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	<title>Richard Descoings &#187; zep</title>
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	<description>Le blog de Richard Descoings</description>
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		<title>Pourquoi Sciences Po dérange? &#8211; Le Figaro</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 15:11:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences Po]]></category>
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		<description><![CDATA[Tribune publiée initialement dans le Figaro de ce samedi 6 mars 2010. 
On a beaucoup parlé des élèves de Sciences Po sélectionnés dans les lycées classés en Zone d’éducation prioritaire (ZEP).
Examinons les faits.
Entre 2001 et 2010, le nombre de lycées partenaires est passé de 7 à 74. Quelque 4 000 lycéens ont été candidats. Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lefigaro.fr/editos/2010/03/27/01031-20100327ARTFIG00010-pourquoi-sciences-po-derange-.php" target="_blank">Tribune publiée initialement dans le Figaro de ce samedi 6 mars 2010. </a></p>
<p>On a beaucoup parlé des élèves de Sciences Po sélectionnés dans les lycées classés en Zone d’éducation prioritaire (ZEP).</p>
<p><strong>Examinons les faits.</strong></p>
<p>Entre 2001 et 2010, le nombre de lycées partenaires est passé de 7 à 74. Quelque 4 000 lycéens ont été candidats. Le nombre d’admis a dépassé 600. Ce sont donc près de 75 000 jeunes et leur famille qui sont, chaque année, informés dès la classe de Seconde, par leurs enseignants, des multiples possibilités offertes par l’enseignement supérieur.</p>
<p>Entre 2006 et 2010, 4 promotions ont été successivement diplômées après 5 années d’études. Quels sont leurs résultats? 130 élèves au total avaient été sélectionnés de 2001 à 2004. Y-a-t-il eu des échecs ? Oui, bien sûr, mais très peu : 2 à 3 par an. Et ceux-là ont tout simplement changé d’orientation. Y-a-t-il eu des redoublements ? Oui, mais très peu : là aussi 3 ou 4 par an. Plus de 90% d’entre eux ont réussi à Sciences Po et ont gagné le droit de choisir leur avenir, soit en entrant directement dans la vie professionnelle, soit en poursuivant leurs études.</p>
<p>Sur 116 étudiants, 18 ont choisi de faire des stages complémentaires avant le diplôme pour enrichir leur formation et aiguiser leur choix d’orientation. Sur les 98 diplômés, 90 ont répondu à l’enquête. Sur ces 90, 13 ont choisi de prolonger leurs études au-delà du diplôme et sont en doctorat ou préparent un concours, à Sciences Po, à la Bocconi, à Dauphine ou à la Sorbonne. 77 ont préféré travailler dès leur diplôme en poche. Parmi eux, et en dépit de la crise actuelle, 73 sont en activité.</p>
<p>Le talent de ces diplômés a été reconnu. Par les recruteurs d’abord. Aussi divers que des entreprises comme L’Oréal, GDF-Suez, PriceWaterhousesCoopers, M6, BNP Paribas, HSBC ou des institutions comme le Parlement français ou la Commission européenne… Par des jurys de concours ensuite, à la Banque de France ou à la Préfecture de Paris. Par les électeurs enfin. Depuis 2008, 5 d’entre eux, sont adjoints au maire dans leur commune.</p>
<p>Après avoir pendant cinq ans participé aux mêmes cours que les autres, travaillé dur les mêmes examens, ces diplômés d’origine modeste ont gagné un droit à l’indifférence. L’action de Sciences Po montre qu’avec de la volonté on peut éviter les quotas, arme ultime pour faire progresser l’égalité des chances mise en oeuvre par notre Constitution en faveur des femmes. Un volontarisme qui renoue avec la mission éducative de la Troisième République et qui consiste à faire confiance aux équipes enseignantes des lycées pour pré-sélectionner des élèves sur le fondement de leurs talents et de leur réussite scolaire. Qui peut avoir oublié -ou avoir intérêt à oublier- que nos instituteurs des IIIème et IVème Républiques, ceux qui avaient repéré un Péguy ou un Camus, proposaient pour des bourses de l’enseignement secondaire ceux qu’ils avaient discernés, sur la même base de leur mérite et de leurs talents ? Oubliée, l’ascension sociale par ses études d’un Georges Pompidou, petit-fils de paysans du Cantal et fils d’instituteurs.</p>
<p>D’où viennent-ils ces jeunes ? Ils sont issus de toutes les périphéries, des grandes villes comme Paris ou Lyon mais aussi des campagnes isolées de l’ouest guyanais comme du centre de la métropole ; ils ont grandi là où l’on ferme les usines, en Normandie, dans le Nord, là où l’on a fermé les dernières mines, en Moselle. Des territoires où le taux de chômage dépasse 30%, 40% parfois dans certains quartiers.</p>
<p>Des jeunes qui appartiennent aux classes populaires et qui réussissent…Est-ce un scandale, un hasard, un artifice ? Selon les années, entre 50 % et 70 % d’entre eux sont boursiers de l’Etat. Ils sont presque tous enfants d’employés, d’ouvriers, de chômeurs… Ils sont ou seront diplômés grâce à leur travail et à leur mérite. Ils ont ou auront un emploi grâce à leur talent.</p>
<p>N’y a-t-il pas lieu de se réjouir quand on peut démontrer qu’avec une forte mobilisation des équipes enseignantes, la foi dans la jeunesse de notre pays, dans toutes ses jeunesses, on peut inverser la tendance à l’accroissement des inégalités ? Oui, les études et le travail peuvent mener à la réussite, même lorsqu’on naît sur un territoire frappé par la crise. Oui, il est essentiel de redonner un espoir ancré dans le réel aux enfants que la naissance n’a pas favorisés. Oui, le refus d’un pseudo fatalisme mérite d’être développé dans l’enseignement supérieur. Les équipes de Sciences Po sont disposées à réfléchir sur l’application dans d’autres établissements de ce qu’elles ont développé avec les équipes des lycées. C’est la contribution de Sciences Po à une certaine idée de la République.</p>
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		<title>Ces ZEP qui profitent de l&#8217;effet Sciences-Po &#8211; TF1 News</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Feb 2010 10:24:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Richard Descoings</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences Po]]></category>
		<category><![CDATA[tf1 news]]></category>
		<category><![CDATA[zep]]></category>

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		<description><![CDATA[Lire l&#8217;intégralité de l&#8217;article sur TF1 News
Depuis que l&#8217;Institut d&#8217;études politiques a signé des conventions avec les établissements de Zone d&#8217;éducation prioritaire, leur image s&#8217;est améliorée du jour au lendemain. On n&#8217;évite plus ces lycées. Mieux, on les courtise. 
