure un quota de 6 % de travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés.</p>
<p>A chaque tentative pour faire progresser notre société vers moins d&#8217;inégalités, les mêmes arguments sont utilisés. Le premier consiste à affirmer sans rire que les quotas font baisser le niveau : il n&#8217;y aura jamais assez de gens « capables » pour que l&#8217;ouverture visée puisse s&#8217;accompagner du maintien de ce fameux niveau. Ainsi, l&#8217;instauration de quotas de femmes aurait dû faire baisser le niveau du Parlement européen comme celui de la gestion des villes et des régions en France&#8230; C&#8217;est certainement pour une question de niveau qu&#8217;une bonne partie des internats des lycées préparant aux grandes écoles d&#8217;ingénieurs n&#8217;acceptent pas de jeunes filles.</p>
<p>Le second argument est merveilleusement pervers : les quotas sont « humiliants » pour les personnes qu&#8217;ils concernent ! Si, si, il vaut mieux être discriminé, évincé, écarté, exclu de l&#8217;accès aux postes à responsabilité en politique, dans les entreprises, dans les administrations publiques&#8230; et dans les grandes écoles qu&#8217;être aidé par l&#8217;intervention de l&#8217;Etat. Laissons faire le mouvement naturel&#8230; il creuse l&#8217;inégalité dans le silence de ses victimes.</p>
<p>En réalité, le quota est la mesure qui doit intervenir en dernier recours, lorsque les acteurs de la discrimination concernée ont apporté la preuve réitérée et massive de leur refus obstiné de rétablir l&#8217;égalité par d&#8217;autres moyens. Le quota est un instrument, pas une fi n. Mon espoir est que son usage soit provisoire : le temps, nécessairement long mais cependant limité, que les conditions structurelles dans lesquelles évolue un groupe social assure de façon effective une véritable égalité des chances. Le retour à la non-intervention de l&#8217;Etat est conditionné par la démonstration que les objectifs recherchés sont atteints.</p>
<p>Le quota est aussi un instrument qui peut et doit être évité si la seule menace de son emploi fait bouger les lignes. La Conférence des grandes écoles est pour la diversification sociale du recrutement des élèves, mais contre les quotas &#8211; parce qu&#8217;elle prétend appliquer avec succès et depuis longtemps déjà d&#8217;autres méthodes ? Chiche ! Que le gouvernement désigne un groupe de chercheurs qui examine l&#8217;évolution entre 2000 et 2015 de la sociologie des dix meilleures écoles d&#8217;ingénieurs et de commerce, des trois ENS et de Sciences-Po, ces institutions qui assurent en France l&#8217;accès aux positions-clés dans les entreprises, les médias et l&#8217;administration. La comparaison sera faite avec des filières universitaires comme le droit et la médecine, et les résultats rendus publics chaque année. Et l&#8217;on pourra enfin débattre, à partir d&#8217;une analyse fine, précise, menée sur le temps long.</p>
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		<title>Vos réactions sur le débat boursiers et Grandes Ecoles</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 19:02:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'enseignement supérieur et la recherche]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous êtes très nombreux à réagir chaque jour sur mon profil Facebook ou sur ce blog sur le débat qui a été lancé par les Grandes Ecoles sur le pourcentage de boursiers.  Pas toujours du même avis, vous avez souvent des échanges fructueux entre vous ou avec moi. Petite sélection des commentaires argumentés qui soutiennent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous êtes très nombreux à réagir chaque jour sur <a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?ref=ts">mon profil Facebook</a> ou sur ce blog sur le débat qui a été lancé par <a href="http://www.richard-descoings.net/2010/01/07/quelle-mouche-a-pique-la-conference-des-grandes-ecoles/">les Grandes Ecoles sur le pourcentage de boursiers</a>.  Pas toujours du même avis, vous avez souvent des échanges fructueux entre vous ou avec moi. Petite sélection des commentaires argumentés qui soutiennent une plus grande ouverture et une plus grande diversité.</p>
<p><strong>Nicolas Vidal-Naquet</strong></p>
<blockquote><p>Les GE sont réservés aux classes qui se disent supérieures&#8230; On le sait tous, combien d&#8217;énarques le sont de pères en fils, combien de polytechniciens également&#8230; Il suffit de voir qui sont les élèves présents en classes prépa. Déjà il y a 30 ans les classes prépa véto, math sup, HEC etc&#8230; étaient l&#8217;apanage des fils et filles de familles privilégiées&#8230; Ainsi cela continue aujourd&#8217;hui!<br />
L&#8217;adage persiste: &laquo;&nbsp;mieux vaut être riche et en bonne santé&nbsp;&raquo;&#8230; pour rentrer en prépa et dans les GE!</p></blockquote>
<p><strong><a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?v=feed&amp;story_fbid=234573319222" target="_blank">Marie Donzel</a></strong></p>
<blockquote><p>c&#8217;est sûr qu&#8217;eu égard à ce qu&#8217;on apprend en école de commerce, la notion de &laquo;&nbsp;niveau&nbsp;&raquo; telle que l&#8217;ESSEC la conçoit laisse a minima songeur&#8230; Baisse du &laquo;&nbsp;niveau&nbsp;&raquo; social ou baisse du &laquo;&nbsp;niveau&nbsp;&raquo; intellectuel, that is the question? Ai récemment rencontré quelque diplômé de cet humble école de management qui n&#8217;avait que vaguement entendu parler d&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_Morin">Edgar Morin</a> et ignorait tout de l&#8217;orthographe du nom de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tzvetan_Todorov">Todorov</a>. J&#8217;aurais peut-être du lui conseiller de demander le remboursement de son coûteux diplôme avec des dommages et intérêts!</p></blockquote>
<p><strong><a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?v=feed&amp;story_fbid=234573319222" target="_blank">Marie Donzel</a></strong></p>
<blockquote><p>Le rôle (le projet) d&#8217;une école serait donc uniquement de sélectionner ceux qui savent déjà? Ceux qui savent déjà les contenus et ceux qui savent déjà les usages? Ceux qui maîtrisent déjà le code? Ceux qui déjà riches de ces savoirs sortiront de l&#8217;école encore plus riches de leur habileté à en tirer le meilleur parti au profit d&#8217;eux-mêmes et de ceux qui leur ressemblent?<br />
Une école n&#8217;est peut-être pas un ministère des affaires sociales, mais une école n&#8217;est certainement pas non plus une machine à conforter et à légitimer les nantis dans leurs privilèges.</p></blockquote>
<p><strong><a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?v=feed&amp;story_fbid=234573319222">Nabil Dit LeBoulanger</a></strong></p>
<blockquote><p>Triste d&#8217;apprendre qu&#8217;étant boursier je représente un frein pour le niveau d&#8217;une école comme l&#8217;ESSEC. Ou dois je dire triste d&#8217;apprendre qu&#8217;étant Banlieusard, je risquerais de faire tâche sur la renommé d&#8217;un école comme l&#8217;ESSEC (sans vouloir faire de vilaine allusion à mon éventuel couleur de peau bien entendu <img src='http://www.richard-descoings.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  ) Pour rien au monde je ne voudrais avoir ça sur la conscience,il s&#8217;agirait là d&#8217;un fardeau trop lourd à porter pour ma conscience d&#8217;ignare de Banlieue&#8230;</p>
<p>Mais&#8230; si l&#8217;on en croit ce que nous dit Marie Donzel, je suis davantage en proie à l&#8217;ignorance à l&#8217;intérieur des murs de cet établissement, qu&#8217;à l&#8217;extérieur. sniff je n&#8217;intégrerai jamais l&#8217;ESSEC je suis fauché, donc j&#8217;ai une chance d&#8217;apprendre à connaitre ce bon vieux Todorov. Quant à E.Morin ?! Je suis déjà capable d&#8217;écrire quelques lignes à son sujet. Merci l&#8217;école gratuite et ses cours de philo passionnants <img src='http://www.richard-descoings.net/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p></blockquote>
<p><strong><a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?v=feed&amp;story_fbid=234573319222">Dimitri Lecerf</a></strong></p>
<blockquote><p>J&#8217;aimerais juste faire une remarque (un peu longue, j&#8217;en suis navré): il ne faut quand même pas avoir un QI de 180 pour constater qu&#8217;il y a un problème de mixité sociale dans les grandes écoles, et que dans certaines être issu de la classe moyenne constitue déjà une exception. Je ne pense pas avoir besoin d&#8217;étaler des lignes de chiffres sur la proportion de «gens issus de milieu défavorisé» dans les grandes écoles, mais bon on peut admettre que dans les établissements style HEC par exemple, point de vue mixité sociale on peut mieux faire&#8230;</p>