Au lendemain des émeutes de banlieue, Dominique de Villepin reçoit à Matignon un groupe de jeunes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="http://lci.tf1.fr/france/societe/ces-zep-qui-profitent-de-l-effet-sciences-po-5663551.html">Lire l&#8217;intégralité de l&#8217;article sur TF1 News</a></h3>
<p><strong>Depuis que l&#8217;Institut d&#8217;études politiques a signé des conventions avec les établissements de Zone d&#8217;éducation prioritaire, leur image s&#8217;est améliorée du jour au lendemain. On n&#8217;évite plus ces lycées. Mieux, on les courtise. </strong></p>
<p>Au lendemain des émeutes de banlieue, Dominique de Villepin reçoit à Matignon un groupe de jeunes des quartiers sensibles. Parmi eux, un habitant de Bondy, Anyss Arbib qui lance au Premier ministre : &laquo;&nbsp;Comme vous, je veux faire Sciences-Po et l&#8217;ENA&nbsp;&raquo;. Quatre ans plus tard, les rôles sont inversés, l&#8217;ancien lycéen pleins d&#8217;ambitions est l&#8217;hôte et Dominique de Villepin l&#8217;invité, quand  ce dernier  se rend à Bondy pour une opération de charme dans le 9-3. Et comme il en a fait le souhait, Anyss Arbib, membre du club Villepin, suit les pas scolaires de son mentor : il est à  Sciences-Po Paris.</p>
<p>Comme tous les étudiants de cette vénérable institution, il revient d&#8217;un stage d&#8217;un an à l&#8217;étranger, dans une grande entreprise au Maroc, son pays d&#8217;origine. S&#8217;il a pu suivre ce brillant parcours c&#8217;est grâce à la convention ZEP (Zone d&#8217;éducation prioritaire), passée entre l&#8217;Institut d&#8217;Etudes Politiques et le lycée où il étudiait à Bondy.</p>
<p><strong>Des lycées qu&#8217;on fuyait </strong></p>
<p>Avant que Sciences-Po n&#8217;y pose sa &laquo;&nbsp;griffe&nbsp;&raquo;, Jean-Renoir, c&#8217;était le lycée que les élèves évitaient quand ils avaient de l&#8217;ambition ou des parents qui en avaient pour eux. On lui préférait les établissements plus en vus des communes voisines, quitte à faire quelques kilomètres de plus. Les écoles privées du Raincy (surnommé la Neuilly du 9-3), celles dotées d&#8217;une classe prépa, ou le lycée technique Gustave Eiffel de Gagny, réputé pour l&#8217;excellence de sa cantine et son mur d&#8217;escalade, étaient courtisés par nombre de jeunes bondynois sectorisés sur Jean Renoir.    &nbsp;&raquo;Maintenant je connais des élèves qui pourraient aller ailleurs, mais qui veulent venir absolument à Jean Renoir, juste pour tenter Sciences-Po&nbsp;&raquo;, affirme Anyss Arbib. Il faut dire que la formule initiée par Richard Descoing, directeur de l&#8217;IEP, est très alléchante. Elle permet à des Terminales sérieux et travailleurs, qui ont suivi les heures supplémentaires  de l&#8217;atelier Sciences-Po, d&#8217;entrer en première année sur dossier et sur entretien. Depuis 2001, 660 lycéens ont pu accéder à l&#8217;institut par ce chemin de traverse. Le taux d&#8217;échec des élèves issus de ZEP est très bas, moins de 5%. A la sortie, on retrouve ces prestigieux diplômés dans des postes à responsabilités, partout. A Hong Kong, Washington, Alger et même&#8230; en banlieue. Nombre d&#8217;élèves &laquo;&nbsp;des quartiers&nbsp;&raquo; ont fait campagne, sur des listes de droite comme de gauche, aux dernières élections municipales, accédant parfois à des postes de maire adjoint dans les communes où ils ont grandi.</p>
<p><a href="http://lci.tf1.fr/france/societe/ces-zep-qui-profitent-de-l-effet-sciences-po-5663551.html"><em>Lire la suite</em></a></p>
<p>Idir Hocini</p>
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