<p>Admettons qu&#8217;on le justifie par le mérite républicain, par le fait de recruter «les meilleurs». Ce que je trouve le plus grave et le plus révoltant, et qui insulte l&#8217;idée du vrai mérite républicain, c&#8217;est le discours qui sous-tend notamment la position de M. Zemmour. Dire que les pauvres, parce qu&#8217;ils ne maîtrisent pas les mêmes outils que les plus favorisés, ont moins de mérite, c&#8217;est dire à mots couverts que les basses classes ne sont bonnes qu&#8217;à être bêtes, et n&#8217;ont qu&#8217;à faire comme les autres s&#8217;ils veulent accéder aux mêmes positions. Mais avec moins de moyens. Parce qu&#8217;évidemment, si on leur en donne, c&#8217;est aller contre le mérite républicain! Donner des avantages aux gens qui n&#8217;en ont pas, cela va contre la méritocratie!</p>
<p>En outre, selon vous, qui est le meilleur: celui qui a les meilleures notes, ou celui qui a connu le parcours le plus difficile et qui s&#8217;en sort? Parce que c&#8217;est facile d&#8217;être l&#8217;élite quand on sort d&#8217;un bon lycée parisien, qu&#8217;on a fait une prépa d&#8217;été, qu&#8217;on peut aisément payer le concours. Mais celui qui a enduré 10 ans de ZEP, qui a eu des mauvais profs, dans un mauvais lycée, et qui s&#8217;en sort avec une MTB, n&#8217;a-t-il pas autant de mérite? La différence étant que lui n&#8217;a jamais été préparé aux épreuves style concours, et pour cause: à l&#8217;origine, il n&#8217;est pas censé avoir d&#8217;avenir. N&#8217;oublions pas que nous sommes tous entre autres choses le produit de l&#8217;argent qui nous entoure. Donc en terme de mérite, je ne pense pas que les élèves de ZEP soient en dessous de ceux qui passent le concours; en revanche ils n&#8217;ont pas été préparés, on ne leur a pas donné les moyens de se préparer, à une telle sélection.<br />
Je le dis clairement: je ne suis pas de gauche. Mais arrêtons d&#8217;être hypocrites: le mérite républicain n&#8217;existe pas, c&#8217;est au mieux un idéal, au pire une fantaisie pour faire croire aux pauvres qu&#8217;ils sont pauvres par leur faute.</p></blockquote>
<p><strong>Réponse de Marie Charlotte à Dimitri Lecerf</strong></p>
<blockquote><p>Vous avez raison monsieur Lecerf, mais donner plus de moyens aux classes défavorisées veut dire à mon sens leur donner les outils nécessaires afin de se préparer au meme concours que les autres, et non pas les exonérer de ce concours.<br />
Plutot que d&#8217;instaurer une procédure CEP, il aurait fallu créer des classes de prépa spécifiques aux élèves issus de milieux défavorisés, sur 1 an, 2 ans, peu importe, afin de les aider à acquérir le bagage culturel que les classes favorisées acquièrent dans les lycées parisiens, ou simplement au sein de leur famille.<br />
Car leur donner les moyens de réussir le concours comme les autres, c&#8217;est aussi leur assurer une meilleure intégration aux sein des autres étudiants. Une mixité sociale oui, mais pas n&#8217;importe comment.</p></blockquote>
<p><strong>Réponse de Camille Apelbaum à Marie Charlotte</strong></p>
<blockquote><p>@Marie Charlotte : quand on vient d&#8217;un milieu défavorisé, on n&#8217;a pas forcément les moyens de &laquo;&nbsp;perdre&nbsp;&raquo; deux ans à se préparer pour un concours qu&#8217;on n&#8217;est pas sûr d&#8217;avoir, la nécessité de gagner sa vie est incompatible avec l&#8217;idée d&#8217;obtenir un niveau Master en sept ans ! De telles prepas spéciales sont dissuasives, d&#8217;autant qu&#8217;on n&#8217;acquière pas les usages &laquo;&nbsp;dominants&nbsp;&raquo; (façons de parler, d&#8217;écrire, de se tenir, etc.) en passant deux ans dans une classe où tout le monde est d&#8217;origine modeste, mais au contraire en se mélangeant avec les &laquo;&nbsp;élus&nbsp;&raquo; qui ont simplement eu plus de chance à la naissance&#8230; On favorise ainsi non seulement l&#8217;intégration à un milieu plus favorisé (et plus tard une meilleure place dans le domaine pro) mais aussi l&#8217;échange culturel et l&#8217;enrichissement de chacun.</p></blockquote>
<p><strong><a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?v=feed&amp;story_fbid=234573319222">Luba Gueroeva</a></strong></p>
<blockquote><p>Qui a lancé l&#8217;amalgame boursier=débile qui entre que parce qu&#8217;on fait une action sociale pour les défavorisés? Je suis boursière et j&#8217;ai eu le concours, avant de connaitre les résultats j&#8217;ai démarré une BL à Henri IV, l&#8217;ESSEC n&#8217;est vraiment pas sérieux&#8230;</p></blockquote>
<p><strong><a href="http://www.facebook.com/#/richard.descoings?v=feed&amp;story_fbid=234573319222">Luba Gueroeva</a></strong></p>
<blockquote><p>PS pour trancher le débat, on n&#8217;a pas forcément besoin d&#8217;une prépa si on bosse bien sa terminale en gardant l&#8217;esprit un peu au delà des manuels, si les &laquo;&nbsp;riches parisiens&nbsp;&raquo; veulent rattraper leur retard avec une Ipesup, tant mieux. J&#8217;ai perso un ami de ma terminale qui l&#8217;a fait, ça n&#8217;a rien changé, il ne fait pas partie de la promo. Il faut déstresser un peu&#8230;</p></blockquote>
<p><strong>Thami Kabbaj</strong></p>
<blockquote><p>La réaction de la CGE est LAMENTABLE. Cela illustre une fois de plus le conservatisme de nos élites qui n’ont pas encore pris la mesure des enjeux du 21ème siècle. La diversité sociale est une richesse et je suis convaincu que les personnes issues de milieux défavorisés ont une véritable rage de gagner et peuvent contribuer de manière positive dans une économie. Certes, elles n’ont pas les mêmes facilités mais peut-on sincèrement évaluer le talent et le potentiel d’une personne à un très jeune âge ? Personnellement, j’en doute fort.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs l&#8217;une des critiques de Mintzberg sur notre système des grandes écoles. Je parle en connaissance de cause puisque j’ai moi-même été boursier et je connais parfaitement les difficultés de l’étudiant désargenté et sans capital social pour percer dans les études. Les préoccupations sont tout autres : trouver un logement, se nourrir correctement, trouver un stage, etc. Je me suis accroché et j&#8217;ai réalisé un parcours honorable mais j’ai perdu un temps fou, subi de nombreuses humiliations et je me considère comme une erreur statistique. &#8230; See More</p>
<p>Amitiés, courage et mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année&#8230;</p></blockquote>
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		<title>Grandes écoles : la polémique va accélérer les réformes</title>
		<link>http://www.richard-descoings.net/2010/01/08/grandes-ecoles-la-polemique-va-accelerer-les-reformes/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 14:17:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lire l&#8217;intégralité de l&#8217;article dans les Echos
 
Prise pour cible, la Conférence des grandes écoles persiste et signe : elle ne veut pas se voir imposer 30 % de boursiers par école. En revanche, elle réfléchit à une éventuelle réforme des concours. Reste à savoir comment doivent évoluer les épreuves.
Trop élitistes, les grandes écoles ? La controverse n&#8217;a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://www.lesechos.fr/management/former/020301384351-grandes-ecoles---la-polemique-va-accelerer-les-reformes.htm" target="_blank">Lire l&#8217;intégralité de l&#8217;article dans les Echos</a><br />
<strong> </strong></h3>
<blockquote><p><strong>Prise pour cible, la Conférence des grandes écoles persiste et signe : elle ne veut pas se voir imposer 30 % de boursiers par école. En revanche, elle réfléchit à une éventuelle réforme des concours. Reste à savoir comment doivent évoluer les épreuves.</strong></p>
<p>Trop élitistes, les grandes écoles ? La controverse n&#8217;a cessé de croître, ces derniers jours, après la prise de position de la Conférence des grandes écoles (CGE), hostile à l&#8217;instauration d&#8217;un quota de 30 % de boursiers par école (« Les Echos » du 28 décembre 2009). Une position qui leur avait attiré les foudres de la communauté éducative et leur a encore valu hier, dans « Le Monde » une tribune <em>« indignée » </em>d&#8217;Alain Minc et de François Pinault.</p>
<p>L&#8217;objet de cette interminable polémique ? Le refus de la CGE d&#8217;avancer au même rythme que le gouvernement, qui a fait grimper en deux ans le nombre de boursiers en classes préparatoires à 30 % à la rentrée et souhaiterait voir ce seuil se répercuter rapidement - mais sans quota formel -dans les écoles. Or nul ne sait encore comment se fera la répartition de ces boursiers entre les différentes écoles dans deux ans, une fois qu&#8217;ils auront passé les concours. Et les écoles n&#8217;ont guère envie d&#8217;être logées à la même enseigne. De fait, d&#8217;importantes différences demeurent entre elles : les établissements de la CGE comptent en moyenne 23 % de boursiers, mais ils ne sont que 19 % dans les écoles de management (24 % chez les ingénieurs) et moins de 13 % au sein des écoles les plus prestigieuses (HEC, Essec, Polytechnique, Mines…).</p>
<p><a href="http://www.lesechos.fr/management/former/020301384351-grandes-ecoles---la-polemique-va-accelerer-les-reformes.htm">Lire la suite</a></p>
<p><em>Laurent Albert</em></p></blockquote>
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